‹ Amy Robsart. Les jumeauxChapitre 82 sur 156 · ACTE IMIEMIER · texte numérisé non relu

ACTE IMIEMIER

l'iio petite place déserte près la porto Bussy. Deux ou trois rues étroites débouchent sur cette place. Au fond, au-dessu3 des maisons, on aperçoit les trois clochers do Saint-Germain-des-Prés.

Au lever du rideau, deux hommes sont sur le devant de la scène ; l'un d'eux, Guillot-Gorju, achève de couvrir l'autre d'habits semblables aux siens, c'est-à-dire du costume fantastique et déguenillé des comédiens de Callot. L'autre a déjà revêtu les bas jaunes, les souliers à boufTantes exagérées, le justaucorps et le haut-de-chausses de vieille soie noire. Les costumes des deux hommes et leurs accessoires sont exactement pareils, de façon que l'un pourrait être aisément pris pour l'autre. A terre sont les habits que vient de quitter celui qui se déguise, habits de couleur sombre, mais d'aspect riche.

A quelques pas d'eux, un autre homme, également vttu en baladin, achève de construire, avec des perches fichées dans les fentes du pavé, quelques nattes de paille, des haillons de damas et d'autres vieux drapeaux, une baraque de saltimbanque, avec un tréteau à l'extérieur, et, à l'intérieur, une table, des gobelets, un jeu de cartes, une grosse caisse, deux chaises dépaillées, et une valise pleine de drogues et de fioles.

A côté est une petite charrette à bras.

Pendant les trois premières scènes, quelques bourgeois traversent çà et là II.' fond du thcAtre.

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