‹ Amyot vs. "Le Canadien" [microforme]Chapitre 4 sur 8 · PA · texte numérisé non relu

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n'être pas nécessaire et ne devoir ôtre tenue, fait avec un nombre conérable d'officiers et des hommes du dit illon auxquels il le commanda, un voyage au lieu appelé McLeod, qui a ‘odûté plus de $4007

Je pense qu’à la première partie vous idgvez répondre qu'il a fait ce voyage pour inspecter son détachement, parceque rot la vérité. Il l'a dit sous son ser-

nt, et de fait il devait faire cette insipection dans un temps queloonque. 1 1e faite dans oe temps-là et il n'y a pas U us de mal à cela que s’il l’eût fait aupapayant ou plus tard. Mais vous ne ren- ‘dy

ez pas justice aux parties si vous disiez

implement qu'il a fait ce voyage pour

‘iggpecter son bataillon et pour tenir une |oqur martiale, qui ne pouvait pas y être | tenue ; ; vous devez ajouter qu'il savait

iqü il ne pouvait pas y tenir une cour

|martiale, ou qu'il devait le savoir, ou \qü’il ne le savait pas. Après ce que je vous ai expliqué, vous choisirez entre M'yne ou l'autre de ces trois expressions.

Li si vous dites qu'il l’ignorait, vous êtes obligés de dire qu’il ignorait ce qu’il était

iobligé de savoir.

On vous demande, dans la question, s’il jayaitamené un grand nombre d'officiers let de soldats. D'après la preuve qui a été faite, la réponse à cette question sera ‘plus simple. J'ai une autre explication ‘à vous donner quant à cette réponse.

‘Les officiers qui ont été amenés, à l’ex- ‘eption du Dr. DeBlois, l’ont été sans nécessité : c’est là une question de droit ; car le demandeur admet qu'il les a amenés pour tenir une cour martiale, et,

d'apss la hoi, il m'en pouvait pas réunir

mes Dr plus, H admet ous on 000 mens, ic > LE) vaient siéger dans une cour martiale régimentrire, qui était ls seule qu’il aurait ipu tenir.

Vous devrez donc dire qu’il a fait ce ‘voyage pour inspecter un détachement de son bataillon qui était à McLeod ; mais

qu'il ne pouvait pas y tenir une cour martiale et qu’il le savait, ou qu’il ne le

savait pas, et que Ja loi lui faisait une

obligation de le savoir, Etant dans cette obligation, il est présumé l'avoir eu ; s’il ne l’a pas su, il est en faute. Vous devrez donc, en même temps, ajouter que les ofliciers qu'il a amenés avec lui, à paré le Dr. DeBlois, l'ont été sans nécessité.

Je laisse à votre choix de dire s'il le #avait ou s’il ne le savait pas, vous deves ajouter que, s’il l'ignorait, il aurait dû le savoir, car il n'aurait pas dû prendre le commandement du bataillon s’il ne savait pas ou ne connaissait pas le devoir de cette charge, et dans ce cas il serait aussi coupable que, si l'ayant connu, il l’eué enfreint volontairement son devoir sous ce rapport. Si vous êtes obligés de connaître quelque chose et que vous ne vous donniez pus la peine de l’apprendre, je vous demande si vous n'êtes pas coupables devant Dieu et devant les hommes f

L'’autel égaré,

31me question. Après le retour du dit bataillon à Québec de sa dite expédition du Nord-Ouest, l’autel portatif qu'y avait apporté le chapelain du dit bataillon a-t-il, après avoir été longtemps égaré et que le demandeur eût nié en avéir eu connaissance, été retrouvé en la possession du dit demandeur ?

La preuve a établi qu'un chapelais avait accompagné le bataillon. Ce chapelain était un chapeluin catholique, un prêtre catholique. Le bataillon étaié composé de catholiques et le chapelain n'aurait pas pu exercer son ministère s’il n'avait pas apporté un autel pour dire la messe, Vous savez que ces autels sont de petites pierres consacrées par l'évêque

clin qu'on puise dire ls imosse doseus

dus done cêrcsé à l'évéshé où ou « obtenu cet auteï, qu’on appelle un autel portatif, pour les besoins du régiment, pour les besoins de l’aumünier du régiment qui devait dire la messe et donner la communion. Il n'aurait pas pu dire la messe skl ne l’eût pas apporté.

