‹ Ampélographie rétrospectiveChapitre 175 sur 180 · BOSC · texte numérisé non relu

BOSC

Vignobles situés entre le 40' et le 48' degré de latitude

Haut-Rhin.

Le Tokaiy raisin fort rapproché du Pineau fjria, mais moins ■serré. C'est le même qui donne, après avoir été gardé sur la paille, le célèbre vin de ce nom en Hongrie. Il est le plus estimé de ceux des vignes du département. J'ai bu du vin qui en était uniquement fait, et je l'ai trouvé excellent \

Le Schliser-edel ou Rothglusmei- est également gris. Il est plus productif, mais donne du vin peu différent de celui du précédent.

Le Graufjlafiner est gris. On le cultive peu. Son vin n'est point caractérisé.

Le Gentil blanc ou Weiss-edel fournit du bon vin.

Le Raisin de Bourgogne. C'^est le Pineau franc.

Le Reischlinger ou Kinperlé est blanc. Son vin ne vaut rien, mais il produit beaucoup, et ce dès la seconde année de sa plantation.

Il en est de même du Gemcinès et du Hintsch^ qui sont rouges.

Le Chasselas croquant. C'est le Bar-sur-Aube

Meurtre.

Le Petit noir fait le fond des vignes et donne le meilleur vin après le Pineau gris. C'est le Pineau de Bourgogne.

Le Pineau noir donne également du bon vin. Il ne diffère pas du Franc pineau. ^

Le Licerdun diffère peu du précédent et est plus multiplié. Il donne de très bon vin. Ses sous-yeux, lorsque ses premiers bourgeons sont gelés, en poussent de nouveaux, susceptibles de produire des grappes.

Le Verdunois rouge m'a paru être le Ganiet. Il repousse aussi des bourgeons fructifères. Son vin est inférieur et de peu de durée.

Le Verdunois blanc^ rare est peu productif. Bon vin.

1. (( La Hongrie, qui pour l'abondance de sa récolte n'est inférieure qu'à la France et à l'Italie, doit aux Romains ses premiers vignobles. Les légions de Probus plantèrent en Syrmie, sur les rives du Danube inférieur, YUca carthagena, dont la langue hongroise aurait, dit-on, transformé le nom en Kadurka. Quant à la variété dite Furmint^ qui donne les vins blancs «de Tokay, elle paraît avoir été transportée d'Italie par les soins de Louis d'Anjou, au quatorzième siècle. C'est donc un prince français qui aurait le mérite de cette initiative. » Rambosson. Histoire et Légendes des Plantes utiles et curieuses, p. 355; Paris, Firmin Didot, 1871.

Cf., ci-dessus, la note de la page 123.

V Aubin blanc. Même observation.

Le Jacinart ou Renard. Rare.

Le Got ou Gouais. Produit beaucoup de vin couleur jaune, sans force et sans durée. Il diffère du Gouais de l'Aube, qui, au contraire, produit un vin dur, qui ne devient bon qu'après quinze ou vingt ans.

Le Gouais blanc. Vin également mauvais.

Le Pineau fjris ou Ascrot donne le plus excellent des vins^ mais il est peu multiplié. Il est remarquable qu'on en fasse peu de cas dans beaucoup d'autres départemens.

La Petite blonde blanche. Son vin est bon, mais on préfère la mêler avec les raisins rouges.

L'Éricé blanc donne le plus mauvais vin.

Le Fil d'argent. C'est le Bar-sur- Aube.

Le Faquan. Autre variété de Chasselas, rare dans les vignes

Meuse.

Le Pineau blanc ou Blanc de Champagne ; produit d'excellent vin, mais il est peu commun.

L'Auœois ou Pineau gris. Il y a des vignes qui en sont exclusivement plantées. Son vin est, comme partout, au premier rang pour la qualité, et se garde sept à huit ans. S'il n'est pas plus généralement cultivé, c'est probablenjent parce que ses grappes sont petites et peu nombreuses.

Le Lirerdun noir. Il m'a paru que c'était le Bourguignon des autres vignobles. Il produit beaucoup, mais son vin est dur. Il ne souffre pas l'arqure.

La Cougnett(fnoire : c'est le Pulsare du Jura. Il est rare, et c'est fâcheux, parce que le sol lui convient, qu'il donne abondamment, et que son vin est bon.

Le Gouais noir et blanc, la Signolette noire et branche, la Varenne noire, le Gouais ciolet, le Meunier, appelé Blanche feuille, le Teinturier ou Teinterin, sont rares et donnent des vins de mauvaise qualité

Haute-Marne.

