AUDIENCIER
Le premier, comme seul secrétaire signant en finances, dépêcha les mandements, patentes et commissions qui passoicnt par ledit conseil, qui se nommoit le bureau des finances.
îl avoit aussi toutes les patentes et dépêches en matière de récompense et confiscation, les actes et les lettres closes sous la signature du gouverneur général et autres dé[)endantes desdiles finances.
Il dépéchoit aussy les collations et provisions des dignités, prébendes, chapelles, cures et autres bénéfices ecclésiastiques étanfau rôle du prince;
Les renouvellements des lois, les convocations des états, piopositions et acceptations des aides et subsides, et autorisations concernant lesdits états, soit en général, soit en particulier;
Toutes les commissions d'offices principaux, comme baillages, drossardies, ammans, grietmans, richiers, escoutettes, mayeurs et semblables étant comptables, ou ayant les droits du prince en fernie ou en admodiation;
A l'égard de l'armée, les commissions des colonels, capitaines et autres en dépendant.
Il expédioit aussi les Chartres, privilèges, pardons et les réconciliations pour villes et pays;
Toutes les patentes de reuversailles à la réception d'un nouveau prince;
Les placarts, ordonnances et édits, et les matières d'État les plus importantes.
Quant aux passe-ports et sauvei^ardes, les dépêches s'en faisoienl indistinctement par i'audiencier et par le secrétaire du conseil d'État.
Le tout conformément au règlement de la reine d'Hongrie du 7 de décembre 155L
LES SECKÉTAIP.ES d'ÉtAT.
A'^ota qu'il y en avoit pour lors deux , qui ont continué lonj;tenips, et qu'il y a eu quelquefois un seul, et quelquefois un seul en chef et un adjoint.
Leur département consistoit dans l'expédition des lettres de nomination aux évêchés, abbayes et autres premières dignités n'étant réservées au rôle du prince;
Les lettres de sûreté de corps accordées directement par le souverain ou par son gouverneur général, les comnjissions provisionnelles des gouvernenients des provinces, villes et forteresses ;
Les lettres de sauvegarde contre les logements des troupes et semblables gardes;
Toutes les lettres closes qui se dépêchoient sous la signature du gouverneur général au conseil d'État, et les apostilles qui s'y donnoient, ainsi que les autres lettres et actes pour infurmations des abbayes, et les ordonnances pour les nominations des nouvelles abbayes.
Ce règlement fait aussi le partage entre les deux secrétaires d'État.
Le premier avoit toutes les dépêches du département de Flan-
(Ire, d'Artois, Hainaut, Lille, Douay , Orchies, Tournay cl Tournaisis ;
Le second, celles de Brabanl, Limbourg, l'Outre-Meuse, Luxembourg, Naniur, Gueldre, Overyssel, Groeningbe, Onimelanden et Linghen,
Et les matières ou affaires concernant les princes ou Étals voisins.
Si ces matières concernoient quelques-unes de ces provinces , le secrétaire qui en avoit le déparlement en faisoit la dépêche.
Le premier secrétaire avoit à sa charge les affaires qui concernoient la France, l'Angleterre et la Lorraine,
Et le second le Daneniarcq , la Suède , Liège et l'Italie.
La Hollande néloit pas reconnue pour un pays indépendant.
Par le règlement de l'an 1600, fait par les Ârchiducqs, souverains de ces pays, les secrétaires du conseil d'Élat denieuièreiit réglés à deux secrétaires, à sçavoir : les sieurs delà LooetMoriensart, chacun avec un département séparé, à peu près comme par le règlement de l'an io83.
11 y avoit quelques changements à l'égard des dépêches de l'audiencier, et l'on y comprit les matières de négociations avec les états des provinces, les commissions des conseillers et autres officiers du grand conseil et des autres provinces.
Et comme il éloit seul secrétaire de guerre de ces pays, il avoit les expéditions des états et emplois de la guerre et de l'armée, depuis le inaistre de camp général jusques au capitaine, et les dépêches des passages et logements des troupes.
Mais les commissions des trois conseils d'État, privé et des finances, qui antérieurement avoientesté réservées au Roi, furent attribuées aux deux secrétaires d'État, à l'exclusion de l'audiencier.
Ainsi que les érections des terres en litres , les marques d'honneur et autres semblables, et les pains d'abbaye qui avoient été réservés au Koi.
Le règlement de l'an 1617 porte à peu près la même disposi-
lion cuire raïuiiencicr el les secréiulies d'Étal, ù regard de Texpéditiun des matières.