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foie: non palpable, non douloureux; rate: sans particularité; pas de signe d'ascite.
Appareil respiratoire: sonorité normale; palpation normale ; respiration, pas de ràles, pas de souffle.
Système circulatoire:
cœur: pointe non palpable. Le cœur ne paraît pas aggrandi ; bruits normaux ; pas de souffle; Ki tension artérielle: 120/85.
Système nerveux: reflexes pupillaires ; | cutanés ; S. p.
tendineux. |
Le début urinaire variait entre 1.000 et 1.500, du 22 mai au 13 juin. L’albuminurie était persistante. L'Esbach variait entre 4 et 7°/w. Les œdèmes des membres inférieurs régressèrent lentement. L'état de son arrière-gorge restait stationnaire.
La malade fut transférée, le 14 juin 1928, à la clinique O.R.L. A son admission elle ne se plaignait pas; cependant, elle nous raconte qu’elle a souvent eu de légers maux de gorge.
Examens O. KR. L. du 14 juin 1928 :
Palpation: présence de petits ganglions sous-angulomaxillaires.
Endoscopie:
Bouche: denture bonne. Légère gingivite.
Arrière-gorge: à droite amygdale de grandeur moyenne, très adhérente aux piliers; elles paraissent peu cryptiques ;
à gauche amygdale plus grande et plus cryptique. La pression fait soudre du caséum. Présence de varicosités sur de pilier antérieur gauche. Paroi postérieure du pharynx sans particularité.
DR GNU
Fosses nasales: A droite et à gauche elles sont perméables. Pas de pus aux méats,
Oreilles: Les tympans sont légèrement épaissis. Le manche du marteau est légèrement relevé.
Larynx: sans particularité; amygdale linguale hypertrophiée,
Cavum: pas de végétations adénoïdes.
Le 18 juin 1028, l’amygdaléctomie totale est pratiquée à l’anse.
Examen histologique: Les amygdales sont petites, fibreuses de la grosseur d’une amande environ. Elles sont très infectées et présentent des cryptes et du caséum. Tissu conjonctif très développé. Infiltration profuse de leucocytes.
Résultat bactériologique: Examen directe: nombreux microbes gram positif. Culture: streptocoques hémolytiques et staphylocoques dorés.
19 juin 1928: ascension de la température à 38,8. La malade se plaint de douleurs en avalant. Débit urinaire 600, albumine 7 °/00.
Le 20 juin les douleurs augmentent, la palpation sus-hyoïidienne est légèrement douloureuse. Débit urinaire 400, albumine 11°/w, sédiment: globules rouges et blancs, cylindres nombreux, et quelques épithéliales.
Le 21 juin, température 37,9 à 38,5, débit urinaire 700, albumine 12°/w, la douleur se localise à gauche.
Le 22 juin, état général assez mauvais, douleurs en avalant. Trismus voie enpâtée, débit urinaire 300, albumine IO 0/00.
À l'examen on trouve deux abcès à la base de la langue situés symétriquement dans le replis glosso-épiglottique. Le droit est ouvert et se draine bien, A gauche pas d'ouverture. Tuméfaction volumineuse touchant la paroi antérieure de l'épiglotte,
Ouverture au galvano-cautère: après une forte adrénalinococaïinisation, on enfonce le galvano-cautère dans la tumé-
faction, de l'ouverture sortent quelques gouttes de pus. La malade est immédiatement soulagée.
Le 25 février 1928, la malade est améliorée. La tuméfaction à la base de la langue diminue. Température 37,4 à 37,5. Débit urinaire 900. Albumine Esbach 6 ‘/œ.
3 mars 1928: continue à aller mieux. Albumine Esbach &°/0. 6 mars 1928: plus de douleurs en avalant, albumine Esbach 5 °/00.
10 mars 1928: débit urinaire 1.200. Albumine 3 ‘/. 15 mars 1928: albumine 1 °/.
16 mars 1928 : la malade quitte le service.
La malade était revue, elle continue son régime. L'état général est bon, elle garde encore des traces d’albumine. Tension : 120/85.
En résumé : il s'agissait d’une femme qui à la suite d’angines successives possédait des reins débiles. L’amygdalite chronique qu'elle présentait entretenait une inflammation chronique au niveau de ses reins. L'accouchement semble avoir influencé cette albuminurie, la compliquant d'une légère azotémie et d'une rétention chlorurée. Il est à noter que le débit urinaire a diminué lors de la formation de l’abcès à la base de la langue. En même temps l’albuminurie a augmenté. Les phénomènes néphritiques ont régressé par le traitement de l’infection locale. Le débit urinaire a augmenté et l'albuminurie qui fut de 12°/œ au moment de l’incision de l’abcès est tombée à 1°/oo en 4 semaines. Elle a présenté des traces d’albumine encore un certain laps de temps, mais son état général n’a pas été affecté. La tension artérielle est restée la même, l’urée sanguine est revenu à la normale, le débit urinaire n’est pas déficiant.
On peut donc dire que le pharynx a contribué par ces inflammations chroniques et aiguës à léser le rein jusqu’au jour où une thérapeutique active a supprimé les foyers d'infections.
OBSERVATION lit,
La sœur F, âgée de 29 ans, vient nous consulter pour amygdalite chronique. En outre elle se plaignait d’une albuminurie persistante quoique légère.
Antécédents collatéraux : s. p.
Antécédents héréditaires : s. p.
Antécédents personnels : a eu la rougeole à 1% an et la coqueluche à 7 ans Souffre d’angine fréquente presque chaque hiver. A fait il y a quelques années des accidents aigus au niveau de son rein gauche (néphrite aiguë et pyélonéphrite). L’albuminurie a disparu à cette époque grâce à un régime très strict. La malade contracte en 1926 la scarlatine. Nouvelle poussée de néphrite. Depuis cette époque elle présente des angines fréquentes sans abcès. L’albuminurie est intermittente mais ne s’efface jamais complètement.
Examen O. R. L. du 6 mars 1928:
Palpation: quelques ganglions sous-angulo-maxillaires. Endoscopique :
bouche : 5. p.
arrière-gorge : trace d'infections récentes sur les amygdales et sur la paroi postérieure du pharynx. Les amygdales sont petites et semblent être peu infectées ; fosses-nasales : perméables, pas de muco-pus aux méats ; oreilles : s. p. ; cavum : pas de végétations.
On prescrit des badigeonages des amygdales et des instillations nasales au collargol à 5 %.
1er mai 1928: revue après 3 semaines de traitement médical.
N'a plus d’angines. Vient se faire admettre pour amygdalectomie totale.
2 mai 1928: Intervention sur les deux amygdales. (Amygdalectomie à l'anse.) 6 mai 1928: suites opératoires très bonnes. Collargol en attouchement local et par voie nasale.
Résultat histo-pathologique : les amygdales présentent tous les signes d'une inflammation chronique par place quelques bandes sclérosées.
Résultat bactériologieque : examen direct : nombreux coccis gram positif, culture streptocoques hémolytiques et verdissants.
6 juin 1928: la malade est revue en très bon état, elle ne présente plus de trace d'albumine. Son état général est excellent.
6 août 1928 : la malde est revue, son état général reste excellent. Elle ne fait plus de régime, et supporte le sel très bien. Se fatigue moins vite, se trouve tout transformée.