‹ Amour de têteChapitre 21 sur 41 · LAN EL · texte numérisé non relu

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cas où l'énergie quidéborde, sachant que son expan- : sion est un besoin, admet qu’elle est un droit.

Marcel allait vite ; 1l se ralentit quelques ins-. tants, et avec une souriante indulgence d’abord, il se reprocha d’avoir été presque grossier, comme s’il eût exprimé haut ses sentiments. Mais tout en prononçant le mot de grossièreté, il en arrivait tout juste à se convaincre d’une jolie impertinence. Et cette impertinence, non sans rapports avec son dilettantisme et ses ironies antérieures, restaura en lui l’état d'âme qui avait duré jusqu’à hier. |

Il fit halte sur un trottoir : tiens ! c’en était fini aussi, de cela, puisque, par le fait du refus, la situation devenait tranchée. Il eut un regret. La crainte s’insinua en lui d’être ridicule, dans le monde où il s'était affiché si étourdiment, et où il

devrait, du jour au lendemain, changer d’allures

et se réserver. Aussitôt, et pour cet unique motif, sa résolution fut prise de suivre le conseil donné par Mme Gaïldraud, et qu'il n'avait pas entendu tout à l'heure, mais qu'il se rappelait maintenant avoir entendu : ne tenir compte aucunement de ces idées de petite fille, — quoi de plus hautain en effet et de plus vengeur? — ne point renoncer, attendre et affecter l'indifférence.

. Une fois ce plan de conduite arrêté, Marcel Dehaynin s'avisa que rien n’était perdu pour son dilettantisme, et que les ambiguïtés dont il avait

mords : mais les considérations morales furent totalement impuissantes, comme dans tous les :

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