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CHAPITRE X

EGLISE ET CLOITRE DE SAINT-TROPHIME A ARLES. — PORTAILS DE SAINT-GILLES EN LANGUEDOC, DE SAINTE-MARTHE A TARASCON ET DE MOISSAG, — CLOITRES DE MONTMAJOUR, PRES D’ARLES ET DE SAINT-PAUL-DU-MAUSOLEE, PRES DE SAINT-REMI (BOUCHES-DU-RHONE),

Dans les contrées méridionales de l’Europe et prin- — cipalement dans le Midi de la France, l’architecture romane a pris, dés son avénement, un caractére parti-

culier de finesse et d’élégance qui s’explique facilement.

Les architectes méridionaux, nés au milieu des chefsdoceuvre de l’art romain que leurs ancétres s’étaient non seulement SS mais encore qu’ils avaient rapidement amenés a un plus haut degré de perfectionnement, nous en donnent la preuve.

Ce fait a été parfaitement dégagé par le savant épigraphiste Léon Rénier, dans ses cours du Collége de France. « Il est remar- quable que les change- “ments, les enrichissements, les’ modifications ‘de larchitecture importée par Rome dans tous les pays soumis a sa domination se produisent dans les provinces bien avant de se produire en Italie. Rome ne donnait plus, mais recevait des provinces un gott plus affine, etils’est opéré alors comme

EGLISE DE SAINT-TROPHIME une transfusion d’un sang A ARLES. (Plan.)

nouveau plus vif et plus riche!. »

Les architectes romans de la province. ont suivi les traditions non interrompues de'l’antiquité et, tout en

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