L'autel, eomme on l’a établi et comme

‘vous l'a dit le demandeur lui-même,

it une s cette ju ; OÙ Vous er que à paré ossité.

le 4#adeves dû le dre le | savait oir de it aussi il l’eué ir sous de conne vous idre, je | cou panames À

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comme i-mème,

ur

sun

était, pour le bataillon, un précieux sou-|l'avait mis. Et, en effet, il est établl venir de la campagne qu'il avait faite. | dans la cause, par le capitaine Pennée, Le lieutenant-colonel aurait désiré le | beau-frère du demandeur, que lui, le cagarder. Iln'y a rien de malàcela. Il pitaine Pennée, a pris l'autel dans la voi- “urait aimé, probablement ainsi que les | ture et qu’il l'a fait transporter chez le autres officiers, le garder au bataillon | demandeur, dont la famille était à l'Ile comme souvenir de la campagne qu'ils | d'Orléans, et qui n’habitait pas sa maison avaient faite. dans le temps, et que l'autel a été déposé À l’arrivée au Palais, à Québec, la | dans une chambre du rez-de-chaussée où, boîte contenant cet autel était avec les | de fait, il a été trouvé. autres boîtes des officiers. Le capitaine | Il n’y a pas de doute, par conséquent, Garneau, qui nous a dit qu'on l’appelait | que l'autel a été écarté pendant quelque le bedeau, quoique Le révérend M. Faguy | temps ; mais le doute est de savoir si le dise qu’il ne l'était pas réellement—mais | demandeur savait où il était, et si, quand on sait que dans un régiment il suflit | il a dit qu’il ne le savait pas, il a fait un qu'un de ses membres serve la messe une | mensonge. Il est possible de croire, et fois pour qu’on l'appelle le bedeau—le | il peut paraître plausible, comme l’a dit eapitaine Garneau, dis-je, qui n’était pas | la défense, que le capitaine Pennée n’a wéellement le bedeau, mais qui avait eu | pas été prendre cet autel dans la voiture plus à faire que tout autre dans le régi- | où il était sans l'ordre de quelqu'un, de ment avec le prêtre quand il disait la | son supérieur, on sans connaître l’intenmesse, que le capitaine avait servie, et | tion de son supérieur à ce sujet, et ce suavec l'autel en question qu’il préparait | périeur c'était le demandeur ; mais cela pour que le prêtre y dît la messe, a | n’a pas été prouvé dans la cause. eru qu'il devait prendre charge de cet| Il n’est pas prouvé, comme on l’a préautel plutôt qu'un autre et parce qu’il | tendu, qu’il a dû agir d’après les ordres avait pris charge des effets de M. Faguy | du demandeur. Et vous ne pouvez pas, lui-même ; et àla station il prit une voi- | à moins que les circonstances ne soient ture qui était là pour transporter les | telles que vous ne le voyiez aussi bien effets. Il y mit la boîte qui lui apparte- | que si on l’avait juré, et qu’elles soient nait, celle appartenant à MÉFaguy et | telles qu’elles ne vous permettent pas de celle contenant l'autel en question. 11 !|supposer autre chose, vous ne pouvez pas est prouvé qu’il réside sur la rue St. Jean | mettre à la charge du demandeur une et que le charretier devait passer chez lui | faute qui n’est pas clairement établie ou avant de se rendre au presbytère où allait | que les circonstances n’établissent pas le révérend M. Faguy. Lorsque le char- | clairement contre lui. Or, il n’y a rien retier est arrivé chez le capitaine Gar- | qu'un doute, un soupçon possible, qu’il neau, l’autel était parti. Le capitaine ait dit à M. Pennée de mettre l’autel Garneau dit qu’il est de snite redescendu | chez lui, et un soupçon ne suflit pas pour à la station pour voir ce qu'il était ad-| répondre à cette question de manière, je venu, mais qu'il n’a pas pu le décou- | ne dirai pas à incriminer, car il n'y a pas vrir ; que, quelque temps après, Î! a de- | de crime là-dedans, mais à jeter un blâmo mandé au demandeur s'il savait ce |sur le demandeur. Il a été prouvé par qu'était advenu de l'autel, et que ce der-| M. Pennée qu’il a mis l'autel dans le rezmier lui a répondu qu’il ne le savait pas. | de-chaussée de la maison du demandeur, Quinze jours ou trois semaines plus tard, | qui ne l'habitait pag parce que sa famille le demandeur paraît avoir dit que l'autel | était à l'ile d'Orléans. © Il me paraît que, était chez lui. à cette question, vous devez répondre L'autel était de fait disparu de la voi- | que l’autel avait été déposé chez le de-

ture où le capitaine Garneau jure qu’il | mandeur enson absence, qu’on n’a pas su

arret —

DE LR CR Ce nnpennt— —

pendant quelque temps où il était, mais que le demandeur l'ayant trouvé chez lui l'a rendu.

