SCÈNE III
A M Y, un écrin n In main, JEANNETTE, portant une pelisse qu'elle jette au «los d'un fauteuil. Plus lard, POSTER.
Viens, Jeannette; cette fenêtre ouvre du côté du château neuf; il me semble qu'ici j'entendrai sonner plus tôt la grosse cloche m'annonçant la prochaine arrivée du comte. — Achevons ma toilette. Mon collier, mes bracelets, (jeannette tire de l'écrin les brnrolcts et le collier, et les attache à sa maltresse.)
JEANNETTE
Elles sont bien blanches, ces perles; mais ce bras est plus blanc encore. C'est égal, elles sont magnifiques! Je suis sûre qu'elles valent chacune plus de...
Fi ! Jeannette ! tous les galions du Portugal ne pourraient les payer ; c'est lui qui me les a données !
JEANNETTE
Milady est bien belle ainsi !
Puisse-t-il penser comme toi, enfant! Hélas! si j'avais quelque beauté, elle a subi de rudes épreuves. Mes pauvres yeux ont bien pleuré depuis que j'ai quitté mon père. — Mon père!... Quand je pense qu'il est ici, qu'il
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est près de moi! Ah ! j'ai peur, et j'ai liâte de le revoir, (Entre Foster.). Que nous veut Poster?
F os TER.
J'annonce à milady une visite.
Une visite à moi, bon Foster! Vous oubliez votre consigne ; il m'est interdit de sortir du château, et il n'est permis à personne d'y entrer.
FOSTER
Oui, milady, mais c'est que le visiteur présente ce
laiSSer-paSSer. (U romet un parclicmin à Amy.)
AMY jette les yeux sur le parchemin.
Un laisser-passer de la reine! Foster, faites entrer. Il n'est pas de porte en Angleterre qui ne doive s'ouvrir
devant ce parchemin, (poster ouvre. Entre sir Hugh Robsart.)