III
tonne). — La Haye et Paris, 1789, 2 part, en 1 vol. in-8°, 590 pp. — Alvarès, 6 fr. 50, Aubry, en 1861, 7 fr. — Ouvrage curieux ; voir le cal. Fontaine de 1874, n° 210, 150 francs.
La Thiomachie, poème archi-éroïque, traduit de l'argot. Impr. dans l'île frivole, pour l'admiration de l'univers. ^ Paris, 1750', in-12. {Impr. imaginaires).
Le Tombeau de la mélancolie, ou le Vray antidote et préservatif à messieurs les tristes ; ouvrage facétieux, gay et divertissant, bon pour les vieillards et les vieilles grammaires [sic). Rouen, Ve de Jean Oursel, s. d. in-12. — Le Manuel, tome V, col. 879, parle de six autres éditions de cette facétie, qui est devenue extrêmement rare.
Tradition ou Histoire de V Eglise sur le sacrement de mariage, par J.-P. Gibert. Paris, 1725, 3 vol. in-40. — France littér.
Le Train du Charivary assemblé aux noces du malassis, rue F romenteau, enseigné à Paris par l'esprit de la cour, qui fait revivre Guéridon (1615). La Catal. Vallière, II. p. 720.
Le Trésor des pauvres, selon maistre Arnoult de Villenove, maistre Gérard de Solo et plusieurs aultres docteurs en médecine. Lyon, Claude Nourry, 1527, in-40. — Entre autres questions traitées dans cet ouvrage singulier, on remarque celles-ci : Des empeschements de conception. — A provoquer à aller à femme. — A faire engendrer fils, etc. — Il se rencontre dans cet ouvrage, qui est fort rare, quelques passages
d'une liberté et d'une crudité qui ne sont plus de notre époque. — Voir le Manuel, tome V, 1231-32. — Vendu Solar, n° 574, 73 francs.
Triomphes de l'abbaye des Couards, avec une notice sur la fête des fous, par Marc de Montifaud. Paris, Librairie des bibliophiles 1874, tiréà32oexempl. dont 10 sur pap. de chine, in-16 de xxxi iet 119 pp. — 7 fr. 50 — Voir, pour l'ancienne édition, la Bibliographie du C. d'I"*, — A quels précédents, à quelles formes primitives se rattachait le mot Couard, qui servait si longtemps à exprimer la Société des fous de Rouen? D'après M. Leber, un savant noticia du chaperon cornu appelé Coqueluchon porté par les fous à l'épithète de cornard qu'on donnait à un mari trompé; la transition était facile. Le rapport du sotfol avec le cornard se trouve établi dans un acte de 1391, où l'un des deux adversaires traite l'autre de coquart et de sot, car s'il faut l'en croire,?'/ n'est si mauvaise conardie que sotie. — Les Triomphes ne sont autre chose que la peinture des matinées de la folle confrérie avec le recueil des bonnes facéties et gourmades salées. — A la fin des Triomphes, se trouve une facétie qui occupe 7 pages: Bl an que de plusieurs pièces excellentes et rares trouvées dans les vieilles armoires de l'abbaye. — Nous citerons deux articles : — L'asne sur lequel montoit ordinairement Silène, grand amy de Baccus, enharnaché du harnais de Bucephal, cheval d'Alexandre-le-Grand, estimé par les courtiers de chair humaine à cinquante mil huit cent seize croisades. — Le cadenas dont était fermé le cheval de Troye estimé par les serruriers à vingt six mil pièces de vingt-huit sols.
Les Trois livres de Jan Louys Vives, natif d( Valence en Espaigne, pour l'instruction de la femme chrétienne, dont le premier est pour les filles, le deusieme pour les femmes mariées, le tiers pour les veuves ; trad. en françois aveq quelques règles poui l'ortografe françoise. Paris, 1587, in- 12. — Rarissime — Description Techener, n° 7269, 24 fr.
Le Trou du cul du père Duchêne, ou le Mouchoh des aristocrates, (par Jacques René Hébert). Impr. de Châlon, s. d. (1792), in-8° de 7 pp. — Supercheries litt., 1869, col. 1006.
