‹ Analectes historiques (volume 3)Chapitre 10 sur 20 · DE LA Marche · texte numérisé non relu

DE LA Marche

(Original autographe, aux Archives du royaume.)

(1) Cette pièce n'a aucun intérêt historique ; nous ne la donnons que pour en présenter le fac-simile.

Notons, en passant, qu'il résulte d'un acte du 6 juillet 1480, inséré au fol. 72 d'un registre aux minutes de lettres du souverain bailliage de Naniur, de 1477-1485, qu'Olivier de la Marche avait épousé dame Isabelle de Machefoing, veuve en premières noces de messire Jean de Monferrant.

Dans cet acte, Olivier de la Marche est qualifié de chevalier, conseiller et premier maître d'hôtel du duc d'Autriche Maximilien.

Lettres de passage par te pays de Namur, pour une compagnie d'Egyptiens : 10 octobre 1469.

Jehan de Warisoul, maistre en ars et licencié es lois, lieutenant de niessire Hue de Huraières, dit le Liégeois, chevalier, seigneur de Witermont, souverain bailli de la conté de Namur. A tous les bailliz, prévostz, maires, officiers et subgelz de mon très-redoubté seigneur monseigneur le duc de Bourgongne en ceste sa conté de Namur, auxquels ces présentes seront monstrées, leurs lieutenans, et chascun d'eulx, salut. Pour ce que, de la partie de noble homme Marque, soy disant conte de la Petite Égipte, nous a esté remonstré que, pour certaine pénitence à luy enjoincte et ceulx de sa compaignie, ses familliers et serviteurs, leur est nécessaire aler par le monde en diverses régions , jusques à certain temps, en nous priant et requérant lui octroier noz lettres de passaige par ladite conté de Namur, pour la seurelé de sa personne et de ceulx de sadite compaignie, savoir faisons que nous , en Tabsence de mondit seigneur le souverain bailly, vous mandons, et à chascun devons, sicomme à lui appartendra, de par mondit seigneur le duc, que souffres et laissiés passer, rapasser et séjourner ledit conte Marque, ensemble sesdits compaignie, familles et serviteurs, en et par tous les lieux et seignouries de ladite conté qu'il appartendra , en leur faisant, et enortant faire par les bonnes gens, charité et aulmousnes, ung chascun selon leurs dévocions, sans leur faire, ne souffrir estre fait ou donné, aucun destorbier ou empeschement, en corps ne en biens, en tant que ledit conte et ceulx de sadite compaignie se gardent de mesprendre enverz mondit seigneur le duc et jus-

tice. En tesnioing de ce , nous avons mis nostre seel à ces lettres, données à Namur, le x"* jour d'octobre, l'an mil ÏIIF soixantenoeuf.

(Archives de l'État à Namur : registre aux reliefs des fiefs de 1467 à 1477, fol. 41.)

Lettre de Marguerite d'York, duchesse de Bourgogne, à la duchesse douairière de Bourgogne , Isabelle de Portugal (4), sur la victoire remportée par le roi Edouard d'Angleterre, son frère, contre le conte de Warivick et ses adhérents (2) : sans date (avril 1471).

Ma très-redoubtée dame et mère, tant et très-humblement que plus puis, je me recommande à vostre bonne grâce. Et vous plaise savoir que aujourd'ay est arrivé ung homme natif d'Engleterre, qui fu prins par les Austrelins et araenet à Zellande, lequel parti de Londres lundi, lendemain de Pasques, aprez disner, derrain passé (3), et dist et afferme pour vray les nouvelles qui s'ensuyvent estre vrayes :

C'est assavoir que monseigneur le roy et frère (4), venant atout ses gens ung matin, mon frère deClarence, qui venoit aussi atout grant puissance vers lui, se trouvèrent aux champs prez

(1) On lit, en tête de cette lettre, dans le registre d'où elle est tirée :u Copie » des lettres que madame la duchesse a escrit à madame la grande. »

(2) Voy. Lingard, Histoire d' Angleterre , Paris, 1843, t. II, pp. 74 et 73. (5) 15 avril.

