‹ Ampélographie rétrospectiveChapitre 30 sur 180 · Stoltz, Ampèlografihie rhénane, p · texte numérisé non relu

Stoltz, Ampèlografihie rhénane, p

2. H. Mares, Description des Cépages principaux de la région méditerranéenne, p. 110.

largement dépassés par Tarn pleur de ses développements, la justesse de ses aperçus et la pureté de son style. Schoêll (Hist. de la Litt. rom.) a prétendu que a la lecture de son ouvrage est peut- •étre plus agréable pour l'homme de lettres qu'elle n'est utile au cultivateur ». Le distingué professeur de Casale, Ottavio Ottavi, n'abonde pas du tout dans son sens^

On peut consulter, sur l'existence de Columelle et la valeur de .ses écrits, la thèse latine de doctorat de M. Barberet, professeur à Dijon, De rita et scrlptls Columellœ, Nancy, 1887.

Texte : L. Junii Moderati COLUMELL^E DE

RE RUSTICA (traduction Sahoureuœ de la Bonnetterie, revue, édition Nisard).

Livre III, § ii. — La vigne se plante, soit pour la table, rsoit pour la cuve. Il n'y a pas d'avantages à faire des raisins de table si Ton n'a, dans la proximité de son vignoble, une ville aux marchés de laquelle on puisse porter son raisin comme toute autre espèce de fruit, sans avoir la peine de le conserver.

Si l'on se trouve dans ce cas, il faut surtout planter des vignes Prœcoques, Duracinœ, Purpureœ, Bumasti, Dacti/li, Rhodiœ, Libycœ, Cerauniœ. Il faut s'adresser non :seulement aux raisins recommandables par leur saveur, mais encore par leur forme, coinme les Stephanitœ, Tripedaneœ, Unciariœ, Cj/donitœ, ainsi qu'à ceux qui se .gardent l'hiver, renfermés dans des vases, comme les Venuculœ et les Numisianœ, essayés depuis peu dans ce but.

Mais, pour faire du vin, on choisit la vigne forte en fruit et en bois, parce que l'un contribue beaucoup aux revenus du cultivateur et l'autre à la longue durée delà plante. Il faut préférer l'espèce qui ne débourre pas trop tôt, passe fleur de bonne heure et ne mûrit pas trop tard, •et qui se défend aisément contre les gelées, le brouillard

1. «Eppure noi pensiamo che le parole di Columella nuUa abbiano perduto del loro valore, benchè da esse ci separino le -eentinaia d' anni. »

Prof. Ottavio Ottavi, Vitlcoltura teorico-pratica, Casale, 1885.

et la brûlure, sans que la pluie la pourrisse ou que les •sécheresses la réduisent à rien.

Voilà comme il faut la choisir, ne fût-elle que médiocrement féconde, pourvu que l'on possède un cru où elle pirisse rendre un vin d'un goût fin et recherché. Car si l'endroit donne au vin un goût plat ou désagréable, il vaudra mieux planter l'espèce la plus féconde afin d'augmenter son revenu par la quantité du produit. Il arrive presque toujours que, partout, les vignobles des plaines donnent plus de vin que ceux des collines et que ceux-ci le donnent meilleur.

Sous un climat tempéré, les coteaux tournés au Nord ^n donnent plus que ceux tournés au Sud, mais ces derniers le donnent plus capiteux. Car il n'y a pas de doute que l'exposition et le sol influent sur la qualité des produits d'une même vigne.

Il n'y a que les vignes Amineœ qui, même dégénérées, ■donnent un produit de qualité constante, plus ou moins fin suivant les lieux, mais toujours supérieur à celui des a,utres vignes.

Bien que portant le même nom, toutes les Amineœ ne sont pas de la même espèce. Nous en connaissons deux, •dont Tune, la plus petite, passe fleur plus vite et mieux que la plus grande : aussi est-elle propre à être mariée aux arbres, ainsi qu'à être attachée au joug, si ce n'est que, dans le premier cas, il lui faut une terre grasse, au lieu que, dans le second cas, une terre médiocre lui suffit. Elle est aussi bien meilleure que la plus grande espèce, parce qu'elle a plus de force pour supporter les pluies et les vents, au lieu que cette dernière coule rapidement à la fleur, surtout conduite en taille basse sur échalas croisés appelés j'oM^.

