ACTIONE
MDCCCXXXIV.
(9) Note sur la composition et l'emploi médical de l'eau de Spa (Bulletins de l'Académie royale de médecine, t. III, 1843, p. 46). — Note sur les eaux minérales de Tongres et de JBree {Bulletins de l'Académie de médecine, t. XII, 1853).
(10) Les tables générales et analytiques des Bulletins de l'Académie des sciences n'indiquent pas moins de sept colonnes de titres au nom de Martens , et il est bien peu de Bulletins de l'Académie des sciences et de l'Académie de
médecine , qui ne contiennent un savant rapport de lui.
Voyez : Tables générales et analytiques du recueil des Bulletins de V Académie royale des sciences..., le série, Bruxelles , 1851 , p. 305.
Les rapports se trouvent dans les tomes suivants des Bulletins de l'Académie royale des sciences de Belgique :
Bull, de VAcad. roy. des sciences, t. VII, 1840, le p., p. 279; 2e p., p. 370; t. VIII, 1841, le p., p. 273; t. VIII, 1841, le p., p. 49; t. VIII, 1841, le p., p. 383; t. VIII, 1841, 2c p., p. 289; t. Xll, 1845, le p., p. 17; t. XII, 1845, 2c p., p. 134; t. XIII , 1846 , 2c p., p. 114 ; t. XIV , 1847 , le p. , p. 20 ; t. XIV , 1847 , le p., p. 71 , 75 , 168 ; t. XIV , 1847 , 2e p. , p. 449, 464; t. XV, 1848, 2c p., p. 116, 598 , 617; t. XVI, 1849 , 2e p., p. 347; t. XVIII, 1851, 2e p., p. 590 ; t. XIX, 1852, le p., p. 502, 3c p., p. 550; t. XX, 1853, le p., p. 323; t. XX, 1853, 3c p., p. 26; t. XXIÏÏ, 1856, 2e p., p. 404. — 2e série , t. II , 1857, p. 497 ; t. IV, 1858 , p. 78, 235; t. VII, 1859, p. 4, 405, 505; t. VIII, 1859, p. 153, 368 ; t. IX , 1860 , p. 7; t. XI , 1861 , p. 620 ; t. XII , 1861 , p. 238, 241; t. XIV, 1862, p. 72, 271, 353; t. XV, 1863, n» 1.
Rapports dans les Bull, de VAcad. royale de médecine , t. XIV, 1855, p. 460; t. XV, 1855, p. 108; t. XVI, 1856 , p. 397 , 603. — 2e série , t. 1 , 1858, p. 208, 301 , 585; t. II suppl., 1859, p. 4 ; t. III , 1860, p. 711 ; t. IV, 1861 , p. 17, 512 ; t. V, novembre 1862, p. 589.
(1 1) Revue catholique, t. XI, 1853, p. 208.
(12) Je dois à notre collègue, M. le professeur Henry, ainsi qu'à M. Éd. Martens les notes intéressantes qui m'ont permis de juger les travaux chimiques de M. Martens.
(13) Lettre à M. Dumas {Comptes -rendus des séances de V Académie des sciences, t. LV, p. 918, 1862).
(14) Nous réunissons ici ses travaux de chimie.
Le tome X des Nouveaux Mémoires de V Académie (1837)
contient des réflexions! sur la théorie électro-chimique de 1'aflinité et de la composition moléculaire des corps. — Dans ce mémoire , qui a été présenté à la séance du 7 février 1855 (t) et qui a été l'objet d'un rapport favorable de M. Cauchy (2), Martens cherche surtout à appliquer le grand principe de Newton, qu'il ne faut point admettre plus de causes des phénomènes naturels, que celles qui sont strictement nécessaires à leur explication. « Causas rerum naturalium non plures admilti debere, quam quae et verse sint et earum phaenomenis explicandis sufficiant. » (Princ. mathem. lib. 3.)
Tous les phénomènes de combinaison des corps s'expliquent parfaitement, dit Martens, sans l'intervention de l'hypothèse d'Ampère. Ampère avait imaginé que les molécules ont une électricité propre, et qu'une atmosphère de fluide électrique de nom contraire les entoure par influence. — Une telle hypothèse, dit Martens, ne saurait être admise que lorsqu'il y a impossibilité de se rendre raison du phénomène par les propriétés ordinaires de la matière, et il ne pense pas que ce soit le cas.
