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accentuées du côté où elles se sont manifestées en premier lieu, Sa marche est lente, mais progressive e! entre la manifestation des symptômes initiaux et la lerminaison de la maladie, s'écoule toujours un intervalle de plusieurs années.
Enfin il y a, tantôt chûte spontanée par gangrène, tantôt ablation par ligature que les malades savent placer eux-mêmes, tantôt excision par la main du chirurgien (ciseaux ou bistouri). La cicatrisation se fait très rapidement,
OBSERVATION [. — (Da Silva Lima 1867)
Joachim, africain, esclave marin est un homme robuste, exempt de tout antécédent syphilitique et ne portant aucun indice certain de maladie. Début du mal, il y a 20 ans. À mesure que lorteil augmentait de volume, il se formait au niveau du pli digito-plan taire un sillon quasi circulaire qui sé creusa de plus en plus, s’ulcéra plus tard et au niveau duquel suintait d’une façon intermittente, une petite quantité d'un liquide purulent.
Actuellemént le petit orteil a plus de deux fois son volume normal. Sa forme est celle d’une petite patate ovoïde ; la peau qui le recouvre est épaisse, chagrinée, très rude au toucher. L’ongle est dirigé en dehors, mais n'offre rien de morbide. Le doigt est écarté de l’orteil voisin d'environ un demi-pouce. Il n’a aucun mouvement actif, mais il peut être mobilisé dans toutes les directions.
La sensibilité tactile est obscure, mais la compression cause des douleurs aussi vives que si on touchait le doigt avec un instrument piquant. La marche est considérablement gênée, aussi ré-
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Clame-t-il l’amputation qui est faite avec des cisceaux de trousse: et d’un seul coup. il y eut une douleur vive, le doigt tomba et une artère donna un jet de sang.
OSERVATION IT. = (D' Despétis. Thèse Doctorat de Montpellier 1873)
Félix X..., Capre, infirmier, 39 ans, né à Fort-de-France, (Martinique). Sujet vigoureux, bien musclé, toujours d'une bonne: santé. Père mort phtisique, mère vivante et bien portante. Pas d’antécédents lépreux dans la famille. Félix ne présent: ni anté- -cédent syphilitique, ni aucun stigmate de lèpre.
Début d°: l'affection au pied droit, il y a 8 ans, par un abcès survenu dans le pli interdigital à la suite d’une contusion. Début du côté gauche, il y a 4 mois, également à la suite d'un coup.
Pied droit. — Le petit orteil à forme de massue, a manifestement subi un mouvement de rotation en dehors. À un centimètre en arrière de la naissance de l’ongle existe un sillon circulaire dont le fond assez difficile à voir est humide, non ulcéré. Le sillon est plus profond aux faces plarñtaire et interne. L’épiderme du creux interdigital est très épais, dur, offrant l’aspect des lamelles épiderniques d’un cor à moitié arraché. Dèsle début douleurs lancinantes avec crises.
Pied gauche. — Etranglement de la base du petit orteil, au niveau du pli digito-plantaire. survenu à la suite de gonflement résultant d’un choc éprouvé en marchant. Le sillon, à peine marqué: à la partie externe, est entièrement sec. Le mouvement de torsion est déjà manifeste. Mobilité assez grande de l’orteil, sans discontinuité cependant du squelette.
Les douleurs sont tellement fortes que sur sa demande, on pratique la désarticulation métacarpo-phalangienne. Cicatrisation. complète au bout de vingt jours.
OBSERVATION LI. — (D' Cogne, arch. méd. navale1889)
Lerova, Malgache de Ste Marie de Madagascar embarqués sur le Vaudreuil. jets
Pied gauche. — A la racine du 5° orteil existe un sillon intéressantleplidigito-plantaire, et s'étendant sur tout son pourtour, moins profond cependant à la région supéro-externe. L’orteil avait légèrement la forme de massue; son axe dévié de la direction normale formait un angle avec celui du pied. Il: est très mobile, et on peut lui imprimer des mouvements de rotation. Douleur violente au moindre choc.
Lérova connaissait la maladie car il avait déjà perdu du même fait l’orteil symétrique du pied droit, lorsqu'il était encore tout enfant. }
Lérova est bien constitué, il ne présent aucune trace d'affection lépreuse ou syphilitique. La sensibilité est parfaite sur tous les points de la surface cutanée. Il assure qu'aucun de ses parents n’a présenté l'affection dont il est porteur.