Doit être le Sacagnin
n'est pas douteux, d'ailleurs, qu'Olivier de Serres n'ait voulu parler du verdis, dans ce passage.
Aif/run {d'Acrumcn, âcreté), est un ^ vieux mot françois qui signifie fruit aigre.
Quant au rapprochement qu'Olivier ' de Serres fait du verjus avecla vigne folle de Pline (Vitis insana), Je ne le crois pas exact. Pline parle de vignes qui produisoient à-la-fois des fruits mûrs, des fruits qui grossissent et des fleurs. [Yltes quidem et triferœ sunt, quas oh ici insanas cocant; quoniam in iis alîn maturescunt, alia turgescunt, aliaflorent. Lib, XVI. cap. l. é<l. Brotier) ; mais il en parle comme d'un fait extraordinaire ; d'ailleurs les Latins et Pline lui-même, nommoient plus volontiers le verjus ompharium. Voici vraisemblablement la source de l'erreur d'Olivier de Serres : Du Pinet, dans sa traduction de Pline, a rendu le sens des mots fruits non encore mûrs, par le mot dV«/gras (verjuS) ; mais Du Pinet, évidemment, ne s'est pas servi de ce mot pour donner un nom, mais pour exprimer une qualité. " Quelques imitateurs de Pline ont traduit ces mots vitis insana, par cigne enragée, et ceux de fruits non mûrs par aigrets. On remarque encore dans ce dernier mot, sa ressemblance exacte avec celui employé par Olivier de Serres. (Ce.)