FIG. 142, — EGLISE DE SAINT-SERNIN, A TOULOUSE
(Vue perspective de l’abside.)
doit concerner la premiére église de Saint-Sernin, car, d’aprés Viollet-le-Duc, celle qui existe aujourd’hui, et qui a été complétée a diverses époques, est du xu° siécle. C’est un des plus vastes édifices élevés dans le Midi de l’Europe par les constructeurs romans.
L’influence de l’architecture romane d’Auvergne est manifeste aussi bien dans le plan et la coupe que dans:
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= \ FIG, 143. — EGLISE DE SAINT-SERNIN, A TOULOUSE, (Vue perspective des fagaies ouest et sud.)
les détails de sa construction; c’est une imitation, agrandie, des églises de Clermont et d’Issoire. . La nef dont la facade est inachevée a été rebatie au
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xve siécle, mais sur les données primitives. Le vaisseau central est voité par un berceau contrebuté par les demi-berceaux latéraux couvrant les galeries hautes des collatéraux ; celles-ci sont simples, tandis que les galeries basses des bas cétés, votitées d’aréte, sont doubles et se retournent dans le transsept, tres vaste et dont la face orientale est percée d’absidioles votitées en quart de sphére.
Le chceur est enveloppé par un collatéral, vouté d’aréte, sur lequel s’ouvrent cing absidioles ou chapelles rayonnantes vottées comme celles du transsept.
Sur la croisée du transsept, et soutenue par quatre énormes piliers, s’éleve une haute tour construite au xe ou au xive siécle, en pierre et en briques dont lappareil est trés ingénieusement étudié pour l’étagement des arcatures et leur construction dans laquelle
l'emploi des matériaux est des plus judicieusement > combinés.