‹ Amputation basse de cuisse par le procédé ténoplastique de CallanderChapitre 10 sur 15 · EG · texte numérisé non relu

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plus grande des parties molles postérieures et que la cicatrice n'est pas terminale ; 2° parce que le fémur est recouvert de la peau prérotulienne habituée au frottement : 3° parce qu'il ne sectionne pas les corps musculaires charnus d'où hémostase plus facile et chances de dissémination microbienne diminuées.

On peut lui objecter : 1° ce que l’on reproche aux amputations de cuisse à lambeaux : une vascularisation susceptible d'être insuffisante en cas de lésions artéritiques : 2° une plus grande longueur de l’acte opératoire.

Callander répond à la première de ces objections par les considérations anatomiques suivantes : l'artère fémorale profonde est l'artère nourricière de la partie postérieure du genou et de la partie haute de la jambe ; grâce aux anastomoses du cercle périrotulien, son territoire s'étend jusqu'à la partie antérieure du genou. On peut voir des lambeaux de Callander saigner normalement alors que l'artère poplitée est thrombosée. Cette opinion n'est pas la nôtre et nous nous réservons, à propos des indications, de discuter ce point particulier, grâce aux résultats fournis par les observations II et II.

La durée du Callander est certainement plus grande que celle d’une amputation circulaire. Cette objection est-elle valable? Les minutes comptent peu, et ce qui importe surtout, c'est de réduire au minimum le traumatisme opératoire. Or, nous avons là un procédé essentiellement atraumatique qui ne sectionne pas d'épaisses tranches musculaires, où l’hémorragie est réduite au minimum et qui permet la ligature méthodique des gros vaisseaux, sans nécessiter la pose préalable d'un garrot, et le « parrage » des troncs nerveux. Et c’est peut-être là que le Callander nous paraît le plus séduisant tant il est conforme aux tendances modernes de la chirurgie.

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