ANATOMIE PATHOLOGIQUE
La peau présente souvent une altération spéciale, due à des lamelles brillantes qui couvrent sa surface, et que CsHlas rapproche du furfar qu’on trouve chez la plupart des lépreux. Les ulcérations qui existent parfois au niveau du sillons sont dues à la malpropreté des malades
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qui marchent les pieds nus, à la transpiration, aux chocs qu’ils subissent, et aux tentatives d'amputation par ligature qu'ils font sur eux-mêmes. L'ongle est normal.
Les examens histologiques ont été ptatiqués par Wucherer sur des orteils amputés par da Silva Lima, par Weber, Schappel de Tubingen, Cornil qui fit une communication à la Société de Biologie en 1870, Corre, Martins, Costa, E. Coni, Collas, Suchard sur des orteils envoyés par Guyot, H. Wile (Journal of médical science 1884 p. 151) et Darier, dont l'examen est relaté dans la thèse de Bouttier. Mais c’est Estor de Montpellier qui fit l'étude complète du sillon constricteur, sur la pièce du D° Despetis. Ce chirurgien avait pratiqué la désarticulation métacarpo-phalangienne au lieu d’amputer au niveau même du sillon, et il pût ainsi fournir le petit orteil entier.
Les résultats de ces divers examens concordent tous, et en les résumant, on constate que: sur une coupe longitudinale passant par l'ongle et divisant le doigt en deux portions égales, l’'épiderme est considérabiement épaissi, mais le derme ne participe pas à celte hypertrophie. Le corps papillaire est élargi et allongé. Le tissu celluloadipeénx acquiert un développement considérable, mais il est normal; sa disposition rappelle celle du tissu des lipômes. Les glandes sont normales. On rencontre à peine quelques travées de tissu conjonctif, principalement à l’entour des vaisseaux sanguins. |
Dans les cas les plus avancés de la maladie, la première phalange a entièrement disparu, il existe à peine quelques traces de la deuxième, et la dernière est à peu près
J. Rouget A