Elle coule moins en hautains sur les arbres. Cette Amineœ grosse race, impropre à former des vignobles, peut à peine constituer des treilles, puisqu'elle exige pour cela des terres grasses et profondes ; en sol médiocre, elle ne vaut rien, et encore moins en terrain maigre. On la

reconnaît à la multitude de ses longs sarments, à la grandeur de ses feuilles et à la grosseur de ses grappes et deleurs grains, ainsi qu'à la longueur des mérithalles de ses sarments. Moins fertile que la petite espèce, elle est de saveur aussi exquise.

Ce sont là deux Amineœ, Il y en a encore deux autres espèces, qui sont les Amineœ geminœ, ainsi appelées de ce qu'elles produisent des grappes doubles. Leur vin est plus dur, mais d'aussi bonne garde que celui des premières. Tout le monde connaît très bien la plus petite de ces deux espèces, parce que les collines renommées du Vésuve et de Sorrente en sont couvertes. Elle aime le souffle du doux zéphyre, mais le vent du Midi la tourmente : aussi dans les autres contrées de l'Italie est-elle moins propre à faire des vignobles qu'à garnir des plants d'arbres, au lieu que, dans les pays que nous venons de nommer, les jougs soutiennent commodément son bois et son fruit. Sa grappe ne diffère pas beaucoup de celle de la petite Aminée vraie, si ce n'est qu'elle est double; de même que la grappe de la grande double ressemble assez à celle de la grande Aminée vraie, avec cette différence qu'elle vaut mieux que la petite double, en ce qu'elle est plus féconde, même dans un terrain médiocre; au lieu que nous avons^ déjà dit que la grande Aminée vraie ne réussissait bien que dans un terrain très gras.

Il y a quelques personnes qui font aussi un grand cas. de YAminea lanata, que l'on appelle ainsi, non pas qu'elle soit la seule tomenteuse de la famille, mais simplement la plus tomenteuse. Cette Aminée donne, à la vérité, du bon vin, mais il est plus léger que celui des précédentes. Elle jette aussi beaucoup de bois : c'est ce qui fait souvent qu'elle ne défleurit pas* comme il faut, à cause de la multitude de ses pampres, et que, lorsque son fruit est mûr, il pourrit promptement.

Outre toutes les Aminées que nous venons de détailler, il y a encore une Aminée particulière, qui, au premier coup d'œil, ressemble assez à la grande double par l'ex-

térieur de ses pampres et de son cep, mais qui lui est un peu inférieure par le goût de son vin, quoiqu'il soit de très bonne qualité : elle est cependant préférable à cette dernière par les propriétés suivantes : d'être plus fertile, de quitter mieux sa fleur, d'avoir les grappes bien fournieset blanchâtres et le grain très gros, et de ne point dégénérer dans un terrain médiocre; aussi la met-on dans la classe des vignes les plus fécondes.

Les vignes Nomentanœ ne tiennent que le second rang, après les Aminées, par la qualité de leur vin, mais elles leur sont supérieures par leur fécondité, parce que souvent elles ont autant de fruit qu'elles en peuvent porter, et qu'elles le défendent très bien. Mais la plus petite de ces vignes est la plus fertile ; sa feuille est moins découpée et son bois moins rouge que dans les Aminées. C'est cette couleur qui leur a fait donner le nom de RuhelUanœ; on les appelle encore Fœciniœ, parce que leur vin rend plus de lie que d'autres. Mais elles dédommagent de cet inconvénient par la multitude de leurs grappes, qu'elles produisent également sur le joug comme sur l'arbre, quoique mieux encore sur l'arbre. Elles supportent bravement les vents et les pluies : elles fleurissent rapidement, et, en conséquence, mûrissent plus tôt et résistent à toutes les incommodités, si ce n'est à la chaleur : car comme elles ont des grappes dont le grain est déjà menu et la peau dure, la chaleur le rend encore plus coriace. Elles se plaisent surtout dans un terrain gras qui soit en état deprocurer quelque fécondité à leurs grappes, naturellement grêles et petites.