(4) Edouard IV, de la maison d'York.

l'ung (le l'autre, assés prez d'une ville nommée Brambri. Lors chacun niist ses gens en ordonnance, et se lira mondit frère de Clarence à petite compaignie arrière de ses gens, aprochant mondit seigneur et frère , lequel , ce véant , vint vers lui , et mondit seigneur frère de Clarence se niist à genoulx, tellement que mondit seigneur et frère, véant son humilité en parolles, le leva et baisa pluiseurs fois, et fisrent grant chière. Et lors ilz crièrent: Vive le roxj Edouart! et jusque ylà mondit seigneur et frère n avoit fait nul cri comme roy.

Si se tirèrent pour venir à Londres; et aucuns leurs bons serviteurs et amis, de ce advertis, entreprirent, le merquedy de ténèbres (I) au matin, de prendre la porterne (5) delà tour de Londres, et de fait le tinrent etgaignèrent la tour. Ceulx de la ville, ce véant, et aussi sentans le roy estre près, n'osèrent eulx esmouvoir, ne faire aucun semblant , et laissèrent entrer paisiblement en ladite ville mondit seigneur et frère, joeudy ensuyvant (3). Et alèrent en l'esglise de Saint-Pol , où estoit le roy Henry (4) et l'archevesque d'Iorc (5) , auquel roy Henry mondit seigneur et frère tendi la main ; mais le roy Henry le vint enbrachier, en disant : Mon cousin d'Iorc, vous soies le très-bien venu : je tiengs que ma vie ne sera pas en dangier en vos mains. Et mondit seigneur et frère lui respondi qu'il ne se soussiaist de riens, et qu'il povoit faire bonne chière. L'archevesque d'Iorck s'excusa moult enverz mondit seigneur et frère, en disant que oncques il n'avoit esté contre lui, mais qu'il avoit bien esté consentans de la venue de son frère de Warwicque, quant il estoit en France, non sachant que mondit seigneur et frère deust estre déboutez du pais; et mesme qu'il fust vray, s'en raportoit an

(1) Mercredi de la semaine sainie, 10 avril.

(2) Porterne, poterne, (ô) 11 avril.

(4) Henri VI, de la maison de Lancaslre.

(5) GeorjTes Nevil, frère du comte de Warwick.

peuple et à chascun se en nuls prestemens il avoil dit aucune chose, touchant le droit de la couronne, qu'il deust apartenir à autre que à lui. Et finahlement, aprez ses excusacions faictes, mondit seii^neur et frère s'en ala vers madame et mère, laquelle, ensemble la roynne et son filz, le mena en ladite tour de Londres.

Et lendemain, qui fu le bon venredi (1), faignant le roy que Warwicque sestoit parti de Conventry, et se devoit joindre avec son frère le duc de Excesier, le duc de Sombresset et le conte d'Ouchefort (2), et qu'il avoient grant puissance et intencion de le trouver et ruer jus en chemin, mondit seigneur et frère fist crier en ladite ville de Londres le pris d'aucunes monnoies, aussi que l'escut de France ne vauldroit que un sous de gros, et le lion V sous ; aussi que nul ne fust sy hardi qu'il melFesist à nulz subgetz des pais de Monseigneur, et semblablement que tous hommes à piet, que povoient porter basions, yssissent dehors. Et se commenchèrent à partir ledit venredi.

Lendemain, le nuit de Pasques (3), fist aussy crier mondit seigneur et frère que toutes gens à cheval yssissent la ville avec luy. Et de fait il se parti, et avoit en sa compaignie le roy Henri et mes autres frères, et n'estoient ensemble environ xn°^ hommes.

Et ainsi que le jour de Pasques (4), bien matin, ledit Warwicque et autres dessusnommés, aiant bien de xx à xxnn'", et sachant la venue de mondit seigneur et frère, se joindirent aux champs, il faisoit si grand bruynne qu'ilz se trouverrent si prez les ungs des autres en ung champ, que, avant qu'ilz peussent estre du tout mis en ordonnance, ilz frapperrent les ungs sur les autres. Et s'estoient assemblés les archiers de corps de mondit

(1) 12 avril.

(2) D'Oxford.

(ô) lô avril.