Dans le même tome X (3) nous trouvons un nouveau mémoire de Martens sur les composés décolorants du chlore. — M. Balard, de Montpellier, venait d'examiner, peu de temps après la publication du travail de notre confrère, la question de la composition des chlorures d'oxydes. — Le résultat de ces expériences conduit le savant chimiste à admettre que ces composés devaient être assimilés à des mélanges de chlorures métalliques et d'hypochlorites.
M. Martens répète les expériences de M. Balard, mais il
(1) Dullct. de VAcad. royale des sciences, tom. II , p. 5t.
(2) Ihid., tom. II , p. 199 , 1835.
(3) Sur les composés décolorants du chlore (Nouv. Mém. tom. X).
ne croit pas que les conséquences que M. Balard a cru pouvoir en déduire soient exactes; il faut plutôt continuer, dit-il, à les considérer comme de simples composés de chlore et d'oxydes métalliques. M. Martens s'en tient donc à l'ancienne manière d'envisager ces combinaisons.
Dans une note supplémentaire à ce mémoire, il rend compte d'expériences faites dans son cours de chimie , expériences qui lui semblent fournir, dit-il, encore un argument puissant contre l'opinion de ceux qui assimilent les chlorures d'oxydes aux hypochloritcs.
Dans le tom. XI nous trouvons trois mémoires de notre savant confrère. — Il avait présenté à l'Académie , dans la séance du 3 décembre 1836 , quelques observations sur la combustion lente et sans flamme de la vapeur alcoolique et de la vapeur élhérée autour d'un fil de platine incandescent (l). Il restait à constater la véritable nature des produits qu'il avait obtenus.
Il rend compte dans un premier mémoire (2) de diverses expériences curieuses et arrive à ce résultat, que le produit principal de la combustion lente de la vapeur alcoolique , autour d'un fil de platine incandescent, est de l'aldéhyde. — L'élher ordinaire, dit-il à la fin de son mémoire , s'acétilic presque entièrement par l'effet de sa combustion lente sous l'influence d'un fil de platine chauffé au rouge.
Un second mémoire traite d'une nouvelle classification chimique des corps (3).
(1) Note sur la combustion lente de la vapeur alcoolique autour d'uu fil de platine ... Bullet. de VAcad. royale des sciences , t. III , 4836, p. 420. Ibid. t. VI, 4839, 4" p., p. 95.
(i) Mémoire sur les produits de la combustion lente de la vapeur alcoolique ... Ibid., t. XI, 1838.
(3) Esquisse d'une nouvelle classification chimique des corps , Nouveaux Mémoires , tout. XI , 4858.
Les progrès immenses que la chimie a faits , comme les perfectionnements des théories chimiques , ont bien permis de classer les diverses substances d'une manière plus méthodique, mais ces classifications ne sont point, dit M. Martens , en harmonie avec les théories chimiques perfectionnées.
Il est clair, dit notre collègue, qu'il faut commencer par l'étude des corps simples et que ceux-ci se divisent naturellement en métalliques et en métalloïdes , le zirconium faisant la transition entre eux.
En premier lieu il convient d'après lui d'étudier le gaz oxygène comme étant le corps le plus important de la nature, puis les autres métalloïdes et enfin les métaux, les un» et les autres dans Tordre de leur plus grande affinité pour l'oxygène.
Thenard a divisé les métaux en six sections; mais, d'après les observations de M. Kegnault , M. Martens apporte des modifications aux divisions de Thenard, tout en conservant les six sections.
La chimie organique vient nécessairement après l'étude de la matière morte , mais les divisions que Martens a établies dans ces produits de la vie n'ont sans doute plus la même valeur qu'autrefois.
Le troisième mémoire, contenu dans ce volume, a pour objet la théorie chimique de la respiration et de la chaleur animale. Il a imprimé plus tard un travail sur le même sujet dans les Mémoires de l'Académie de médecine. — Ces Mémoires ne contiennent que des considérations générales et pqint de recherches propres (1).
(4) Théorie chimique de la respiration et de la chaleur animale , Nouveaux Mémoires t tom. XI , 1838. Sur les théories chimiques do la respiration et de la chaleur animale, Bulletins de l'Jcaaemie royale de médecine, t. IV, 1845 , p. 518.