Les Eugeniœ s'accommodent très bien d'un sol ainsi que d'un climat froid et couvert de rosée, tant qu'elles sont sur la colline d'Albe ; car dès qu'elles changent de climat, elles répondent à peine à leur réputation.

Il en est de même pour les Allobrogicœ, qui donnent un: vin bien inférieur lorsqu'on les change de pays.

Il y a trois espèces d'Apianœ, qui sont aussi recommandables par leurs grandes qualités : toutes les trois.

sont fertiles, et s'accommodent assez bien du joug et des arbres. Il y en a cependant une meilleure que les deux autres: elle est à feuilles glabres. Les deux autres, tomenteuses et semblables de feuilles, montrent une différence dans leur vin, puisque le vin de l'une des deux acquiert plus tard que l'autre ce goût fait que la vétusté donne ea général au vin. Elles sont très fertiles dans un terrain gras, et ne laissent pas de l'être dans un terrain médiocre : leur fruit est hâtif, ce qui fait qu'elles conviennent parfaitement aux lieux froids ; leur vin est doux, mais dangereux pour la tête et le système nerveux. Si on ne les vendange pas promptement, les pluies et les vents les dévastent, ainsi que les abeilles ; ce qui leur a fait donner le nom de ces insectes (apes). Elles sont très célèbres par l'excellence de leur goût.

Parmi les vignes de second ordre, il en est de recommandables par leur produit et leur fécondité, par exemple la Biiurica et la Basilica, qui se divise en deux espèces, à la plus petite desquelles les Espagnols donnent le nom de Cocolubis. Ces deux vignes sont celles qui approchent le plus des premières dont nous avons parlé ; elles laissent toutes les autres à une grande distance après elles, car leur vin se garde longtemps sans se gâter et acquiert même un certain degré de bonté après quelques années. Elles surpassent même par leur fécondité toutes celles que j'ai nommées d'abord, ainsi que par leur force, car elles supportent très bravement les tempêtes et les pluies : elles rendent beaucoup de vin, et ne dégénèrent point dans un terrain maigre ; elles supportent plutôt le froid que l'eau, et l'eau que la sécheresse, sans toutefois que les chaleurs les incommodent.

Après elles, viennent la Visula et VArgitis minor, qui sa plaisent toutes deux dans une terre médiocre : car, lorsqu'elles sont dans une terre grasse, elles prennent trop de force, et dans une maigre, au contraire, elles sont de petite venue et n'ont pas de fruit. Elles aiment mieux le joug que les arbres ; mais cependant VArgitis est également

:fertile lorsqu'elle est grimpée haut, et elle y produit de grands bois et de grosses grappes. Pour la Visula, à qui les palissages Tes plus bas conviennent davantage, elle donne des sarments courts et des feuilles larges, qui servent dès lors à garantir ses fruits de la grêle. Si on ne les cueille pas dès leur maturité, ils tombent à terre et l'humidité les pourrit même avant leur chute.

Il y a encore les vignes Helvolœ, que quelques personnes appellent Variœ : le raisin n'en est ni pourpre ni noir ; son nom, si je ne me trompe, provient de la couleur Helvus, burot. Le plus noir est meilleur, eu égard à la qualité de vin qu'il rend ; mais le plus blanc est le plus recher- ^hé pour le goût du sien, et ni l'un ni l'autre ne conserve •également sa couleur. Ces deux vignes produisent, l'une comme l'autre, du vin blanc, dont la quantité est alternanativement plus ou moins grande de deux années l'une. Elles couvrent mieux les arbres, mais elles ne laissent pas •que de bien couvrir le joug; elles sont fertiles, même dans un terrain médiocre.

