‹ Amour et foiChapitre 34 sur 55 · PREMIÈRES AMOURS · texte numérisé non relu

PREMIÈRES AMOURS

Que le printemps est beau, que sa jeunesse est douce Quand l'aube fait éclore une première mousse, Quand le premier bouton s'entr'ouvre et devient fleur!... Pourtant il est un charme, une ijrace in^jénue Plus séduisante encor, c'est l'ivresse inconmie. C'est le premier réveil du cœur.

C'est quand la jeune fille, abandonnant Tajeule, Au plus profond des bois court rêver triste et seule; Quand elle va cherchant un secret dans les fleurs; C'est quand, au souvenir d'une image lointaine, Elle marche confuse, et s'arrête incertaine Entre le sourire et les pleurs.

Alors, si rien n'émeut cette vierge naïve, Rien que le bruit charmant d'une onde fugitive. Rien que le vol léger des colombes d'amour; Si cette àme est troublée aux seules harmonies Que fait naître le soir, rumeurs indéfinies. Où vient mourir chaque beau jour,

Oh! c'est l'heure d'aimer; c'est alors que se glisse Un sentiment confus qui se change en délice; Le cœur se berce enfin d'un songe moins amer; Kt s'il parle, et s'il trouve un autre pour l'entendie, Ce n'est plus une amie, il faut un cœur plus tendre Qui comprenne un secret plus cher.

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Et quel bonheur alors ! coriiriient dire les charmes De cet â|]e éphémère où tout plaît jusqu'aux larmes! Oh! pourquoi s'en va-t-ll ?... où cheicher celle tteur, Cette fleur odorante à peine respirée .' Où retrouver surtout la |]race tant pleurcn^ De ce premier réveil du cu'ur?

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