ACTE III, SCÈNE V
ALCMÈNE Oui, Jupiter chéri. Voyez, cela vous semble tout naturel que je vous appelle Jupiter chéri ?
JUPITER Tu l'as dit si naturellement.
ALCMÈNE Pourquoi justement l’ai-je dit de moi-même ?
C'est ce qui m'intrigue. Et cet agrément, cette confiance que ressent pour vous mon corps, d’où vient-il ? Je me sens à l'aise avec vous comme si cette aise venait de vous.
JUPITER . Mais oui, nous nous entendons très bien.
ALCMÈNE
Non, nous nous entendons mal. Sur beaucoup de points, à commencer par votre création d’ailleurs, et à continuer par votre habillement, je n'ai pas du tout vos idées. Mais nos corps s’entendent. Nos deux corps sont encore aimantés l’un vers l’autre, comme ceux des gymnastes, après leur exercice. Quand a eu lieu notre exercice ? Avouez-le-moi ?
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Jamais, te dis-je.
ALCMÈNE Lie d'où vient mon trouble ?
JUPITER est que malgré moi, dans tes bras, je me sens
De |
porté à prendre la forme d'Amphitryon. Ou b
peut-être que tu commences à m'’aimer. 8, LV mes ALCMÈNE = 4 | Non, c'est le contraire d’un début. Ce n'est | pas vous qui êtes entré tout brûlant dans mon lit après le grand incendie de Thèbes ?
Ke JUPITER
LE 6 . . n . \ . A Ni tout mouillé, le soir où ton mari repêcha un enfant...
ALCMÈNE Vous voyez, vous le savez !
JUPITER
Ne sais-je pas tout ce qui te concerne? Hélas non, c'était bien ton mari. Quels doux cheveux !
Il me semble que ce n’est pas la première fois que vous arrangez cette mèche de cheveux, ou nie vous vous penchez sur moi ainsi. . C'est à
ALCMÈNE ) maître des dieux, pouvez-vous donnes