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LE RAPPORT OU DE LA DESTINÉE

Nmn divin : mi<3ï. D'jnSK, Tsevahot, Ëlohim.

Sephire : Binah.

Série spirittielle : Trônes.

Signe : Les Gémeaux.

Arcane : Le Dénaire.

La Magie peut faire de tout être intellectuel ou même enthousiaste, un homme extraordinaire, mais seulement sur le plan vocatif de sa destinée.

Tout bois n'est pas bon à faire un Mercure, aucun individu ne vaut comme omniapte.

On appelle mauvaise fortune le plus souvent, up complexe mouvement de la vie qui s'e xpliquedans ri% dividu comme dans le collectif.

L'immortel restaurateur du pythagorisme, Fabvre d'Olivet a peint en fresques d'idées d'une beauté transcendantale la loi ternaire des destinées collectives se développant à travers l'histoire universelle, avec une

philosophie panoramique incomparablement plus grande que celle de Bossuet.

Les trois facteurs de Thumanité correspondent au ternaire humain et au ternaire divin ; Dieu le père nous a donné le corps, Dieu le fils Tâme et Dieu le Saint-Esprit, l'esprit. La loi du corps ou cause seconde du Père se nomme Nécessité ; la loi de Tâme ou cause seconde du fils, Destin ; la loi de l'esprit ou cause seconde du Saint- Esprit se nomme Providence.

La nécessité correspond à Tinstinct, le destin au sentiment, la Providence à l'entendement.

En face de ces trois points essentiels de l'orientation, se place la volonté de l'homme qui subit la Nécessité, combat le Destin et le peut vaincre, au nom de la Providence.

La volonté, qui contient toute la liberté de l'homme, est l'instrument de son salut ou de sa perte. Tenir la barre de sa destinée ou de celle d'un continent, c'est, la barre figurant la volonté, gouverner selon le compas abstrait. Le point nord demeure toujours la Providence; c'est le cap qu'il faut prendre sauf dans le cas tempétueux d'une nécessité à couper ou du destin à accomplir.

Si tu as compris mon indication des sept méthodes planétaires, tu juges déjà de la combinaison kaldéenne, avec le quaternaire pythagoricien.

La volonté de Samas doit adhérer à la seule Providence.

La volonté de Sin se combine avec le destin.

La volonté de Mérodack se compose de Providence et de destin.

La volonté de Nébo prend les trois orientations sans les conserver.

La volonté d'Istar subit toujours la nécessité.

La volonté de Nergal se réduit à elle, rejetant Providence et destin.

La volonté d'Adar est faite de destin et de Providence.

Vois donc, mon disciple, par ton planétarisme où tu dois mettre le cap et quel vent convient à ton tempérament. Vois-le avec soin et recherche; il y a peu de vies essentiellement malheureuses, la plupart sont seulement contradictoires aux personnalités.

Sois certain qu'il existe, parmi les travaux, un qui t'est facile; dans les voies, une où tu marcherais aisément; au nombre des œuvres humaines, une qui peut devenir tienne.

On appelle chance le phénomène du destin venant au-devant de la volonté, sans que la nécessité s'y oppose.

Mais ne crois pas que toutes tes volontés soient conçues selon ton vrai bien ; tes vœux parfois blasphèment ta destinée et leur accomplissement serait ta perte»

L'initié veut toujours et à travers tout son idéal conçu, mais il doit laisser la vie lui fournir le mode de réalisation. .

Le plus puissant auxiliaire te viendra de la collabo-^ ration du temps. Savoir attendre enlève plus de résultat que les assauts et les outrances. Mais attendre ne signifie pas cesser ; je suppose que tu désires la gloire et que la nécessité te confine en un coin désert de province : Attends que le destin te sorte lui-même de ton ornière, mais pour qu'il ne t'oublie pas continue à vouloir, c est-à-dire à te perfectionner dans ton art et œuvre comme si ton nouvel effort était attendu par la renommée. .

L'habileté est le moyen des médiocres. Tandis que le quelconque, c'est-à-dire tout le monde, intrigue, quémande et s'évertue, l'initié et le génie veulent sans agissements, ils accumulent de la volonté ou de l'œuvre, certains qu'un jour indéterminable mais fatal, ils seront exaucés et vainqueurs.

Cette voie, la seule noble où Thomme supérieur ne cherche d'autre force que l'accroissement de la sienne propre, cette voie des Wagner, des Balzac mène à la toute-puissance posthume.

Hais tu voudrais jouir immédiatement, deviens une fille alors, laisse la magie et va te prostituer dans tous les. mauvais lieux de la Presse.