{A) 14 avril.

seigneur el frère, el ceulx qui soloient estre en garnison àCallaix, que Warwicq a fait bouter hors, de vni à ix cens , qui firent sarement de non fuir du camp, mais combatre jusques à la mort, lesquelx s'i portèrent vaillamment. Et finablement commenchèrent à VIII heures du matin, et dura la bataille jusques à x heures ou plus; et jusques tant raondit seigneur et frère se porta si honnestement que, là où il avoit le visage vers le vilage où AVarwicque estoit parti, qui est à dix mil de Londres, nommet Vernet (1 ), il se trouva le dos en le fin contre icelui village. Et furent pluiseurs tués, et l'on ne set pas encore le nombre; mais peu du costé de mondit seigneur et frère. Et illec fu tués le frère de Warwicq, marquis de Montagu ; et iceluy Warwicq , ce véant, et sentant qu'il avoit le pire, monta sus ung cheval, soy cuidant sauver; et ainsi qu'il s'en aloit, fu ratains d'ung homme qui le print, et comme il le remenoit, aucuns le congneurenl et le tuèrent. Blondit seigneur et frère, de sa prinse adverti, acourut vers lui, le cuidant sauver; mais il le trouva mort, dont il fist grant regret. Et lesdits ducs d'Excester et Sombressel et conte de Douchefort s'enfuirent.

Et ce nieismejour de Pasques, mondit seigneur et frère revint à Londres, acompaigné comme dessus. On avoit raporté qu'il estoit rués jus, et continuèrent ces nouvelles bien m heures. Et le vinrent recepvoir hors de la porte le lieutenant du maire de Londres, ensemble les haudremans, auquel leur fist grant chière. Et de là s'en ala en ladite esglise de Saint-Pol en celle ville, faire son offrande, et aprez à l'ostel madame ma mère. Et, pour ce que mondit seigneur le roy entendi que aucuns de la ville ne créoient pas que ledit de Warwicq et son frère fuissent mors, il fist aporter leurs corps, lendemain lundi matin, en ladite esglise Saint-Pol , où ilz furent couchiés et descouverz de la poitrine en amont, et là veu d'ung chascun. Et à l'eure de x heures, ou

(1) Bainet.

environ, ledit homme qui est venu, le vit et le leissa en ladite esglise.

Et n'en set plus avant : car le jour mesme se parti, et entra en son bateau, pour aler à Naffort dont il est, cuidant aporter les premières nouvelles. Mais il trouva les Austrelins, qui le prinrent en Zellande.

Les mors et prins :

Le duc de Excester, le conte de Warwicq et son frère marquis de Montagu, le comte de Guiffort, bien bléchiet et prins; nions"" Richart d'Ouscal, chevalier, nions"" Jehan Griselle, fort bléchié et prins; nions"" Guillaume Thierret et ung de ses frères de mons"" le conte d'Oexenfort, mors; Thomas Slocphart, fort bléchié et prins.

Les prisonniers au roy Edouart :

Le roy Henri; l'archevesque de Yorck; l'évesquede Vincester; l'évesque de Lincel; l'évesque de Saint-Denis; 1 evesque d'Ecester, et encor pluiseurs autres gens nobles, thués en bataille.

Les mors du costé du rotj Edouart :

Le S"^ de Cornaille; le S"^ de Say; mons"" de Bourset; Thomas Perquier; Ferby Testiner; Geffray Gurnet.

Les aliés du roy de France :

L'empereur de Romme; le roy d'Espaigne; le roy Henri d'Engleterre; le roy d'Escoce; le roy de Sezille; le duc de Ghiennes; le due de Millan; le duc de Calabre.

Les aliés de monseigneur de Bourgogne :

L'empereur de Romme; le roy de Portingal; le roy Edouart d'Engleterre; le roy d'Escoce; le roy d'Arragon; le duc de Bre-

taingiie; le duc de la maison de Savoie; le duc de JuUers; le duc de Venise; le duc de Bauvière; le conte palatin; l'archevesque de Cologne; l'archevesque de Mayenche; l'archevesque de Trêves.

(Archives de l'État à Namur : registre aux reliefs des fiefs du souverain bailliage de 1407- 1477, fol. 72 et suiv.)

Liste des récompenses accordées par Charles le Téméraire , duc de Bourgogne, après la prise de Venlo : 10 septembre 1473.