Le tome. XIÏ des Nouveaux Mémoires de l'Académie des sciences (1839) renferme un mémoire de Martens qui a été lu à la séance du 2 mars 1839 , sur la pile galvanique et sur la manière dont elle opère les décompositions des corps. — Il tâche de démontrer dans ce travail , que la théorie de Volta doit subir d'importantes modifications , si on tient compte des dernières découvertes; et il s'efforce d'éclaircir les principaux phénomènes chimiques auxquels la pile donne lieu et qui sont restés enveloppés d'une certaine obscurité. Il avait déjà communiqué une intéressante notice sur ce même sujet dans la séance du 6 février 1856 (1).
C'est principalement du phénomène de transport des éléments du corps décomposé vers les pôles de la pile , qu'il s'occupe dans ce mémoire, et c'est bien à tort, d'après lui , que la plupart des physiciens admettent un transport réel des éléments. — Le résultat de quelques-unes de ses expériences le Conduit à sanctionner l'explication que Grothus a donnée de ce phénomène.
Ce mémoire renferme 47 pages.
En 1843, Martens communique un mémoire sur les composés décolorants formés par le chlore avec les oxydes alcalins , et revient ainsi sur une des questions dont il s'était déjà occupé à diverses reprises (3). Ce mémoire occupe 67 pages , dont 4 sont consacrées aux conclusions (3).
À propos d'un travail sur la polarisation voltaïque du fer, par M. Beetz, inséré dans les Annales de Poggendoff , notre savant confrère se livre à des expériences sur ce
(1) Bulletins de V Académie des sciences, tome III, 4856, p. 52.
(2) Peu de temps auparavant, il avait cueore présenté à l'Académie deux notices sur ce sujet :
Bulletins, tome IX, 1842, 2« p., p. 180; t. X, 4845, \* p., p. 103.
(3) Mémoire sur les composés décolora uls, formés par le eblore avec les oiydes alcalins (Nouveaux Mémoires, toni. XVII, 4844).
phénomène , ayant à sa disposition , ajoute-t-il , un excellent ga!vano-muUiplicateur,construit par M. Ruhmkorff.
Il est tout frappé de la différence de ses résultats d'avec ceux obtenus par M. Beetz , et , soupçonnant que le fer , exposé à des températures plus ou moins élevées, pourrait bien être modifié dans sa puissance électro-motrice , il a chauffé les fils au-dessous du rouge obscur , puis au rouge vif, et il a reconnu à la fin que toutes les fois qu'on change d'éloctrolyte, les relations électriques du fer bleui, que Ton a dé préparé ou rendu actif par une forte friction , ne sont plus les mêmes par rapport au fil de fer poli ordinaire.
Ce mémoire a été lu à la séance du 5 avril 1845. — Mémoire sur la force électro - motrice du fer {Nouveaux Mémoires , tom. XIX, 1845).
De 1840 à 1845 il s'occupe à diverses reprises de la passivité du fer et des métaux , et de l'action de la pile galvanique. Les tomes IX, X et XI des Bulletins contiennent différentes notices sur ce sujet (1).
Nous donnons en note les titres de quelques autres notices (2).
(4) Recherches sur les causes productrices de la passivité des métaux. Bullet. de VAcad. royale des sciences, t. IX, 4842, î* p., p. 527; ibid. , t. X , 4843 , 2« p., p. 406; ibid , t. XI, 1844, *• p., p. 183.
(2) Note sur la constitution de l'acide chlorhydrique liquide, Bullet. de VAcad., 1» série, t. XIV, 4847 , 4" p., p. 441.
Réflexions sur une notice de M. Leroy, ibid., t. IV, 4857, p. 85, «85 et 322
Notice sur les caractères chimiques des chlorures de soufre , ibid., t. IV, 4837, p. 84.
De l'influence de la cohésion et de la masse des corps sur les réactions chimiques, ibid., t. VI, 1839, 2- p., p. 49, 449.
Sur les sons produits par la flamme du gaz hydrogène dans les tubes, ibid., t. VI, 1859 , 2« p., p. 442.
De la théorie électro-chimique dans ses rapports avec la loi ♦ des substitutions, ibid., t. XVII, 4850 , V p., p. 588.
(15) Nous recueillons ici ses publications sur le règne végétal.
La première communication de M. Martens sur la botanique date de février 1857. C'est une
Notice sur un cas d'hybridité dans les Fougères {Bulletins de l'Académie royale, tom. IV, 1837, p. 47).
Notice sur quelques nouvelles espèces des plantes indigènes de l'Amérique Septentrionale (Tbid., tom. VIII, 1841, le p., p. 65).
Note sur un phénomène de végétation extraordinaire (Ibid., t. VIII, 2e part., p. 112).
