‹ Analectes du bibiophile; recueil trimestriel contenant: 1 ̊Diverses pièces curieuses anciennes et modernes; --2 ̊Des analyses critiques et des extraits de diverses publications intéressantes anciennes et modernes;--3 ̊Une correspondance, des mélanges philosophiques et littéraires, des anecdotes, etc., etcChapitre 9 sur 17 · PREFACE XV · texte numérisé non relu

PREFACE XV

tion aux règlements de TUniversité , et la même disposition était en vigueur dans une partie de TAllemagne. C'est à rétablissement de rimprimerie que les privilèges durent leur origine. Les libraires , ayant fait des dépenses pour imprimer certains livres, sollicitèrent de l'autorité le droit d'empêcher leurs confrères, dans le même pays, de réimprimer ces ouvrages et de les vendre, pendant un petit nombre d'années jugé nécessaire pour l'écoulement des éditions.

Ces privilèges n'avaient rien de commun avec cette invention toute récente qu'on appelle le droit de propriété des auteurs sur leurs ouvrages. Ce n'est qu'en 1761 , qu'un arrêt du Conseil privé accorda aux petites filles de La Fontaine le privilège des œuvres de leur aïeul. De pareils privilèges furent accordés depuis à d'autres auteurs.

Tous les privilèges , tant d'auteurs que de libraires, furent abolis par l'Assemblée Nationale, en 1789; mais les artistes et les gens de lettres réclamèrent : en 1793 , la Convention leur reconnut un droit de propriété intellectuelle et, en conséquence, leur accorda un privilège temporaire sur leurs ouvrages.

Les auteurs n'y gagnèrent rien. Ils s'ima-

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