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bien. Quant à moi, je regrette le graveur original, le temps des chauves-souris clouées sur une porte^ .
Bracquemond dit : « Il y a le dessin. Il n'y a pas de couleur dans Tart ; il y a du blanc et du noir. »
A côté de ceux-ci dans ce Salon il y a des gens d'une inutilité piquante. Ils allongent la main sans arriver à saisir. Gens de goût d'un certain goût. Il est des écrivains de cette famille. Sur un mot de saveur archaïque : « Est-ce que cela se dit encore ? » et ils effacent. Sur un mot nouveau peut-être un néologisme : « Est-ce que cela se dit déjà ? » et ils biffent.
Je plains beaucoup les critiques d'art qui ont la visée de plaire. Satisfaire un artiste offre des difficultés sérieuses. Faut-il que je dise d'un statuaire : Il pétrit le marbre de ses mains puissantes ?
Je n'en prends pas l'engagement.
I. « Et moi donc, cher Jean et cher Dolent, croyezvous que je ne le regrette pas, ce temps des chauves-souris clouées à une porte^ où il faisait toujours soif, mais où la fatigue soit du travail, soit du rien faire était inconnue? » « Tout à vous,
« BRACaUEMOND. ))
M. Ferdinand Fabre a écrit tout un livre sur M. Jean-Paul Laurens qui a cette pensée : — Il reste beaucoup à dire. « Vieux lutteur » plaît à quelques artistes depuis longtemps à l'œuvre. A d'autres artistes du même temps, vieux lutteur ne plaît point.
On s'ingénie, je cite un critique d'art : « La timidité de cet artiste l'entoure d'un cercle de Popilius dont il ferait bien de chercher les tangentes. » Du même : « Il y a deux ans que ce peintre s'impose inéluctablement à ma critique. Son talent gagnerait à communier avec des tonalités qui paraissent en dehors de son accoutumance. »
Je ne refuse pas de trouver un tour heureux à ces lignes signées d'un nom renommé : « A la suite d'un accident dont les causes sont restées inexpliquées de tous, sa main droite endolorie refuse d'obéir à son caprice. ))
Et cette très juste et savante remarque : « Chez presque tous s'accentue le besoin de faire sentir autour de chaque objet le rayonnement fluidique de l'ambiance. »
Et enfin pour donner une idée exacte du pou-
voir de la critique d'art, je cite : « Tassaert est de deuxième ordre ; que Ton ne me tourmente pas ou je dis de troisième ^ » Et si ce critique d'art avait été tourmenté, Tassaert eût été de troisième ordre désormais.
Les portraits de M. Paul Dubois sont bons ; on peut les trouver bons et dire : on a déjà fait ça. Henner d'abord. Très bons ; c'est bien inutile.
M. Diogène Maillart expose un grand tableau où son savoir se montre : « J'ai contre moi les gens de l'École surtout, » dit Maillart. Les gens de l'école aussi !
La Charge de cavalerie de M. Aimé Morot me semble être un carrousel.
L'art de M. Eugène Carrière inspire des sympathies vives et fait naître de nombreuses protestations : Le premier voile : — « Ce sont des ombres — ce n'est qu'un souffle. » Voici l'opinion de Dalou : — Je croyais que l'on ne pouvait pas utiliser le costume moderne dans une décoration, c'est ce que l'on avait fait qui me le faisait croire. J'avais tort.