Mémoire sur les fougères du Mexique {Nouveaux Mémoires, vol. XV, 1842).
Ce mémoire comprend les descriptions et les figures de 58 espèces nouvelles sur 183.
La description des plantes phanérogaraiques rapportées du Mexique et décrites par Martens et H. Galeolti, se trouve dans les bulletins suivants de l'Académie sous le titre : Plantes phanérogamiques découvertes au Mexique par Ga-
Sur les piles à acides et alcalis séparés par des corps poreux, ibid., t. XVIII , 185! , 2« p., p. 14.
Sur les décompositions électro-chimiques, ibid., t. XIX, 1852, 3# p., p. 302.
Sur l'origine de la nature du calorique, ibid., t. XXI, 1854, lr* p., p. 149.
Note sur la décomposition électro-chimique de l'acétate du plomb, ibid., 2* série , t. III , 1857, p. 204.
Sur les différences de caractères des radicaux multiples et des composés dualistiques, ibid., t. V, 1858, p. 4C6.
Considérations sur la nature des corps simples, ibid., t. XI, 1861, p. 193.
Sur l'origine de l'électricité dans les piles, ibid., t. XIII, 1862, p. 36.
Sur les radicaux multiples... ibid., t. XIV, novembre 18G2, p. 356.
leottL Enumeratio Synoptica planlarum phanerogamicarum ab H. Galeotti in regionibus Mexicanis collectarum auctoribus M. Martens et H. Galeotti. Il y est décrit 434 espèces nouvelles sur 951 qui y sont signalées.
Bulletins de V Académie royale des sciences, t. IX , le p., p. 536, 1842; t. IX , 2e p., p. 32 et 372, 1842; t. X, le p., p. 110,208, 341, 1843; t. X, 2e p., p. 31, 178, 302, 1843; t. XI, le p., p. 121, 227, 355, 1844; t. XI, 2e p., p. 61, 185, 139, 1844; t. XII, le p., p. 129, 1845 ; t. XII, 2e p., p. 15, 1845; t. XII, 2e p., p. 257, 1845.
— À la séance du 1«T avril 1843, Martens faisant diversion à ses travaux de botanique descriptive, communique le résultat de ses recherches sur une question de physiologie de la plus haute importance. — Celte notice est intitulée : Recherches sur les causes de la mort naturelle (1). — Il observe qu'avec l'âge les feuilles des arbres en général deviennent à la fois plus dures, plus coriaces et moins succulentes, que les substances inorganiques viennent étouffer la vie de la matière organisée, comme si un des règnes, dit Martens, devait être hostile à l'autre. — Se livrant ensuite à des recherches sur le cœur, et voyant la partie inorganique insoluble augmenter dans les quarante premières années de la vie, il est prudent, d'après lui, de renoncer, à un certain ûgc, à l'usage de la bière, la bière comme le pain contenant des phosphates calcaire et magnésien ; il faut favoriser en même temps chez les vieillards les excrétions urinai res.
Nous avons un grand respect pour les travaux des chimistes, mais nous doutons beaucoup que les bons conseils de l'hygiène doivent être dictés par les observations néces-
(1) Bulletins de VAcud. des sciences, t. X, 48*3 , 4- p., p. 357. Considérations sur les causes de la mort génile {Bull, de VAcad. de médecine, t. II, 4843, p. 409.
sairement un peu grossières des laboratoires chimiques.
M. ie professeur Vrolik , père , avait cru devoir réclamer la priorité relativement à ces observations sur les causes de la mort naturelle.— En 1796 le savant naturaliste d'Amsterdam avait publié un mémoire sur ce sujet sous le titre de : Dissertatio medico-botanica sislens observations de foliatione vegetabilium , necnon de viribus plantarum ex principiis botanicis dijudicandis. M. Martens n'a pas de peine à prouver que ce travail est entièrement différent du sien et que sa lecture n'aurait même pas pu le conduire à l'examen des faits qu'il a cherché à constater {Bulletins de V Académie royale, t. XI, le p., p. 5).
— Sur la maladie des pommes de terre {Bulletins de V Académie royale, 1845, t. XII , 3e p., p. 356).
Lorsqu'en 1845 le terrible fléau de la maladie des pommes de terre éclata en Belgique, Martens ne resta pas indifférent à la marche de cette peste végétale et il communiqua le résultat de ses observations au mois de novembre 1845. — D'après lui la maladie des pommes de terre présente tous les caractères d'une affection contagieuse , et il se demande quelle est la nature de ce germe délétère , qui menace de troubler l'ordre'social en plein dix-neuvième siècle.