Parties et sommes de deniers, lesquelles mon très -redoublé seigneur monseigneur le duc de Bourgoingne, après qu'il eust prins et mis en son obéissance la ville deVennelo, ou païs de Gheldres, a données et octroyées aux personnes cy-après nommées , en considération des bons et loyaulx services qu'ilz lui ont faiz par ci-devant, tant en armes comme autrement, mesniement des peines , travaulx , frais et despens qu'ilz ont euz et soustenuz en la prinse el réduction en son obéissance de ladictc ville de Vennelo, à prendre et avoir pour une fois chascun sa part et porcion desdits deniers, selon que cv-dessoubz est déclairé, sur les deniers venans de la composition de ceulx de ladicte ville de Vennelo : montans lesdictes parties à la somme de douze mil livres , de quarante gros, monnoye de Flandres, la livre.

Et premièrement :

A Gaspart Dortant, lieutenant du S'' de Harchies. . 240 1.

Au S"" de Buisignies, lieutenant de Pierre de Crécy . 80 1.

A Pierre de Harchies 80 1.

A Phelippe Coppin 80 1.

A Anthoine d'Auxi 80 I.

A Jehan de Velu 80 I.

A , lieutenant de Thoulonjon 801.

ACambiin 80 1.

A Sauvaige de Prouville 80 1.

A messire Phelippe de Poitiers 240 1.

A Phelippe de Saint-Légier 80 1.

A Jehan de Poitiers . . 80 1.

A Guillaume de Poitiers. . . • 80 1.

A Guillaume de Quigny 80 1.

A messire Guy d'Esne 80 I.

A Estienne de Saint-Moris 80 1.

A Loys de la Baulme 80 1.

A , lieutenant de Vautravers 80 1.

A messire Bauduin de Lannoy 240 1.

A Claude du Pré . . . . ' 80 1.

A Simon Damas 80 1.

A Anthoine de Lamet 80 I.

A Hector de Mériadec 80 1.

Au Veau de Bousanton 80 1.

A Anthoine de Sains 80 1.

A Noisilles 80 1.

A Phelippe Daules 80 1.

A Charles de Sainl-Braine . 80 1.

A messire Josse de Lalaing 240 1.

A Henry d'Orssan. 80 1.

A Jehan de Courtewille 80 1.

Au bon d'Esne 80 1.

A Jaques d'ivergny , 80 I.

A Anthoine de Berlectes 80 1.

A Joosse de Wulsberghe 80 1.

A Guillaume du Bois 80 1.

A Ferry de Lucembourg. . 80 1.

A Percheval de Hemsrode 80 1.

Au S^ de Montsorel 240 l.

Au S"^ de Waudencourt 80 1.

Au S"" de Harponlieu 80 1.

 Ânthoine de Palant 80 1.

A Jehan de la Porte 80 1.

A Thiébault de Monbléru 80 1.

A Jehan van Ilove 80 1.

A George d'Auxi 80 I.

A Anthoine Quiéret 80 1.

A Gamet de Crépieul 80 1.

A messire Jehan de la Viesville 240 1.

A Jehan de Domraarien 80 1.

A Guillaume de Grachault 80 I.

A Jehan le Noble 80 1.

A Garin de Warlusel 80 1.

A Jehan de Hemont 80 I.

A Jehan d'Aligny 80 1.

A Guérardin de Herbaumez 80 1.

A Guillaume le Muet, lieutenant de Guillaume de Bian. 80 1.

A Lois de Soissons, lieutenant du S"^ de Moreul . . SIO 1.

Au S'^ de le Hovarderie 80 1.

A Anthoine de Janly 801.

A Piero d'Arento 80 1.

A Maillerancourt 80 1.

A Charles de Courteville 80 1.

A Pierre de Saubier 80 I.

A Guillaume de Martigny 80 1.

A messire Jaques de Montmartin 240 1.

A Guillaume d'Aumoncourt 80 1.

A Nagu 80 1.

A George de Menton 80 1.

A Jehan Poinchot 80 1.

A Charles de Lactre 80 l.

A Jaques de Mailly • 80 1.

A Anthoine d'Estrées 80 1.

A Aleaumet de Senenghien 80 1.

A Jaquerain de Lucy 80 1.

