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RÈGLES GÉNÉRALES

Pour pratiquer une amputation dans la contiguïté des os , il faut :

1 0 Chercher Farticulation ;

2° Séparer les surfaces articulaires;

5° Tailler le lambeau.

11 est quelquefois indispensable de modifier cette troisième règle ; par exemple , dans la me'thode à deux lambeaux, dans la méthode ovalaire, etc.

A* Chercher l’articulation*

1 0 Comme les saillies osseuses sont les indices les moins variables pour trouver une articulation , le chirurgien doit placer les membres dans une position telle que ces e'minences deviennent le plus apparentes possibles.

2° Il faut partir dTin point connu à chaque articulation^ pour chercher l’inconnu.

5° Il existe quelquefois sur les os qui forment les articulations des saillies qui en font reconnaître le siégé ; ces saillies doivent servir de guide , par exemple :

L’extrémité postérieure du cinquième métatarsien , en indiquant le côté externe de Farticuîation tarso-métatarsienne, servira de hase pour chercher le côté interne.

Les apophyses stvloïdes du radius et du cubitus qui limitent l’articulation du poignet.

La saillie du cinquième métacarpien derrière laquelle se trouve Farticuîation de ces os avec Fos crochu , etc.

4° Il faut éloigner avec la main les parties molles qui peuvent recouvrir les os et rendre ainsi le plus possible les saillies visibles.

5° On ne trouve pas toujours des saillies osseuses auprès des articulations , ou bien elles sont quelquefois peu apparentes; il faut alors chercher des points qui ont des rapports de distance bien connus avec l’articulation que l’on cherche.

6° Les plis qui sont sur la peau sont souvent des guides certains pour préciser le siège d’une articulation ; par exemple , l’union des phalanges.

7° En faisant contracter les muscles, on peut rendre saillants les tendons qui avoisinent l’articulation.

8° Pour s’assurer méthodiquement du lieu de l’article , il faut faire mouvoir doucement le membre avec la main qui tient l’instrument pendant qu’on cherche avec l’autre à sentir le mouvement; lorsque l’article est reconnu, les

doigts ne doivent pas abandonner les points touchés, car on serait exposé à perdre le siège de l’articulation.

9° Un côté d’une articulation étant connu , il est facile de trouver l’autre en faisant partir du premier point une ligne perpendiculaire à l’axe du membre qui aura, avec ce premier point, des rapports de distance déterminés.

10° Lorsque la main est très tuméfiée, il faut commencer l'incision par la pointe au lieu du talon du bistouri , afin de ne pas intéresser une trop grande quantité de tissus.

ü. Séparer les surfaces articulaires*

1° Si l’on veut ouvrir une articulation par la face dorsale , on porte le membre dans la flexion , afin de tendre les ligaments et d’éloigner les surfaces osseuses.

2° 11 vaut mieux tomber en avant d’une articulation qu’en arrière; dans le premier cas, a l’aide de racle, ments, on peut toujours y arriver; tandis que dans le second on dénude inutilement une portion d’os qui doit être conservée.

3° Il ne faut jamais chercher à pénétrer dans une articulation avant d’avoir divisé tous ses moyens d’union.

4° Il n’est pas nécessaire d’inciser les ligaments au niveau de l’articulation : si le couteau porte entre les deux attaches, l’articulation sera ouverte, car cette dernière, qui peut valoir 1 pour l’anatomiste , vaut 4 pour le chirurgien.

5° On ne doit faire pénétrer le couteau à pleine lame

dans l’article qu’aprcs avoir divise tous les ligaments, les latéraux, les inter-osseux; ces derniers sont coupés avec la pointe de l'instrument.

6° On ne doit jamais luxer une articulation dans le but de séparer complètement les surfaces cartilagineuses.

7° Quand une articulation est ouverte, on ne doit jamais faire prendre un point d’appui à la partie qiéon veut enlever sur celle qu’on doit laisser; car il se formerait alors un angle dans lequel le couteau s’engagerait sans pouvoir traverser l’articulation.

8° Quand une articulation est ouverte, que tous ses ligaments sont coupés, on doit faire pénétrer le couteau de la pointe au talon pour achever la séparation des surfaces et commencer à tailler le lambeau .

9° Il faut fuir les articulations à mesure quon les ouvre»

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