Les variétés qui s'y cultivent sont : le Bourguignon, le Facan ou Focan, peu distinct du Pineau blanc, donnant du bon vin, mais en petite quantité; le Ganiet noir, le Gouais 6Zanc; toutes déjà citées. On les mêle toujours pour former trois sortes de vins, selon que l'une ou l'autre domine. Ce sont le clairet, l'ordinaire et le gros. Je les ai tous goûtés; le premier seul est passable, mais possède un goût de terroir dont je n'ai pu reconnaître la cause.

Le vignoble de Joinville est d'une grande étendue, et se lie

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avec ceux de Ribaticourt, Bounnont, Chauniont, Château-Villain, que je connais tous.

On cultive dans ces vignobles, en proportions diverses.

Le Pineau de Bourgogne^ qui donne le meilleur vin, mais en petite quantité.

Le Gros pineau blanc, qui m'a paru être le Facan de Saint- Dizier.

Le Gros gamet, qui est le Bourguignon du même vignoble.

Le Petit gamet, qui est le vrai Gamet de Bourgogne.

Le Gentil blanc, qui donne un fort bon vin et qui est moins sensible à la gelée que les précédens.

Le Pineau gris, les Gouais noir et blanc dont j'ai parlé, et que j'ai caractérisés plus haut.

Le Dammery, que je n'ai pu voir

Aube.

Le Pineau rouge de Bourgogne, peu productif, mais donnant le meilleur vin.

Le Franc pineau, ou Gamery rouge, donne des grappes plus grosses et plus nombreuses. Son vin est très bon. On le cultive beaucoup.

Le Français, ou Bachet rouge, passe pour donner du vin médiocre, excepté à Colombey-la-Fosse, où je ne suis pas allé, de sorte que je ne sais pas positivement si c'est la même variété qui s'y trouve.

Le Gamet noir. C'est le plant de prédilection, parce qu'il fournit beaucoup et coule rarement ; mais son vin n'est ni bon ni de garde.

Le Gouais noir; même observation. Cependant son vin se garde mieux qu'aucun autre de ce département, et devient bon après 15 ou 20 ans de cave.

VArbone ou Arbane blanc. C'est celui qui fournit le plus de vin et le meilleur. Il ne se vendange qu'après la gelée.

Le Pineau blanc est très rare.

Le Gamet blanc et le Purion donnent du mauvais vin.

Le Fromenté ciolet. C'est le Pineau gris. Son vin est très délicat, mais on en fait rarement à part

Les autres variétés qui se voient dans ce vignoble, sont : les Lombards rouge et blanc, le Chasselas de Bar-sur Aube, le Sacinien, le Meslier douœ, sous le nom d'Au8c//.; le Pineau gris, sous le nom de Bureau; le Sercinien rouge-cendré, sous les noms de Cérigny, de Chérigny, de Fromenté; variétés déjà connues. J'y ai décrit, comme ne l'ayant pas encore cité, outre le Troyen, le Pineau d'Ailly ou d'Orléans, que je crois être le même que VAucernat de ce dernier vignoble, le Damer i ou Dameret, VAU

hane ou Raisin à longue queue, sous-variété de Chasselas, le Chardonnet et le Purion ou Gouais blanc

Seine-et-Oise et environs de Paris.

Les variétés qui se voient le plus fréquemment dans les vignes des environs de Paris, sont : en noir, le Meunier, le Gamety le Maurelot ou Languedoc, le Morillon, le Plant de roi ou Bourguignon, le Pineau franc, le Noireau ou Négrier, le Sanmoireau; en blanc, le Meslier, le Bourguignon ou Feuille ronde, le Morillon, le Gouais, le Plant de lune, la Rochelle; en gris, le Muscadet ou Pineau gris.

Il est des vignes uniquement plantées en Meunier, d'autres en Gamet, d'autres en Meslier, mais en général ces variétés sont mêlées.

Le Meunier donne un vin plat et de peu de garde, mais il coule rarement et mûrit de bonne heure. Son^fruit vendu sur les marchés de Paris, peu après la Magdeleine, laquelle se cultive en treille, donne des produits très avantageux.

Le vin de Meslier est le plus chaud, mais il conserve un goût acide qui n'est pas agréable.

Le pire de ces raisins, mais le plus productif, est la Rochelle, dégénérescence du Saint-Pierre, dont il sera question plus bas.

Les chasselas et les muscats se montrent quelquefois dans les vignes, mais c'est en treilles qu'ils se cultivent le plus ordinairement

Vignobles situés entre le 48* et le 47'' degré de latitude

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