I’ partie, chap, vi, fig. 28, 29 et
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romaine. Le corridor qui forme la derniére précinction
du second étage est couvert d’une votte en berceau soutenue par des doubleaux qui retombent sur des : consoles.
- On peut voir également a Nimes, au Nymphée, ou Bain de Diane, ouvrage romain du mt siécle, une votte es en berceau d’une assez grande largeur dont les éléments se composent d’arcs-doubleaux trés ingénieuse-
. ment combinés et dont Yappareil est particuliérement
i - soigné. Les arcs forment, pour ainsi dire, des cintres ___-permanents en pierre entre lesquels sont ajustées des dalles taillées en claveaux et reposant dans des feuillures - ménagées sur les faces latérales des arcs-doubleaux
(fig. 130 et 131). ° On sait, du reste, que eae ias les architectes construisaient NYMPHEE DE NIMES.
au VIILe et au 1x® siécle, non (Perspective des arcs-doubleaux. seulement des cryptes, mais encore des monuments youtés, de petites dimensions, il est vrai, et ne présentant pas les difficultés qui résultent de la largeur et de F la hauteur des nefs.
__ Suivant Quicherat, l’évéque Toldus, prince méro- vingien qui occupa le si¢ge de Vienne — Vienna Allobrogum — fit batir, en 708, dans lintérieur de la ville un petit édicule voité pour y placer les reliques de saint Maurice et deses compagnons. Le palais de Chasseneuil — manse royale du temps des Carolingiens — avait au rx siécle, sur les c6tés d’une grande basilique, une petite église vodtée en briques qui excitait l’admi-
ration des contemporains. Selon le méme auteur, si digne de foi a tous égards, le palais de Chasseneuil au ei rait été construit par des architectes de l’Aquitaine. —
Il est permis de croire que ces architectes aquitains ne — faisaient que pratiquer les traditions propagées par les colonies syriennes qui existaient déja sous les Méro- — vingiens!, dans le centre de la Gaule celtique, voisine de Aquitaine. + mer)
Vers le méme temps, c’est-a-dire dans les premiéres années du 1x* si¢cle. Théodulphe, évéque d’Orléans, faisait élever prés de sa ville épiscopale, a Germiny-des- __ Prés, une église votitée dont les dispositions générales, autant que les détails, indiquent l’origine byzantine?.
Les grandes églises latines, couvertes par des char- — pentes lambrissées, avaient souvent quelques-unes. de sy oA leurs parties voatées. On cite d’abord la somptueuse basilique de Reims, construite, pendant le régne de 1 Louis le Débonnaire, par un architectenommé Rumald, om avec les pierres provenant des murailles de la ville ae d’aprés les chroniques du temps connues par Quiche-— ‘Ms rat, cette basilique eut jusqu’a la fin du x® siécle une — ‘tribune portant sur une votte adossée a la facade; puis la cathédrale d’Auxerre, rebatie au x¢ siécle et couverte 3 en bois, avait deux chapelles votitées donnant a Péglise ae la forme dune croix latine. I] est possible que de grandes églises construites antérieurement al’anrooo aient eu des bas cétés votités a l’exemple de l’ancien Saint-
Pierre de Rome, église romaine 4 cing nefs inégales
x. I'¢ partie, chap. xvi.
z. It* partie, chap. xvi, fig. 86 et 87.
dont les bas cétés extérieurs étaient couverts par des
voites en arc de cloitre.
I] est méme permis de croire que la plupart des ab-
sides des basiliques antiques étaient construites en maa Zz tériaux appareillés. Ces absides, ou hémicycles, étaient ___votitées en quart de sphére ou en demi-coupole dont __ laconstruction facile ne présente aucune des difficultés a qui surgirent lorsque les architectes du 1x® siécle, vou-
lant couvrir les grandes nefs des églises, employérent
5 ! le berceau romain et méme la coupole byzantine. a La coupole, du reste, a joué un réle considérable dans Vhistoire de l’architecture et nous l’avons vu déja dans la premiére partie. Au vi® sié¢cle aprés Jésus-. . Christ, les chrétiens d’Orient adoptérent ce mode de construction qui révolutionna Varchitecture a cette époque, par l’emploi systématique de la coupole, de méme que les chrétiens d’Occident, plus tard, causérent a leur tour une révolution dans l’art de batir par l’a- plication sur les églises de vodites prolongées, maintenues par des contreforts ou des arcs-boutants. : Selon Quicherat, le résultat fut différent dans les deux régions parce que le point de départ ne fut pas le méme. Il suffit de dire, pour caractériser cette différence, que les Orientaux ou, comme on les appelle dans Vhistoire de Vart, les Byzantins, renoncérent tout d’abord au plan consacré de la basilique; qwils transformérent Péglise en un assemblage de salles polygones ou carrées, fournissant 4 la fois, par des jambages épais et par des clétures non moins puissantes, l’assiette né- cessaire aux coupoles; qu’a cela prés, ils restérent fidéles pendant plus de quatre siécles aux modes d’ajus-
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tement et aux proportions de l’architecture antique. Nous avons démontré, dans la premiere partie, ’analogie, la similitude méme, qui existe entre les monuments byzantins du vi® siécle et les grands édifices ‘romains des premiers siécles de l’ére chrétienne?, | Nous avons vu également que, bien avant l’an 1000, on batissait des églises rondes ou polygones*, entre autres la chapelle palatine d’ Aix, édifice 4 coupole élevé par Charlemagne et copié sur ‘l’église byzantine de — Ravenne, .
On cite encore des coupoles élevées aprés coup sur le transsept des basiliques couvertes en charpente, ce qui est assez rare cependant, car elles avaient plutét a.
la méme place une tour-lanterne, selon l'usage gallican.
En résumé, on peut dire que si les Latins essayérent, durant la période barbare, de construire des coupoles et que si les Gallo-Francs, du vir au 1x® siécle, ont — construit dans les conditions les plus simples des — vottes ou des coupoles, ils ne firent, les uns et les” autres, que suivre les traditions romaines et byzantines, — mais qwils n’avaient pas encore trouvé la formule romane que nous voyons naitre tout a la findu x® siécle, s’affirmer dés les premiéres années du x1® siécle, et grandir avec une étonnante rapidité dans le courant du — méme siécle.
1. I" partie, chap. xiv. Eglise de Sainte-Sophie, & Constantinople.