‹ Ampélographie universelle, ou, Traité des cépages les plus estimés dans tous les vignobles de quelque renomChapitre 17 sur 142 · POUR LA DIVISION DE MON TRAVAIL · texte numérisé non relu

POUR LA DIVISION DE MON TRAVAIL

d'expliquer ces mots famille ou tribu ; car le savant auteur du rapport fait à la Société centrale d'agriculture sur une première édition de cet ouvrage, M. Chevreul , ne m'a pas paru avoir adopté ces mots, et il leur a substitué le mot groupe, qui n'exprime pas aussi complétement ma pensée. J'entends par famille ou tribu la réunion de plusieurs variétés d'une même espèce de vigne, qui ont toutes un caractère commun ou plusieurs. Par exemple, la tribu des Muscats et celle des Sauvignons ou Süûrins présentent chacune un caractère bien prononcé et bien facile à saisir, donné par la saveur propre à leur fruit ; les Pinots de Bourgogne par l'ensemble de toutes leurs parties, les Corinthes par la forme de leurs grappes et la petitésse de leurs grains, ete. Cette communauté de caractères pris particulièrement dans la partie essentielle du cep, dans la fructification procède, à mon avis, deleur origine, de ce que toutes ces variétés sont dues à des semences de la même espèce ; ce qui a constitué une sorte de parenté, et ce qui justifie par conséquent le mot de famille, légitimé du reste par les botanistes, qui s’en servent dans la même acception.

Je dois prévenir une objection que l’on pourrait tirer de l'assertion fort hasardée d’un horticulteur justement estimé toutefois : Il à mis dans le commerce un petit Muscat hâtif qu'il a dit provenu d’un pepin de Frankenthal, dont la fleur avait été hybridéé, dit-il, par un Muscat. Je conteste cette assertion de toutes mes forces , parce qu'elle est contraire aux lois reconnues de la végétation ou, comme disent les savants, de la physiologie végétale ; Je la crois donc complétement erronée : car ce faible Muscat n’a aucun caractère commun avec le grossier

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