‹ Amphithéatre des sciences mortesChapitre 143 sur 182 · LA MANIÈRE OU I · texte numérisé non relu

LA MANIÈRE OU I

La femm rhomme, m nir immédii

L'Etat, ay pas de ses perdu Tinte' profane.

L'Étal a-t-il des ennemis comment doit-il s'en défendn

Le pauvre qui nous obsèdt n'est pas un ennemi ; mais si mône, sa main peut se lever poir. Ainsi les sans travail ne

citoyens, mais des malheureux. Puisque tout le monde est soldat, et que l'Etat enrégimente les pauvres, et les mène à la mort, il doit entretenir leur vie. Le milliard de l'armée, voila le pain, le toit et le vêtement de tous les dépossédés. Or, si l'Etat trouve un homme bon pour sa défense, il faut qu'il l'entretienne, même hors du drapeau.

Quiconque a un livret militaire a droit à manger et dormir aux frais de l'Etat : Tantiquité nourrissait ses esclaves et le moyen-âge ses mercenaires. Le bienheureux progrès force le malheureux mobilisé à avancer à l'Etat son quart de place ; demain il l'obligera à payer, son uniforme sans aucun doute.

Peut-on appeler ennemis de l'Etat, les partis qui diffèrent du gouvernement? Non, car l'entêtement monarchique contre une république peut s'inspirer du zèle le plus pur et le plus éclairé.

L'homme qui désapprouve la conduite d'un ministre, même violemment, ne peut être taxé de crime, car il se trouve souvent qu'il a raison, L'opposition aux gouvernants n'est donc pas antisociale.

L'ennemi de l'Etat parmi les gouvernants est celui qui dirige le pays vers de faux triomphes aux conséquences désastreuses. Bonaparte a été le plus grand ennemi de l'Etat, puisque, moins

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