Il y a toujours un parti à tirer de la pire circonstance j et Tart de la vie utilise la nécessité bien plus qu'il ne prétend à la culbuter. L'initié guette la vie; elle est si 'diverse que, pourvu qu'il soit attentif, elle lui présentera toujours un vent favorable.

Il est aussi difficile que nécessaire d'arrêter son effort quand la circonstance tourne et ne favorise plus ; et j'insiste sur ce point capital : l'initié, immuable dans son dessein, ne préjuge jamais du moyen et du moment. Après vouloir sUmpose le savoir vouloir ; sinon, cela se dénomme entêtement. En exagérant la théorie d« la volonté, on risque de violer la Providence et de méconnaître le Destin.

Absolu en soi, le vouloir doit rester relatif au triple rapport nécessaire, fatal et providentiel.

L'initié s'interrogera donc avant de formuler son verbe. Devant toute chose, dresse ce questionnaire.

Relativement à la Norme divine ou Providence, ai-je ce droit ?

Relativement à la Norme humaine ou Destin, ai-je ce devoir ?

Relativement à la Norme sérielle ou Nécessité, ai-je ce pouvoir ?

Il faut une permission, une équité et une possibilité au début du vouloir.

Sans cesse, au cours du vouloir, il te faudra rectifier

ta Toloaté seloa le triffe eoB|>as des trob caiees secondes.

Ta destinée ne l'offose pas xna^lémeni i une antre destinée ; d'abord étodie selon mes troî& questions Tbo-* rweope dn rival on eompétiteiir; et exagère en toi le principe dont il manque le plus ; cela suffit à te donner la Tictoire.

Rarement, une destinée éroloe d'eDe-méme ; autrui la modifie toujours. Ne laisse dmic pas le hasard présider à tes rebtions et comme règle préfère à tout l'intelligence et la bonté : après elles, pr^re la beauté à la naissance.

Quant aux riches, cette caste mouvante où tous les crélinismes pullulent, marque-leur un perpétuel dédain, de noble né à bourgeois, mais daigne parfois les voir, parce que le spectacle du luxe est infiniment utile pour rembellissemenl de l'esprit et la subtilisation de la sensibilité.

Je te mets au défi, après avoir étudié n'importe quel individu, do souhaiter l'échange de la personnalité. S tu envieras d'être czar, mais non pas d'être ce lol qui a l'impudeur, porte-sabre, de porter mitre usurpe sur le Pape. Tu désireras la force de l'un, lé dfl l'autre ; mais non pas être l'un ou l'autre, réflexion t'apprendra que chacun, pressé par les B lois, diffère en tant que mode de souffrance et

d'ennui, et non quantitativement; les mieux partagés sont ceux qui ne souffrent que dans le sens de lear nature.

Au simple point de vue physique, suppose LucuUus dyspeptique et vois combien cela réduit son heur.

Etre prêt dans la vie, c'est la moitié de la chance, et la première condition, s'appelle la santé. Le corps, le plus inférieur, le seul entièrement périssable de nos trois éléments, a ce monde pour royaume, et Tâme comme l'esprit dépendent non pas de son instinct, mais de son état.

Le corps obéit à l'esprit tant qu'il est sain, la maladie le rend inapte à sentir la bride ou l'éperon ; c'est un cheval mort ou qui s'est abattu.

Entretiens donc l'armature physique en parfait état, mais ne développe pas inutilement ton système mus-, culaire ; tu n'es pas de ces races qui peuvent produire un Léonard tordant un barreau de fer et peignant le Cenacolo : que la prédominance nerveuse soit consciente.

La force physique, qu'il ne faut pas confondre avec la santé, ne sert plus même pour la défense. Le corps doit ne pas gêner, ne pas se sentir ; un neutre docite et décoratif.

Ce qui perd le plus de destins, après la femme, c'est l'habitude ; et on doit considérer l'accoutumance comme un danger, sauf l'accoutumance esthétique qui.

au contraire, crée entre la vulgarité et nous une barrière de noblesse.

Pour réussir immédiatement, il faut malfaire, et malfaire compromet l'avenir, plus encore le devenir. Serait-on thaumaturge, presser trop les circonstances les corrompt ; puis, Timpatience de la réalisation en soi dénonce un dessein médiocre, et lors, ne ressortant plus de la magie.

