II. On reconnait ici notre Chasselas persillé ou Cioutat
III. N'est-il pas curieux que le Chasselas^ qui porte presque exclusivement le nom de Fendant en Suisse où il est largement cultivé, ait déjà porté le môme nom au XVI* siècle dans le nord de notre province, où d'ailleurs ce nom n'a pas entièrement, disparu ?
IV. On sait aujourd'hui à n'en pas douter, que le Bon Idanc. de Besançon, le Gentil blanc de l'Alsace, sont identiques au Sîivagnin du Jura, fait parfaitement indiqué d'ailleurs par notre auteur Uii^mêrae au sujet du vin d'Arbois. On ne saurait omettre de signaler qu'il ne lui donne pas le synonyme allemand de Traminer qu'on retrouvera plus loin et que J. Bauhin semble réserver au Tramin rouge ou rose. La faculté de conservation de son raisin est caractérisée aujourd'hui par le nom. allemand de Christ- Idndles traube ou raisin de Noël (Pulliat). De même on peut noter que Frankisc/i^ donné par ce dernier auteur, se rapproche beaucoup de Wcisi? Frenschen cité plus haut.
V. M. Pulliat donne les noms d'Elbe, ou Elben, Rhein Elbe, Allemand^ comme synonymes de Bunjer blanr^ ce en quoi il est d'accord avec Kirschleger qui les reproduit d'après Stoltz, mais avec des inflexions légèrement différentes.
VI. L'édit du Parlement de Besançon, du 24 juillet 1732, visant l'extirpation a d'un certain plant blanc appelé dans quelques endroits menu blanc^ dans d'autres mouland, moulard, pourriette, rottssotte, foirard, fariné ou gauche », donne dans son paragraphe VIII la liste des bons plants dont la culture est tolérée, dans laquelle le Luzannois blaïui est cité comme synonyme de Valet blanc; mais la Cour avait fait remarquer dans son paragraplje I « qu'il ne fallait avoir aucun égard à l'allégation de ceux qui voudraient en changeant le nom du plant (condamné à l'extirpation) le faire passer pour Lujiannois blanc^ etc. ». Cette observation prouve que dans certains vignobles on désignait de ce nom un tout autre plant que le ralet blanc, ou Chasselas. Un jour dans la vallée d'Ornans, un vigneron du lieu me désigna du nom de Lausannois un cépage blanc qui n'était autre que notre Melon de Salins, ou Pineau-Chardonnay de la Bourgogne, auquel les qualités et caractères du plant de Bauhin conviennent parfaitement et exclusivement.
VII. Cette excellente description du Gamay blanc, feuille ronde ou Melon, nous dispense de longs commentaires. Nous rappellerons seulement que la culture du plant auquel le comte de Montbéliard faisait donner tant de soins, était sévèrement interdite en Franche-Comté (à quelques kilomètres de Granges-la-Ville), où d'après les édits du Parlement, le melon donnait un cin préjudiciable à la santé.
VIII. Sr/œik trauben^ littéralement : raisin folrarcl^ ou raisin qui fait aller à la selle, qui donne la diarrhée. On trouve dans Kirschleger « Yitis caratoria (Rottel) synonymes Hiixfjst^ Hinscli, Sc/wmper. Race mauvaise disparaissant peu à peu. Le plant de Bauhin est bien certainement notre Foirard blanc!
IX. Nous nous abstiendrons de toute indication de synonymie,, crainte d'erreur.