Au seigneur de Cottebrune, lieutenant du conte de

Saint-Martin 240 1.

A Phelippe de Saint-Martin 80 1.

Au S"" de le Vacquerie 80 1.

A Allard de Larnes 80 1.

A Anthoine de Fontaines 80 1.

A Brouvet de Prouville 80 1.

A Estienne Chatart 80 I.

A Jacotin de Herbencourt 80 1.

A Lanselot de Prouville 80 I.

A messire Olivier de la Marche 240 1.

A Phelippe de Grinberghe 80 1.

A Lanseloi de Berlenmont 80 1.

A Anthoine du Sye 80 1.

A Anthoine de Cervolles 80 I.

A Phelippe de Salins 80 1.

A Phelippe de Fonlectes 80 1.

A Henry de Salms 80 1.

A Loys Coingnart, lieutenant de Michault Damas . 80 1.

A Gasquin 80 1.

A Flanierans 80 1.

A Robert de Montagu 80 1.

A messire Guillaume de Fussy, lieutenant de Se-

neschey 80 1.

A mons' le bastart de Bourgoingne , conte de la

Roicbe 520 1.

A messire Jehan Carondelet 150 I.

Au S-" de Miraumont 200 1.

Au S"" de Humbercourt • . 350 1.

A maistre Thomas de Plaine 1201.

A maistre Girard de la Roiche 120 1.

A maistre Simon de le Kerrest 120 1.

Au S' du Péaige 120 1.

A Pierre de Longueval 40 1.

( l'iB )

A Loys (le iMeurcbiii 40 1.

A Andrieu de Rambures 40 1.

A Frédéric de Flerschem 40 1.

A Lancelol 40 I.

A Thomas 40 1.

A Renyer 40 I.

A Rondelet 40 l.

A Charles de Visen 40 1.

A Angèle, conte de Canipebasse 60 1.

A maistre Jehan de Beere 48 1 .

A maistre Pierre Poulart 24 1.

A maistre Jehan Coulon 24 1.

A maistre Jehan Barradot 20 1.

A Gérardin du Mazis 20 1.

A maistre Hugues de Migny 16 1.

A messire Jaques de Luxembourg 1601.

Au S-^ de Soye 80 1.

Au S"" de Fontenoy 80 1.

Au roy des royers et Saint-George le hérault . . - 8 1.

A Florequin d'Ardre, Jehan Denys, Labbe, Germot le

josne, Olivier Briet et Alardin Maret, ensemble ... 36 1.

A Loisel de le Valée et Guillaume Langeolet. ... 241.

A Guiol de Vaucelles, Robert le Ronc, Bertram de Luhre et Laujois de Bequehem, centeniers de l'ordonnance, ensemble . . 1201.

A Gilles de la Tour, Jehan de Longueval, Nicolas Christofle et David le Kien , aussi centeniers de l'ordonnance 80 I.

Charles, par la grâce de Dieu, duc de Bourgoingne, de Lothier, de Brabant, de Lembourg et de Lucembourg, conte de Flandres, d'Artois, de Bourgoingne, palatin, de Haynnau , de Hollande, de Zellandeetde Namur, marquis du saint-empire, seigneur de Frise, de Salins et de Malines. A noz amez et féaulx les commis sur le