L'argent économise les forces et le temps, ne le dédaigne pas ; mais tu ne dois rien faire pour Tacquérir. Il doit te venir et il te viendra du jour où tu auras ton destin, c'est-à-dire un verbe fait de ton âme et de ta pensée. 11 te viendra d'une façon stricte et morcelée qui te laissera toujours un prochain souci ; mais souviens-toi d'être le Jacques II de la fortune, ne travaille jamais pour elle.

Pour vivre, fais ce qu'il faudra ; tu n'as pas le droit de faire oeuvre servile pour jouir. Les médiocres seuls font fortune et les malhonnêtes ; excepté ce qui vient par héritage, tout est volé, tout est sale, quoique d'un vol et d'un sale convenus et acceptés socialement.

C'est pourquoi, sauf le cas où tu as une reconnaissance personnelle, tu dois traiter avec hauteur les riches qui sont à peu près tous de complets idiots. Réserve ta courtoisie pour la valeur morale ou spirituelle, et ne laisse jamais devant toi insulter le génie qui est

le vrai droit divin et le miracle éblouissant entre tous.

La malechance vient de la disparité d'un tempérament et des circonstances : il est souvent plus court de se modifier soi-même que sa situation.

Si tu as profité de mes indications sur Tinfluence astrale, tu sais qu'on peut assez aisément attirer le regard d'une planète, c'est-à-dire modifier son ascendance.

Samas, Sin, Âdar sont les influences géniales.

Nebo, Nergal, Istar, les influences conquérantes.

Mérodack est Fastre du commandement, de la supré^ matie, de la papauté et de l'empire.

Pour supporter la pauvreté, emprunte de l'insouciance à la lune, ou de Tabnégation à Saturne.

Aux chagrins d^amour, réfugie-toi en Samas, qui donne sans attendre de réciproque. Mets toutes les transitions sous la rubrique de Nebo. Nergal, lui, sera invoqué dans les audaces, et Istar pour l'adoucissement de ta nature.

Ton astralité, toujours composée de deux ou trois planètes, tu peux la corriger en développant l'influx le plus propre à t'affermir en telle passe de la vie.

Par la contemplation des chefs-d'œuvre, la couleur jaune, l'atmosphère imprégnée d'encens et le pardon des traîtrises, tu conjureras Samas.

Par la poésie, la vue de la mer, la vie nocturne et le voyage, tu conjureras Sin.

Par Tassistance aux offices, la déclamation, le port intérieur de la robe ample et rouge, l'habitude du geste noble et Tabsence d'appréhension et de crainte, tor conjureras Merodack.

Par le soin du corps, Teffémination, les parfums, les coussins et les sièges bas, la paresse physique et la rêverie panthéistique, tu conjureras Istar.

Parle changement de mode, de lieu, de nom, d'accent, la couleur grise et la fréquentation des habiles au lieu de celle des volontés, tu conjureras Nebo.

Par la couleur rouge, un fer toujours devant toi et avec toi, la réplique sèche, le mouvement saccadé, rhumeur insupportable et militaire, tu conjureras Nergal.

Par la couleur noire, la méditation et la solitude, l'entêtement et le fanatisme, tu conjureras Adar.

Pour changer en bénéfique le maléfique du septénaire, retiens que le clavier moral du ciel s'harmonise ainsi :

Samas, séité de lumière.

Sin, séité de pénombre.

Merodack, séité de droit divin.

Istar, séité de volupté.

Nebo, séité de protéisme,

Nergal, séité d'agression.

Adar, séité de concentration.

Samas réalise, Sin devine, Merodack domine, Istar séduit, Nebo ruse, Nergal attaque et Adar pense.

Soient encore sept tons de la personnalité : Tartiste, le poète, rhomme d'Etat, le voluptueux, le pratique, rhomieide et le penseur.

CONCORDANCE CATHOLIQUE

AllGANE DU DENAIRE

On appelle en mysticisme, conformité à la volonté de Dieu, une adhésion d'à priori à tout événement : pieusement, c'est-à-dire selon cet idéal passif qui considère seulement la vie comme une chose à subir, la bonne ou la mauvaise fortune ne signifie rien. Préparation à l'éternité, l'existence terrestre ne vaut que par la souffrance consentie.

Le mage, lui, blasphémerait en jugeant l'événement une volonté de Dieu, c'est-à-dire de la Providence ; il adhère à un idéal réalisable dès ce monde et cet idéal essentiellement actif lui montre l'existence comme une mer qu'il faut parcourir dans un sens déterminé pour y faire de la justice et de la lumière et remplir un rôle d'ange très militant ; il coupe de sa claire volonté la lame de vie, tandis que la piété, après avoir mis son cap sur le paradis, ne manœuvre plus et joint les mains.

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