Il est question ici de la lettre
duisait — disait-il — d'une façon étrange, puisqu'elle dédiait au roi un ouvrage tout rempli de diffamations contre leur famille !
Aimé Martin avait été un peu loin dans son appréciation de la conduite de Didot Saint-Léger, aussi, malgré son avocat iVr Berrier, le tribunal le condamna-t-il, le 18 mai 1821. Aimé Martin en personne fit tous ses efforts pour prouver le mal fondé des paroles dites par Saint-Léger, et justifier ainsi ce qu'il avait écrit sur ce dernier; il dut même soumettre à ses juges les lettres que nous publions, afin qu'ils apprécient l'amour des deux fiancés et la tendresse des deux époux; mais je crois qu'il ne leur montra point tout. En effet la plupart de ces lettres portent, en marge, des suscriptions au crayon; l'on y voit le mot : bon, qui voulait dire sans doute : passage à lire au tribunal ; en tête de l'une d'elles on lit cette mention, écrite à l'encre : « lettre qui prouve qu'il ne l'a point séduite ^ » ; les phrases trop sentimentales ou trop tendres — celles, par exemple, que nous avons citées en nous demandant si Didot