De Paris; — sans date, mais de septembre ou octobre
sonne ne vous honore et ne vous aime plus que moi. Je m'occupe de votre bonheur. Vous aimez la campagne, mais ne vous y ennuierez-vous point, quand vous y serez seule, surtout dans les premiers temps? quelles seront vos occupations? faites-moi part de vos projets. Je veux voir comment je les ferai * cadrer avec les miens. Parlez -moi avec une entière confiance : vous avez raison, la dissimulation est un vice, surtout à l'égard des personnes que l'on aime. Celle que vous vous reprochez à l'égard de .... prouve l'amour que vous avez pour vos devoirs; mais c'est moi qui en suis la cause; je ne vous y exposerai plus^ Revenons à vos projets champêtres. Ne pourriez-vous pas y joindre l'étude de la botanique? vous avez de la mémoire et vous ne sauriez mieux la meubler qu'en la remplissant de fleurs et d'images agréables ; vous êtes à portée d'étudier le système de Linnœus, en arrangeant une des botaniques coloriées qui sont chez vous. C'est une douce occupation pour l'hiver, et vous vous rendrez utile à votre maman; je peux vous prêter les éléments de cette étude, par Jean-Jacques ^
(rien ne prouve qu'elle soil postérieure à la lellrc n° 9); — pas signée; — sans adresse; — pas oblitérée; — imprimée dans \a. Revue des De lu: Mondes avec le n" 4; avant nous MM. Maury et Meaume avaient publié chacun un passage de cette lettre, — Cette lettre a le n° 30 dans la collection Gélis-Didot. \. Ferais, été oublié et ajouté au-dessus de la ligne.