Il en est de même de la grande et de la petite Pretia ; mais ces dernières sont plus recommandables par la qualité de leur vin : elles ont beaucoup de bois et de feuilles, et mûrissent promptement.

UAIhuells vaut mieux, d'après Celsus, sur les collines que dans la plaine, sur les arbres que sur le joug, en haut •des arbres qu'a-u bas ; et elle est abondante tant en bois qu'en fruits.

Quant aux petites vignes qui viennent de la Grèce, telles que Mareoticœ, Thasiœ, Psithiœ, Sopkortiœ, elles sont à la vérité d'un goût agréable, mais elles rendent peu •de vin dans nos pays, vu la petite quantité de grappes qu'elles portent et la petitesse de leurs grains. Cependant ïlnerticula noire, que quelques Grecs appellent Amethyston, peut être rangée presque dans la seconde classe, parce qu'elle produit de bon vin et qu'il n'incommode point, d'où son nom, parce qu'il n'attaque pas les nerfs, l)ien qu'il soit loin d'être plat.

Celsus fait une troisième classe des vignes qui ne sont recommandables que par leur fertilité, telles que les trois Helvenaciœ, dont les deux plus grandes sont regardées, comme pareilles entre elles, parce que leur vin n'est ni de moindre qualité ni moins abondant dans l'une que dans, l'autre. L'une des deux, que les habitants des Gaules appellent Emarcum, ne rend qu'un vin médiocre ; et l'autre, qu'ils appellent longue ou avare, donne du gros vin, et non pas aussi abondamment que semble le promettre le nombre de ces grappes, lorsqu'elles commencent à paraître. La plus petite, qui est en même temps la meilleure de ces trois vignes, se distingue très bien à sa feuille, qui est plus ronde que celles des deux autres : elle a son mérite, tant parce qu'elle supporte très bien la sécheresse ainsi que le froid, pourvu qu'il ne soit pas accompagné de pluie, que parce que son vin se conserve en quelques pays, même jusqu'à la vétusté, et principalement, parce qu'elle est la seule qui fasse honneur au plus maigre terrain par sa fertilité.

Mais la Spionia est plutôt magnifique par l'abondance du vin qu'elle rend et par la grosseur de ses grappçs qu'elle n'est fertile par leur quantité. Il en est de même de Y Oleaginia, Murgentina, Pompeiana, Numisiana, Venucula, synonyme de Scripula et Sticula, Nigra Fregellana, Merica, Rhœtica, VArcelaca major, la plus fertile de toutes et confondue à tort par beaucoup avec ïArgitis,

Il me serait difficile de classer avec assurance les espèces suivantes que je connais depuis trop peu de temps : Pergulana, Irtiola et Fereola, parce que, si j'ai pu juger leur degré de fertilité, j'ignore encore la qualité de leur vin.

Nous avons encofe fait la découverte d'une vigne hâtive : cette vigne, appelée par les Grecs Dracontion, peut être comparée par sa fécondité et par la douceur de son goût à VArcelaca, à la Basilica et à la Biturica, et par la qualité de son vin à YAininea,

Il y a encore bien d'autres espèces de vignes, dont

nous ne pouvons ni fixer le nombre, ni dire les noms avec quelque certitude : car, comme dit le poète, « autant vouloir compter les grains de sable que le zéphyr agite dans la mer de Libye »

Lib. V, § IV. ; — J'ai observé qu'il y avait plusieurs sortes de vignes en province : mais, de toutes celles que j'ai connues par moi-même, il n'y en a pas que j'approuve plus que celles qui, semblables à de petits arbrisseaux, ont la jambe courte, et se tiennent toutes seules et sans appuis ; et après elles, celles que les paysans appellent Canteriatœ et qui sont soutenues sur des appuis, et attachées chacune à des jougs séparés. Viennent ensuite celles qui sont environnées de roseaux fichés en terre, et dont le bois, attaché à ces roseaux qui leur servent de soutiens, est arrondi en forme de cercle. Il y en a qui appellent ces vignes Characatœ, Les vignes de la pire condition sont celles qui, à la sortie du cep, tombent à terre et y restent étendues.

