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IV. — LE LIVRE DU SCEPTRE

Il y a deux côtés à envisager. Imitant Timplacabîlité de la nature et de Lacédémone, luerezvous l'avorton, Tinfirme, le vieillard, traiterez-vous rindividu, selon son utilité sociale?

En ce cas, Tinégalité s'impose, puisque vous retranchez d'un côté l'inutile et êtes forcé de donner toutes les prérogatives à l'être utile.

Celui qui trouve un moyen prophylactique contre une maladie mortelle n'a pas pour égal l'ivrogne ou même l'honnête débardeur des quais.

Dans l'autre sens de la question, la Société, au contraire, éprouvera une grande pitié pour Tavorton, l'infirme et le vieillard : plus l'être sera misérable et plus elle s'efforcera de réparer l'injustice de la nature, mais c'est ici Tidée de charité aryenne, c'est ici le verbe de Jésus, comblant par la charité les inégalités.

L'égalité ne peut exister que dans le système des castes, entre gens de même extraction ou de même valeur. Dans la constitution française, égalité veut dire supériorité du nombre sur l'élite, de la passion sur la raison et rien autre.

Chaque fois que les demi-savants touchent à la science, comme ils ne comprennent rien au legs traditionnel, ils font table rase et recommencent l'expérience des siècles.

On peut dire hardiment que jamais un prin-

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cipe n'a été proféré depuis la présente république, à la tribune ; la politique se réduit à deTadministration. La France, depuis 1872, est un pays qui liquide : de petites personnalités font des règlements au lieu de lois, et les meilleurs ministres de ce temps seraient peut-être des chefs de bureau dans leur propre département sous Louis XIV, mais rien de plus. L'incessante criaillerie de la représentation nationale et les combats de coq sténographiés à V Officiel témoignent d'une décomposition singulière.

Si la philosophie ou recherche de la vérité a commencé pour l'homme avec la parole et pour Tunivers avec a l'écriture » il est étonnant que nous en soyons encore à suivre des lois moitié romaines, moitié soudardes.

« Le code civil » dit de Bonald » est un code de facultés souvent tristes et fâchjeuses et non un code de devoirs sacrés et indispensables. 11 peut former des juges, des avocats, des plaideurs : il ne saurait faire des hommes vertueux et des citoyens estimables. Il donne les règles du combat entre les hommes et non les moyens de la paix... Le législateur ressemble à un médecin qui, au lieu de donner des préceptes de santé, prescrirait seulement des remèdes contre la fièvre ou le coma... Il faut apprendre aux hommes ce qu'ils

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