‹ Amputations congénitales et ainhumChapitre 15 sur 30 · ONCE · texte numérisé non relu

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plume et composé seulement de parties molles. Ce pédicule offre une certaine laxité qui permet de faire tourner le doigt sur son axe, et quand la malade tient s4 main dans une position horizontale, le gonflement devient pendant. Pas d’ulcération ; quelquefois douleurs plus ou moins vives, spontanées ou provoquées par la pression. Sillon circulaire sur la deuxième phalange de lindex, Pouce normal, mais les quatrième et einquième doigts se réduisent à un court moignon formé uniquement par la première phalange.

Main gauche. — Pouce et index bien conformés, médius et annulaire n'existent pas; il n’y a que des rudiments de la première phalange recouverts par une peau rugueuse et épaisse. L’auriculaire offre une phalange complète, et une portion de phalangine avec un petit nodule d’épiderme induré.

Piéd gauche. — Soudure de tous les orteils; les 3 prémiers n'ont pas d’ongle.

Pied droit. — Les ongles manquent à tous les orteils ; Le {*r et le deuxième semblent soudés au niveau de leur première phalange.

La malade est venue au monde avec ces déformations ; le pédicule du médius droit était alors solide, mais il fut fracturé par le sabot d’un cheval qui lui marcha sur la main.

OBSERVATION XI (Menzel 1873)

Enfant de 38 jours, d'Est Giovanni Bartholo, né à Isola en Istrie. Est d'une forte constitution. Sa mère avait eu avant lui 3 autres enfants tous bien conformés. Il présente :

À la main droite. — Au niveau du médius et de l’annulaire et circonscrivant la base de la première phalange un sillon profond,

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taillé à pic, mais sans ulcération. Ces deux doigts ont une forme comique ; la peau qui les recouvre est saine.

A la main gauche. — Le médius offre aussi un sillon annulaire. Le sillon du médius droit aurait toutefois diminué de xrofondeur, car pendant les premiers jours on craignait que ce doigt ne se

détachât complètement Les pieds sont bien conformés.

La rétrocession du sillon est cependant chose rare. Notée dans l'observation précédente, nous la retrouverons encore dans celle de Pineau (obs. XXIV), mais règle géné:ale, les lésions restent. stationnaires après la naissance.

Les amputations congénitales ne localisent point leurs ravages : ce sont souvent les quatre extrémités qui sont atteiutes à la fois, et les tronçons de doigts ou d'orteils restants sont réunis entre eux, il ÿ a syndactylie; mais cette syndactylie présente un caractère spécial, qui nous servira à interpréter la pathogénie de cet état morbide : la fusion phalangienne existe en effet à la partie moyenne des doigts, et non au niveau de la commissure, où l’on peut introduire un stylet de trousse (obs. XII et figure D. On trouve souvent aussi à l'extrémité des moignons libres ou réunis en une même masse de petits appendiees ou de simples nodules cutanés. Pour Simpson, ces appendices seraient dûs à une tendance chez l'espèce humaine à la reproduction d’une extrémité disparue. Dans une observation de Wilhé, il a vu repousser deux fois apres la naissance, le pouce amputé une première fois par Wilhé, . une deuxième fois par Bromfield. Pour lui quand l’am-

J. Rouget > 6

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putation spontanée s’est produite dans les premiers lemps de la vie fœtale, c'est-à-dire à une époque où l’activité physiologique du jeune être est assimilable à celle des animaux d'ordre moins.élevé, la portion perdue peut être susceptible au moins d’une restauration partielle et rudimentaire.

Les pieds sont également malformés, déviés en piedsbots, et l'on cite encore la coïncidence dans quelques cas d'hydrocéphalie, de spina bifida, et de mai perforant.

OBSERVATION XII (Personnelle)

Joséphine R..., 24ans, née à St-Hilaire, département du Nord, de parents non consanguins. Est l’avant-dernière de dix enfants, dont trois sont morts d’affections diverses, les autres sont tous bien conformés et bien portants. Dans les antécédents de famille, on ne trouve aucune trace des malformations qu’elle même présente à la main et au pied gauche. Interrogée sur la grossesse de sa mère relative à elle, on ne peut savoir si elle a été bonne ou mauvaise, si sa mère a subi quelques violences extérieures ; mais Joséphine raconte que, se rendant à l'église du village, sa mère alors grosse, avait été vivement impressionnée par la vue d’un mendiant montrant aux fidèles des moignons informes, pour leur soutirer quelque aumône.

Nous savons quel cas il faut faire de ce récit.

Joséphine R.. n’a jamais voyagé, si ce n’est de St Hilaire à Vincennes, où elle est entrée comme fille de salle dans un petit caférestaurant.

Dans ses antécédents personnels, à noter seulement de violentes douleurs abdominales et rachidiennes survenant à l'époque des règles, et la forçant de garder le lit pendant les deux jours qui

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