§ V. — J'ai cependant vu des gens qui enterraient sur la superficie du sol, en forme de provins, de longs sarments de vignes Characatœ^ surtout quant c'était du raisin Helvenacus, et qui ensuite redressaient auprès d'un roseau ces sarments que nos agriculteurs appellent Mergi^ et les Gaulois Candosocci*, et les laissaient croître dans la vue d'en tirer du fruit.

Notes :

Aux cépages déjà décrits, ou cités avant lui, Columelle en ajoute une trentaine. Il le fait avec plus d'ordre et de méthode que ses devanciers et mérite d'être considéré comme le premier des ampélographes de l'antiquité, Pline n'ayant fait que le copier et le compléter, et Démocrite, son prédécesseur et inspirateur direct, ayant totalement disparu.

1. Mergl sont des sau telles temporaires que Columelle conseille de supprimer à la taille et d'utiliser comme checelées.

2. Origine de ce mot gaulois : candy de eandetus, signifie, d'après AsTRUC (Mémoires de VHist. natur. de Languedoc), provin, et S0CCU8, tête ou tronc de la vigne, d'où souche.

Dactyli ou Dactylides. Vigne aux sarments grêles et aux grain» de raisin allongés en forme dé doigt. A Naples, Uca Digitella.

LibycsB. Raisins d'Afrique.

Gerauniae. Raisins de couleur éclatante, xepauvioc, foudre^ et ceraunia, pierre précieuse. Venaient peut-être aussi des monts. Cérauniens. Porta croit plutôt à l'étymologie corneolus^ courbé en forme de corne.

Stephanitœ. Couronne, guirlande ; raisins aux grains entremêlés de feuilles.

Tripedaneae, qui mesurait trois pieds. Porta dit que de tels raisins ne sont pas rares en Italie; et il cite lUca San-Nicolas qui pèse jusqu'à trente livres.

Unciariœ, que Pline appellera Uncialis, dont le grain pèseune once. C'est VUca pruno de Porta.

Cydonitao. Raisins en forme de coing.

Venuçulae. Veniculœ et V^nuncutœ danâ Pline. Passant rapidement tleur. On les conservait dans des pots de terre, ce qui les a fait appeler par Martial (7, 19) Ucœ ollarea. Synonyme de Numw sianœ.

Numisianae, vigne venue de Numidie et cultivée à Terracine, était la Seircitula ou Stacula des vignerons, la Venuncula de Pline.

Nomentanœ, famille de cépages teinturiers, que la couleur de leurs feuilles et de leur bois avait fait nommer Rufjellœ, RuheU lianœ^ et aussi Fiecinùe, à cause de l'excès de lie que contenait leur vin, comme tous les vins de teinturiers dont la couleur, exagérée et peu fixe, tombe et se dépose au fon4 du tonneau.

AllobrogicsB. La vigne des Allobroges, le plant savoyard, la Moncleuse, qui y aujourd'hui comme au temps de César, n'aime guère à être dépaysée. Pline l'a appelée Picata. Cultivée à Vienne, elle sentait d'après J. Bauhin la violette. Seraît-ce donc la Syrah? Miller^ assimile VAllohrof/û'a d'après Car. Steph. Prœd. rust., au Raisin-Grappe, Raisin do Lirre ou Dauphiné.

Apianae. Les muscats, aimés des mouches. Apes, abeille ; rnusca^ mouche. En greCy.StirJia.

Biturica. La vigne du Berry. D'après Vinet, ce serait le Cabertuit ou Bidure, petite Vidure^ à cause des Biturùjes cibisci, habitants du Médoc, qui récoltaient des vins très estimés à Rome*. Pourrait être, d'après Odart, le Genouillêt du Berry ; d'après J. Bauhin, le Plant d'Orléans, et la Biturica minor serait alors le Gamet.

1. Traité roinplet sur la manière de planter, d'élerer et de cultirer la Vif/ne, p. 11.

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