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ST-ISIDORE DE SÉV-I^-LE

invasions gauloises : leurs versions sont souvent âe la pux'e fan^ taisie.

Les documents œnologiques français, vraiment précis, sont également très rares jusqu'à la Renaissance.

Grégoire de Tours (Historia Francorum) énumère les crus de Mâcon, Cahors, Dijon, Orléans, Metz, Chalon-sur-Saône. Il rapporte qu'Ataulf, roi des Goths d'Espagne, n'aurait envahi la Narbonnaise que pour s'emparer de ses vignes. Il mentionne encore le goût en Gaule des vins de Falerne et de Gaza en Syrie. Cette préférence pour le Falerne persiste au siècle suivant.

Didier, évêque de Cahors, fait cadeau, en 640, de vin de Falerne à un nommé Paul, qui lui écrit : « Nous aurions été satisfait d'une seule amphore de Falerne, et vous avez bien voulu nous en donner dix tonnes et du plus exquis» {Corret^pondance de Didier in Thesaur. monument, de Basnage, 1728, t. I, p. 647).

Sous Charlemagne, le Capitulaire de l'an 812 constate que les Francs sont adonnés aux plaisirs de la table ; il les menace de les excommunier et de les condamner à boire de l'eau pure (Cf. le Capittdaire de Villis). Charlemagne donna une grande impulsion à la viticulture française. Il fit planter des vignes dans tous ses domaines : son nom, attaché à certains crus du Rheingau et de la Bourgogne, en témoigne encore aujourd'hui.

Pardule, évêque de Laon, recommande ainsi les vins de Champagne, à Hincmar, archevêque de Reims : « Prenez" des vins de qualité moyenne, qui ne soient ni trop forts ni trop faibles, qui proviennent du flanc des coteaux et non du sommet des montagnes ou des profondeurs des vallées. Tels sont ceux du mont Ebon à Épernay, de Chaumussy, de Milly et de Cornicy dans le Rémois » (Hcncmarl Opéra omnia, Paris, 1645, t. II, p. 838).

Mais nous voici bien loin de la poétique légende de Gyptis et d'Euxénos. Bornons-nous à constater qu'elle est beaucoup plus propre à inspirer le musicien que l'ampélographe. M. Noël Desjoyaux nous en a donné une preuve surabondante, dans son bel opéra de Gyptis.

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