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oui
blir d'une manière complète, vous croyez
considéré comme preuve snffisante, Mais, | qu'il y a un doute ce sera à vous de déciicomme n’a pas manqué de vous le dire | der la question si le demandeur a ou n’a l'avocat du demandeur, quand celui que | pas reçu l'argent, Je vous laisse le choix M. Belleau prétendait avoir payé l'argent | entre les deux réponses ; mais je crois
est à deux pas de la Cour, si réellement il | que je vous ai indiqué d'nne manière 18l'avait payé, rien n'était plus facile que | sez claire le choix que vous devrez faire.
de le faire venir en Cour pour le dire de- |
vant vous, circonstances, et je ne rendrais pas justice au demandeur si je ne vous disais pas qu'elles doivent sérieusement peser dans votre esprit. Si vous croyez qu'on aurait dû faire cela pour obtenir la preuve que le paiement avait été fait, vous devez dire que le paiement n'est pas prouvé.
Si, d'un autre côté, vous croyez que le
silence du demandeur lorsaue M. Belleau |
lui à posé la question : ‘Veux-tu donner ton aflidavié que tu n'as pas reçu l’ar-
sent?” peut contrebalancer l'absence |
d'une preuve meilleure que l’on pouvait faire mais que l'on n'a pas faite, vous devrez dire alors qu'il à reçu l'argent.
Vous avez entendu déjà l'expression de mon opinion, Elle m'a échappé pendant le procès, et vous savez ce que je pense
moi-m@me de la preuve faite. Je n'aurais |
peut-être pas dû le dire dans le moment ;
mais il me semblait que la preuve n’était |
pas sufiisante. Quand on avait sous la main une personne qui pouvait faire du fait une preuve complète, que personne n'aurait pu révoquer en doute, on aurait du la faire venir si, réellement on était | convaincu que la chose existât. Vous ne devrez pas juger ce fait ni les autres sur ce que vous pouvez avoir entendu en dehors de la cause quelque soit la personne | de qui vous le tenez, car vous avez fait serment de rendre un verdict et de répondre aux questions d’après la preuve
Il y avait, a-t-on dit, un grand nombre
Vous devez bien peser ces | d'avocats au Greffe de la Cour Supérieure
| lorsque M. Belleau à accusé le demandeur | de s'être fait payer cette somme et qui |ont du entendre ce qu'on prétend être | une admission de la part du demandeur, | Pourquoi n'en a-t-on pas fait entendre un autre, ce qui était bien facile, Il n'y a pas | de doute que M. Belleau l'a dit de la ! meilleure foi du monde. Mais un homme | peut se tromper quant à ce qu'il a enten- | du, deux se trompent plus difficilement.
| Et l'accusation est réellement si sériense qu'on ne peut pas la supposer vraie sans une plus forte preuve qui pouvait résulter, soit en prouvant par celui qui l’a fait, le | paiement au demandeur de $150.00 reçues par lui pour deux discours, ou encore, par
au moins, une autre des personnes présentes la réalité de l'admission résultant du silence de la partie.
| Quand je dis que cette accusation était sérieuse jene veux pas laisser entendreque' M. Amyot ne pouvait pas, absolument parlant, se faire payer ses discours politiques, mais c'est peu usuel dans la vie publique et dans les mœurs politiques de se faire payer des discours, c'est môme regardé comme quelque chose de peu honorable, Je vous avoue que, quant à la réponse que l’on m'a suggérée avoir été faite par le demandeur à M. Belleau et qui détruirait toute présomption pouvant résulter de son silence, savoir celle qu’il aurait répoudu ‘‘tu n’es pas sérieux”? à la question : |
qui a été faite dans cette cause devant vous agissant comme jurés assermentés et d’après aucune autre, C'est à vous de dire si vous croyez que le fait que le demandeur n'a pas répondu à la question que lui a posée M. Belleau était une admission qu'il avait reçu l'argent ; si, en l'absence d’une preuve qui eut pu l’éta-
‘‘ peux-tu jurer que tu ne l’as pas reçu, ”?/ j'ai cru comprendre que cette réponse avait été donnée lorsque M. Belleau avait
accusé le demandeur la première fois.
Enfin, vous avez entendu la preuve, et, si elle vous laisse un doute, vous devez on donner le bénéfice au demandeur. Mis je ne crois pas qu'il soït nécessaire,