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AMPUTATION DE LA TOTALITÉ DES DOIGTS

Ces articula lions se foui par les extrémités inférieures des métacarpiens dont les têtes sont très arrondies, et par les extrémités supérieures des premières phalanges creusées d’avant en arrière.

Les têtes des métacarpiens réunies ne sont pas sur la même ligne; ainsi la tête du quatrième est située à un quart de pouce plus bas que la tête du second (PL Y, fig. 1 et 2. E. E.). Une remarque importante à faire, c’est que les doigts étant fléchis les saillies osseuses que l’on aperçoit à la face dorsale de la main , appartiennent aux métacarpiens et non aux phalanges; l’articulation de ces dernières est donc à deux ou trois lignes au-dessous des têtes des métacarpiens réunis par le ligament métacarpien palmaire inférieur, bandelette fibreuse très forte , qui s’étend du deuxième au cinquième os de cette région.

Il est facile de trouver les articulations du deuxième et du cinquième métacarpien avec les phalanges , quelque gonflement qu’il y ait; la flexion la plus légère, imprimée aux doigts, déterminera toujours d’une manière assez rigoureuse les points qui limitent ces articulations, et l’on peut toujours tailler le premier lambeau sans hésitation.

MÉTHODE CIRCULAIRE

Un aide place le membre en supination. L’operateur prend de sa main gauche les cpiatre doigts qu’il veut emporter, et fait au niveau des articulations me'tacarpiennes une incision demi-circulaire qui divise toute l’e'paisseur des tissus et pénètre jusqu'aux articles. L’aide renverse la main en pronation ; l’operateur continue l’incision sur la face dorsale en coupant egalement jusqu’aux os; il imprime aux phalanges un mouvement de luxation , et termine l’operation en divisant les ligaments latéraux et anterieurs.

MÉTHODE A LAMBEAUX

Procédé de üLisfranc.

S’il s’agit de la main gauche , un aide la tient en pronation , l’operateur place le pouce de la main gauche sur le côte externe de l’articulation du métacarpe avec la première phalange de l’indicateur, et son doigt indicateur sur le côte interne de l’articulation du métacarpe avec la première phalange du petit doigt; il pratique de la main droite , année d’un couteau très étroit , une incision demi-circulaire à convexité' anterieure, partant du côte' externe de l’articulation du second métacarpien, passant sur la ligne où les doigts abandonnent les métacarpiens et venant se rendre au côte' interne de l’articulation du cinquième me'tacarpien avec le petit doigt (PI. VL G. G.). L’aide relève, autant que possible, en tirant la peau en arrière, le petit lambeau dorsal, pendant que

Fopérateur promène légèrement et dans la direction anatomique la pointe de son couteau sur les articulations métacarpo-phalangiennes , afin de les ouvrir et de les traverser.

Le couteau est poussé , de la pointe au talon , sous la face palmaire des extrémités métacarpiennes des premières phalanges des quatre doigts que Ton enlève ; le membre est aussitôt placé dans une légère pronation , tandis que l’opérateur relève les doigts malades avec sa main gauche : le talon du couteau reste alors immobile dans un angle de la plaie , tandis que la pointe décrit une légère courbe en coupant du deuxième au cinquième métacarpien (PL VIL 1. 1.). Il termine ainsi par un lambeau arrondi assez grand pour recouvrir les tètes métacarpiennes.

De cette manière on a taillé un lambeau a convexité inférieure que Ton ramène sur les têtes osseuses des métacarpiens y et que Fou retient par de longues bandelettes agglutinatives (PL VIII. 4. 4. 4.). Une large compresse fenêtrc'c, enduite de cérat, enveloppe la région métacarpienne, et entourant le moignon de coton cardé, on termine le pansement en plaçant le poing dans un mouchoir triangulaire..

ARTICULATION MÉTACARPO-PHALANGIENNE .

La phalange se meut sur la tête du métacarpien , de telle sorte qu’en fléchissant fortement le doigt , on fait faire une saillie qui appartient entièrement a la tête du métacarpien. Deux ligaments latéraux qui s’attachent audessus de la tête du métacarpien et au-dessous du renflement de la phalange maintiennent cette articulation enveloppée par une capsule synoviale (PL V, fi g. 2.). L’articulation des doigts avec les métacarpiens se trouve a dix ou douze lignes au-dessus de la commissure digitale.

Malgaigne indique1, pour trouver cette articulation, un moyen que Fou peut employer avec succès quand les tissus sont peu altérés; il faut mettre le doigt dans l’extension et le tirer en avant, tandis qu’on retient le métacarpe en arrière. Les surfaces articulaires s’écartent alors d’une ou de deux lignes, et une dépression de la face dorsale, sensible à la vue et surtout au loucher, indique cet écartement.

Cette désarticulation s’opère par la méthode à lambeaux , par la méthode ovalaire et par la méthode circu-

laire.

1 Médecine opératoire , page 309.

MÉTHODE OVALAIRE

Un aide écarte les doigts voisins de celui qu’on vent amputer : l’articulation bien reconnue , l’opérateur commence, à trois lignes au-dessus d’elle, une incision qui vient tomber sur la commissure des doigts ; relevant le doigt malade, il continue l’incision sur le sillon palmaire qui sépare le doigt du métacarpien, jusqu’à la commis» sure opposée; c’est alors que le doigt est abaissé pour que l’incision puisse être terminée deux lignes au-dessous du point de départ. L’articulation est ouverte avec la pointe du bistouri , et traversée après la division des ligaments latéraux ; le doigt est alors facilement détaché de quelques adhérences qui le retenaient encore par sa face antérieure.

MÉTHODE CIRCULAIRE

Procédé de Cormiau.

Les doigts écartés par un aide , l’opérateur commence une incision sur la ligne palmaire qui sépare le doigt du métacarpien, et la conduit circulairement sur les tissus qu’il divise jusqu’à l’os.

Il ouvre l’articulation en divisant le ligament antérieur, luxe la phalange et coupe successivement les autres ligaments.

MÉTHODE A LAMBEAUX

Procédé de Xdsframc.

Un aide, tenant en pronation la main du malade, est chargé d’écarter les doigts voisins. L’opérateur cherche

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