Pour répondre autrement, il faut que |bommes qui devraient avoir toujours la

vous supposiez que c’est bien le demandeur qui avait donné l’ordre à M. Pennée de la déposer chez lui, et que c'est, à sa demande, que M. Pennée l’a ôt6 de la voiture et l’a mis chez lui, Vous ne pouvez pas asseoir votre verdict sur ce point

sur le fait seul que M. Pennée a pris

l'autel dans la voiture et l’a porté chez le demandeur, C’est à vous de d'cider ce que vous répondrez. Je viens de vous dire bien franchement ce que je répondrais, moi. Vous pouvez dire que l’autel avait été, de fait, égaré pendant quelques jours, mais que cela résulte du fait qu'il avait été mis dans la maison du demandeur sans sa connaissance, Mais si vous croyez, ce qui me paraît difficile, que cet autel avait été porté là à sa connai sance, ce sera à vous de le dire en réponse à cette question.

Les $1%0.00

32me question.

mentaire dans le comté de Portriouf entre Isidore Noël Belleau et Esdras Alfred de St. George, tous deux écuyérs, avocats, le dit demandeur s'est-il, outre ses frais de voyage, fait payer par le dit Isidore Noël Belleau et ses agents 8150 pour discours prononcés par lui ‘en faveur ét au soutien de la candidature du dit Isidore Noël Belleau ?

Sur ce fait-là on a fait la preuve que je vais vous mentionner, eb ce sera à vous de décider si cette preuve esb suffisante.

M. Belleau, amené dans la boîte, vous

dit que çe n’est pas lui qui a payé cette!

somme au demandeur, et, par conséquent, il ne peut pas, par lui-même, par son propre témoignage, vous déposer que cui ego © été pagé.

I dit aussi qu’il en a accusé le deman-

deur dans une correspondance qui a paru.

dans le Canadien en 1883 et à laquelle le demandeur n’a pes répondu. Ceci n’établirait pas qne le demandeur a reçu les

A une élection parle-

les attaques dont ils sont l'objet,

$150. Si l'on était oblige ae répondre à toutes les accusations qui sont portées contre soi dans les journaux, et si son silence en établissait la vérité, il y a des

plume à la main pour se défendre contre Il ya beaucoup de personnes qui ne daignent pas répondre à ces articles de journaux, et je vous avoue que je crois qu’elles font bien,

Le fait que M. Amyot n'a pas répondu

| à une correspondance, pulliée sous la si-

gnature de M. Belleau, l’accusant d’avoir

reçu $159 pour deux discours faits pour

celui-ci *;e prouve pas cette accusation :

la preuve de la réception de cette somme

ne réstÎte pas de ce que M. Amyot n'a!

pas répondu dans les journaux à l’accusa-| tion ainsi portée contre lui; mais il y " ceci dé plus, eton y a attiré votre atten-

tion. à. Belleau dit que, dans une

autre circonstance, il a accusé M. Amyot de ce fait devant un grand nombre d'avo-

cats et que, au lieu de le nier, de dire

que ce n’était pas le cas, M. Amyot lui a

répondu: ‘‘Veux-tu jurer que tu m'as donné l'argent ?” et à cela M. Belleau dit:

qu'il a répondu : ‘‘Je ne jwrerai pas que

je t'ai donné l'argent : ce n’est pas moi qui

te l'ai donné; mais peux-tu jurer, toi, que:

tu ne las pas reçu ?” et que le demandeur

n'a pas répondu.

Il y a même des cas où le silence de la personne à laquelle on s'adresse équivaut à une admission. Ainsi, par exemple, si en vous présentant un compte je vous en demande le paiement et que je vous dise :

‘Tu me dois tant, veux-tu me payer?” et que vous ne répondiez rien du tout, votre silence équivaut à une reconnaissance que vous me devez ce que je vous demande, mais, d’un autre côté, je ne suis pas prêt à vous dire que cette absence de réponse à la question posée par M. Bellou au écunmbser eu oette anus :

“Peux-tu horer que fu ne Pas pas recu P* était une admission qu’il avait reçu cette somme pour les discours pour lesquels on lui disait qu’il l'avait reçue. %*Il arrive quelquefois, comme je viens de vous le

dre à >rtées on 8i-

ontre ya nt pag et je bien, >ondu la siavoir s pour tion :

omme t n'a ccusa- | il ya; attens une \imyob d'avole dire t lui a m'as

dire, que le silence d’une partie peut être

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