XXX. — An dessns des trois règnes de la natnre , n^néral
règne
Pour que ce règne subsiste, il faut que la loi qui le constitue, ' à savoir la Justice, pénètre les âmes autrement aue comme une simple notion, un rapport, une idée pure ; faut qu'elle existe dans le sujet humain à titre de sentiment, <raffection, de faculté, de fonction, la plus positire de toutes les fonctions et la plus impérieuse.
Sans cette réalisation animique, la Justice se réduisant & une Yue de Tesprit ne commanderait pas à la volonté ; ce fierait une manière hypothétique de concilier les intérêts, dont Pégoîsme pourrait à Toccasion reconnaître l'avantage, mais qui par elle-même ne Tobligerait point, et semblerait même ndicule, dès qu'elle entmnerait pour lui un fiacrilice.
C'est ce que nous avons affirmé dès le commencement de ces Etudes, d'accord avec les partisans de la transcendance, qui tous ont parfaitement compris que la notion du juste et de Tinjuste ne suffit nas par elle-même pour incul-
tuer à Thomme le respect de la loi, mais nous séparant 'eux alors qu'ils prétendent établir ce respect sur la conaidération dMine autorité extérieure et supérieure, Eglise ou Dieu. Tout système juridique établi sur une religion, avons-nous dit, est essentiellement ruineux : ce n*est plus de la Justice, c'est de l'arbitraire, partant de Tiniquite. La Justice a son foyer dans l'âme humaine, ou elle n'existe nulle part: elle est de l'homme, ou elle n est rien.
Et concluant à la fois contre les transcendantalistes, contre les utilitaires et contre les immoraux, nous ayons iivé, tant par le raisonnement que par la pratique ircrselle et par l'histoire, que l'homme, individuel et colkctif, obéit à une puissance de juridiction qui est en lui : que cette puissance possède une énergie et une efficacité sv^ante pour triompher, d'emblée ou à la longue, de tous les entraînements de l'égoïsme ; que le ptrogra de la
prouve universelle