fait de noz demaine et finances, salut et dilection. Nous voulons et expressén)ent vous mandons que, par nostre receveur de Riiremonde, en nostre pais et duchié de Gheldres, présent et à venir, vous faictes aux personnes devant nommées, et à chascun d'eulx pour sa part et porcion, paier, baillier et délivrer, ou à leur certain commandement pour euh, des deniers venans et qui viendront des deux premiers termes et paieraens de la com[»osition de ceulx de nostre ville de V'ennelo, de nostre païs et duchié de Gheldres, la somme de douze mil livres, du pris de quarante gros de nostre monnoye de Flandres la livre, assavoir : à chascun terme, la moiclié de ladicle somme, si avant que lesdicls deux premiers termes et payemens le puissent t'urnir. Et, ou cas que par nostre ordonnance aucunes sommes auroient esté ou seroient desjà paiées ailleurs desdicts deniers d'iceulx deux premiers termes, par quoy ladicte somme de douze mil livres ne se puist furnir et paier enlièrenienl sur lesdicls deux premiers termes, nous en ce cas voulons et vous mandons, comme dessuz, que ce qui en restera vous faicles par noslredict receveur de Rueremunde, présent et à venir, des deniers de sa recepte du quartier dudict Rueremunde, furnir, paier et délivrer aux dessusnommez, sans faulte ou contradiction quelconque : car, en faveur des bons et loyaulx services qu'ilz nous ont faiz et des fraiz, peines et despens par eulx soustenuz en nostre voiage et conqueste de nostredit pais et duchié de Gheldres, mesmement en la réduction en nostre obéissance de nostredicie ville de Vennelo, nous leur avons donné et octroyé, donnons et octroyons, de grâce espécial, par ces présentes, ladicte somme de douze mil livres, à icelle somme prendre et avoir de nous, chascun pour sa part et porcion, des deniers et en la manière que cydevant est touchié. Et, par rapportant, pour le premier terme et paiement, copie ou vidimus autenticque de ces présentes, et, pour le derrenier terme et payement, cesdites présentes avec quictance des dessusnommcz, pour sa part et porcion, nous voulons ladicte somme de douze mil livres, desdicts pris et mon-

Tioye, estre passée et allouée es comptes et rehatiiede la receple de notredict receveur de Ruremonde, présent à venir, qui paie l'aura, par noz amez et féanlx les gens de noz comptes, ou autres qu'il appartiendra, ausquelz dès maintenant mandons par cesdictes présentes que ainsi le facent, sans contredit ou difficulté : car ainsi nous plaist-il estre fait, nonobstant quelconques ordonnances, mandemens ou deffences à ce contraires. Donné en nostre cliastel de Luxembourg, le x'"'' jour de septembre, l'an de grâce mil CCCC soixante et treize.

Par monseigneur le duc, vous, le prévost de Saint- Donas de Brufjes, le prothonotaire de Clugny, le sire de Berlettes el autres présens :

N. Gros.

On lit au dus :

Les commis sur le lait des demaines et finances de monseigneur le duc de Brabant, etc. Receveur de Ruremonde ou pais et ducbié de Gheldres, présent et à venir, accomplissez le contenu ou blanc de cestes, tout ainsi et par la forme et manière que mondict seigneur le veult et mande estre fait par icelles. Escript soubz le seing manuel de l'un de nous, le xvin"'" jour d'octobre, l'an mil quatre cens soixante et trèze, de expresso mandato Domirti.

D'Haneron.

(Orginal, aux Archives du royaume.)

( isï )

Lettre de Charles le Téméraire au seigneur de Ravenstein , son lieutenant généî'al aux Pays-Bas, et au cliancelier de Bourgogne, leur témoignant son mécontentement de l'emploi qui a été fait des deniers de ses aides au payement des garnisons; leur ordonnant de lui envoyer 10,000 hommes, qualre bombardes , quatre serpentins, des munitions de guerre et de l'argent, de faire mettre sur pied tous les tenants fiefs et arrière- fiefs , de diriger sur la Lorraine les iOO lances qu'il a laissées aux Pays- Bas , etc. : 1 5 juillet ! 476.

Dk par le Duc de Bouugongne.

Beau cousin et Irès-cher et féal chancelier, nous avons leceu vos lettres escriptes en noslre ville de Gand, le premier jour de ce présent mois, par lesquelles nous advertissez que, comme naguièresvous, chancelier, nous avez escrit, vous vous estes trouvez en nostredite ville de Gand, où sont venus les seigneurs de Chimay, d'Esquerdes, de Humbercourt, d'Aymeries et de Clary, nos premier président de parlement, président des coniples et prolhonotaire de Glugny, trésoriers et généraux, et noslre souverain bailli de Flandres, pour faire prestement fournir les garnisons de nos frontières, selon que paravant avoit esté advisé, et que mandé vous avions par nos lettres, et pour avec nosdis trésoriers et généraux mettre ordre sur le payement desdites garnisons, et en outre, que, avant nostre département, avez eu de nos nouvelles de la vigille de S'-Jehan : attendu lesquelles et le bruit qui court es marches voisines de nos païs de par delà,

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