TRE
intacte. L'articulation entre la deuxième et la troisième phalange est saine, landis que lPextrémité articulaire postérieure de la deuxième phalange est dépourvue de eartilage. Les cavités de la substance spongieuse des os sont plus grandes qu’à l’état normal ; elles se développent aux dépens des lamelles concentriques qui entourent Îles canaux de Havers, et se trouvent remplies de gros globules graisseux de couleur jaune. I n'y a pas véritablement carie osseuse, il n’y a pas trace de pus, les corpuscules des os sont à peine perceptibles.
Des deux artères du doigt l'externe seule existe. Mais le fait le plus important est l'existence à la partie la plus profonde du sillon, d’un faisceau volumineux de tissu conjoncelif. En l’examinant dans les couches successives, on reconnait qu'il est plus accusé surtout dans celles qui se rapprochent du plan médian; il se trouve limité en ce point par deux faisceaux longitudinaux de tissu fibreux. Latéralement au contraire, et à mesure qu'on s’éloigne de la ligne médiane, il se confond de plus en plus avec : le reste du derme. Ce faisceau fibreux est donc tendu transversalement dans le fond du sillon, il a son maximum d'épaiseur au niveau de la ligne médiane, et se continue des deux côtés avec le tissu dermique dans lequel il se perd. Il est entièrement composé de tissu conjonctif, sans mélange de fibres élastiques.
En interprétant ces faits, on voit done que: la lésion caractéristique consiste, dans la formation dans le derme d'un trousseau fibreux se rétractant à la manière d’une bride cicatricielle, lentement maisconstamment. Lederme
Rome
est ainsi entrainé vers la profondeur; la peau vu sa mobilité suit la bride fibreuse qui se rétracte d’où la formation du sillon. Les tissus sous-jacents sont comprimés, il y à défaut de nutrition amenant à sa suite une nécrobiose, une dégénérescence graisseuse. Si Suchard ne l’a point observée, c'est qu'à la période à laquelle il observait. la maladie n'était pas encore assez avancée pour la produire.