Ulenspiegel. De sa vie, de ses œuvres et des merveilleuses adventures par lui faictes... nouvellement translaté de flamand en françoys. 1532, petit in-40 40 feuillets. — C'est la plus ancienne édition française connue de cette facétie célèbre. Le Manuel du libraire en indique plusieurs autres, nous y renvoyons, en indiquant celles données par M. Delepierre, Bruges, 1835, in-8 ' (tirée à cent exempl.) et celle de M. P. Van Duyse (Gand, 1847, m 16) qui reproduit celle mise au jour en 1586 par Eloy Gibier. Ajoutons qu'une notice littéraire sur Ulenspiegel se trouve dans le Journal de Murr, tome, xiv, p. 342-369, et n'oublions pas le beau volume mis au jour en 1869 à Paris, par M. De Coster: La légende de Tyel Ulespiegel, avec 14 eaux-fortes inédites, in-8° (20 francs) — Il parait que ce personnage célèbre a réellement existé au xive siècle. On a avancé que, né à Knetlingen,près de Brunswick, il aurait rempli auprès de Casimir, roi de Pologne, les fonctions de fou de cour ; on voit encore son tombeau dans la petite ville de Moellen, près de Lubeck, un miroir et un hibou, puis un rébus
bien connu ; sans examiner s'il y a eu, comme on a cru pouvoir l'avancer, deux Ulenspiegel (le père et le fils), nous dirons que la rédaction originale de ces plaisanteries et de ces bons tours (souvent grossiers) fut rédigée en bas allemand vers 1483; ce texte parait perdu. Thomas Murner le traduisit en allemand; une édition, sans lieu ni date, fut suivie d'une autre à Strasbourg en 1519, et les réimpressions se multiplièrent. Ces récits ont été mis en vers allemands, en prose latine, en hexamètres latins ; ils ont été traduits en hollandais et en polonais, ainsi qu'en anglais ; ils ont fourni le sujet d'une comédie imprimée à Londres au xvie siècle; le nom du héros est exactement rendu par celui d'Howleglass. — Ce livre a été publié aussi sous le titre suivant : Vie de Tiel Ulespiègle, de ses faits merveilleux, des grandes fortunes qu'il a eues, lequel par aucunes fallaces ne se laissa surprendre ni tromper. Troyes, Jacq. Oudot, 1699, petit in-8°. — V. le Manuel, V, 1005.
Un roman pour les cuisinières, par Emile Cabanon. Paris, Renduel, 1834, 1835, in-8°, fig. de Cam. Rogier. — Livre romantique rare et recherché aujourd'hui. — Claudin, en 1875, 20 fr.
Les Uniques et parfaites amours de Galigaye et de Rubico, par dialogue (en prose et en vers). Rouen, impr. P. J. Petit, s. d., in-8° de 4 ff. avec un front, représentant Léonore Galigaï entre deux diables. — Veinant, 16 francs.
U Utopie de Thomas Morus, chancelier d'Angleterre. Idée ingénieuse pour remédier au malheur des hommes et pour leur procurer une félicité complète, ni 14
Cet ouvrage contient le plan d'une république dont les lois, les usages et les coutumes tendent uniquement à faire faire aux Sociétés humaines le passage de la vie dans toute la douceur imaginable. C'est une république qui deviendra infailliblement réelle dès que les mortels se conduiront par la raison. Traduite en franc, par M. de Gueudeville. Leyde, P. Van der Aa, 1715, pet. in-8°, avec 1 portr., 1 titre gr. et 15 jolies fig. (de 15 à 30 fr. — l'édition suivante, Amst., 1730, se vend un peu moins cher). — La figure dite YEtalage viril, montrant deux fiancés s'examinant consciencieusement tout nus, manque quelquefois.
Les Veillées du Marais, ou Histoire du grand prince Oribeau, roi de Mommonie, au pays d'Evinland, et de la vertueuse princesse Oribelle, de Lagenie. Tirée des anciennes Annales irlandaises, et récemment translatée en français, par Nichols-Donneraill, du comté de Korke (par Rétif de la Bretonne). AWaterford, et à Paris, veuve î)uchesne, 1784, 1785, 4 part, en 2 vol. in-12 de 496 et 590 pp. — Solar, 9 fr.; Alvarès en 1860, fr. 9,50; Fontaine, 1874, n° 2 1 1 1 . 1 50 fr. — Cet ouvrage reparut sous le titre : Itistruction d'un prince royal, tirée d'un ouvrage irlandais. Paris, 1791, 4 vol. in-12. Cette édition a quelques cartons. — Alvarès, en 1862, fr. 15,50. — « Ce roman est un de ceux que l'auteur a eu le plus de peine à faire approuver par la censure. L'abbé Terrasson, qui était le premier censeur de l'ouvrage, devina que Restif avait voulu faire de malicieuses allusions sous des noms supposés et que ces allusions n'épargnaient pas la famille royale. Restif ne voulut
pas en convenir. Terrasson exigea pourtant beaucoup de cartons, et finit par refuser son approbation. Il fut remplacé par Toustain de Richebourg, qui ferma les yeux sur les anagrammes assez transparentes que Restif avait imaginées pour déguiser ses intentions. Le livre fut donc approuvé, mais la police entrava sa publication. Ce n'est que longtemps après que Restif déclara que les allusions à la famille royale « tant redoutées par Terrasson, » étaient vraies. Il donna en même temps, dans Monsieur Nicolas, (pp, 4726 et suiv.) la clef des anagrammes et des noms supposés. Cette clef n'a pas encore été recueillie : Sipar, Paris; Tanisnorohé, Saint-Honoré ; Fratlove, Voltaire; Lalabeîem, La Baumelle; Ussuaers, Rousseau, etc. D'autres noms sont forgés à plaisir: O. Facfac (Louis XV), Mac Erick (Henri IV), Mac Cacoup (Richelieu), O' Ribeaumagne (Louis XIV), Mac Wasp (Fréron), Sacripadidondanack (Choiseul). Voir l'ouvrage de Monselet, Rétif de la Bretonne, p. 147. (Note de P. L. Jacob, bibliophile).
Vénus et Marie, ou les Deux pôles féminins . Explication nouvelle d'un fait universel, par François Broc. — Paris, imp. Turfin et Juvet, 1868, in-8-,