‹ Ampélographie rétrospectiveChapitre 46 sur 180 · D'autres éditeurs ont lu Myrsitis · texte numérisé non relu

D'autres éditeurs ont lu Myrsitis

GÉOPONIQUES 107

transparents, au travers desquels on voit les pépins et les pellicules. Les pédoncules qui soutiennent la grappe sont, la plupart du temps, durs et ligneux. . . »

Dans les chapitres suivants, il est traité de l'exposition, des soins à donner à la vigne, de ses maladies.

Le chap. xvii du même livre V est encore de Florentinus. Il est consacré aux diverses espèces de raisins.

(( C'est la vigne à!Aininœa qui produit le mieux la

plupart du temps Semblablement on a aussi un vin

^réable de la vigne qui se rapproche de celle d'Aminaea; elle a des grappes petites et des grains serrés ; on l'appelle en Bithynie Drosallis; certains la vendangent avec la vigne d'Aminaea. Le raisin blanc, qui a des grappes plus grandes, et qui croît le long des arbres dans les mêmes terrains secs, donne en grande quantité le meilleur vin, et on l'appelle Leucothrace^ en Bithynie : il a des grappes oblongues, des grains d'épaisseur égale, ronds et gros, et, au temps de la mcLturité, rougeâtres; il a aussi des sarments rouges. En Bithynie, il y a une vigne appelée Bo- Une; elle mûrit plus tôt et est très précoce; sa grappe est grande et atteint presque une coudée, ses grains sont durs et blancs, transparents et ronds; les pédoncules des grappes sont très longs ; et, chose qui lui est propre, elle -est la seule à émettre trois sarments de chaque œil, tandis que les autres en fournissent à peine deux par œil »

Notes :

La grande précision de ces descriptions augmente les regrets <iue nous devons avoir de la perte du texte. Si nous possédions la collection intégrale de ces auteurs, et en particulier Démocrite, nous reconnaîtrions aisément les sources auxquelles Pline a dû puiser à pleines mains pour faire une encyclopédie dont les meilleurs passages, au point de vue technique, ne sont très probablement pas de lui.

£bn-el-A>vam, célèbre auteur géoponique arabe, vivait-au XII<* siècle de notre ère. Nous n'avons aucune notion sur sa vie. Nous savons seulement que ses connaissances lui avaient valu une grande réputation parmi ses compatriotes. Il cultivait, près de Séville, une campagne nommée Alxarafe, où il contrôlait par l'expérience les préceptes d'agriculture qu'il recommandait. La traduction espagnole de son Livre d'agriculture^ a été publiée à Madrid, 1802, 2 vol. in-foL, par Joseph-Antoine Ban-

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