IV. — LE LIVRE DU SCEPTRE
che, de Beethoven, de Wagner, de Berlioz, ne suffisent pas au parisien musicalement régénéré. Au lieu de reconstruire un Opéra Comique pour le Postillon de Lonjumeau ou la Dame Blanche^ ne devrait-on pas dresser un théâtre antique, à l'instar d'Orange, avec pour seul répertoire : Eschyle et Sophocle, Euripide et Racine.
Mais ici survient le même sentiment de conservation qui anime M. Claretie, syndic des auteurs médiocres ; le gouvernement a peur des grands sentiments : Tâme publique, soulevée par le souffle des génies, mépriserait trop ses'gérants.
Ainsi la pire rencontre n'est pas le vice des citoyens, mais le vice d'Etat.
Napoléon III, marié à une déplorable créature^^ applaudissait Thérésa, autorisait Orphée aux enfers : les Dieux d'Ionie ont été vengés à Sedan.
La famille est encore la religion même de la race jaune, la plus rationaliste qui ait été ; les Védas nous montrent, avec une admirable solennité, la célébration du culte des morts qu'on retrouve dans les Génies étrusques et les Pénates romaines. « Ne sommes-nous pas obligés de convenir que le caractère et les mœurs d'un Etat sont dans chacun des citoyens et que c'est de l'individu qu'ils ont pasèé dans l'Etat?» Mais,à son
tour, l'État doit user de mesures préventives qui aideront l'individu à conserver ses mœurs, J. de Bunsen a réduit à douze conclusions la doctrine du Timée et de la République.
La distinction entre le permanent identique et le variable renaissant : le premier, seul élément de certilude.
Tout ce qui naît est causé, tel l'univers, ce variable renaissant.
La cause est le Bien absolu, la Pronoia, Providence.
Le divin ou le bien dans le monde visible, c'est l'ordre.
Le temps est une image variable-renaissante de l'éternité permanente et identique.
Le cosmos, l'Etat et la morale ont les mêmes lois : et en ceki Aristote opine avec Platon.
Le Stagirite a développé le rôle de la réalité.
L'entéléchie est pour lui le but de l'énergie.
Ces beaux génies basant leur doctrine sur l'observation de l'homme et de la nature ne permettent pas de beaucoup s'égarer ; mais qui donc, parmi les gens du Palais Bourbon, a étudié Platon et Aristote? Ce dernier a conclu d'une façon admirablement claire : le bien consiste dans l'intention de coopérer à la loi totale parce que cette loi