Les nombreux, mémoires qui ont été envoyés au concours général qui a été institué par le gouvernement, n'ont pas beaucoup contribué à l'élucidation de ce singulier et redoutable phénomène. Voir encore sur ce sujet :
Bulleu de l' Académie royale des sciences, t. XIV, 1847, le p., p. 71 , 75, 168.
— Recherches sur la coloration des plantes {Bull, de l'Académie royale des sciences, t. XX, 1855, le p., p. 197; t. XXII, 1855, le p., p. 157).
En 1853 Martens dirige son attention vers un autre point
de la science. Il se livre à des recherches sur les couleurs des végétaux. — Los deux seules couleurs fondamentales ou primitives dans les plantes sont, d'après lui, le bleu et le jaune. Toutes les autres couleurs dérivent de celles-ci. — C'est peu de temps après que Marlens avait lait sa première communication à l'Académie de Bruxelles, que M. Filhol a reconnu ce fait curieux , que dans les fleurs blanches on trouve un principe organique colorable en jaune par les alcalis. — M. Martcns en répétant et en variant les expériences de M. Filhol trouve ensuite que ce fait est beaucoup plus général et que toutes les parties superficielles ou sous-épidermiques des plantes renferment ce principe colorant jaunâtre.
—Note sur les falsifications de la farine [Bulletins de V Académie royale des sciences , t. XIV , 1847, 2c p., p. 60, 402 ; t. XVII , 1850, le p., p. 197; t. XIX, 1852, 2c p., p. 325).
De 4846 à 1852 Martens s'occupe d'une autre question nou moins importante , sinon au point de vue de la science, au moins sous le rapport de l'hygiène. Par suite du prix élevé qu'avaient atteint la farine et d'autres denrées alimentaires, la falsification s'était élevée tout d'un coup à des proportions effrayantes et on demanda à la chimie le moyen sûr de distinguer les mélanges. Le microscope même d'après M. Martens est impuissant dans cette circonstance et d'après lui il est indispensable de recourir à des moyens purement chimiques. Il est possible qu'on ait exagéré l'importance du microscope , mais personne ne contestera aujourd'hui que le microscope ne porte un puissant secours à celui qui sait s'en servir.
Il n'est pas trop de tous les moyens d'investigation pour découvrir ces fraudes qui vont aujourd'hui jusqu'à faire du vin sans raisin , de la bière sans grain.
Nous joignons ici le litre de quelques autres publications.
Mémoire sur l'acclimatation des végétaux exotiques [Magasin d'horticulture de R. Courtois, t. I, Liège 1833).
Calendrier pour la floraison d'après les observations faites à Louvain en 184! {Nouveaux Mémoires , vol. XV, 1842).
Observations sur les mémoires envoyés au concours de 1846 relatif au défrichement, etc. {Bulletins de l'Académie royale des sciences, t. XIII , 1846, 2e p., p. 153).
Réflexions sur la question de la libre entrée des céréales en Belgique {Journal d'agriculture pratique de Morren , t. I, 1848, p. 365).
De l'analyse des sols dans ses rapports avec l'agriculture (Ibid., t. III, 1850, p. 433).
En 1847 il proposa au concours de l'Académie royale de Belgique les deux questions suivantes :
Première question. — L'absorption des gaz et de l'humidité par les feuilles des plantes ayant été mise en doute par des botanistes distingues , on demande de déterminer, par des expériences, si cette absorption est réelle ou seulement apparente, et de quelle manière les divers gaz et la vapeur d'eau répandus dans l'atmosphère peuvent influer sur la végétation.
Deuxième question. — Les céréales et autres plantes exigeant beaucoup d'engrais azotés, on demande de faire connaître la valeur agricole relative des diverses substances azotées qui peuvent être employées comme engrais, et entre autres, celle des eaux ammoniacales empyreumatiques provenant des usines à gaz , celle du guano , du fumier des étables , etc.
(16) Il y a un Salvia Martensii de M. Dunal, un Achimenejs Martensiana de M. Walpers , un Polypodium Martensii de M. Mettcnius, un Selaginella Martensii de M. Spring, etc.
(17) Pharmacopœa belgica nova et Nouvelle Pharmacopée belge, 2 vol. in-8% Bruxelles 1855, en collaboration de MM. de Homptinne, Mareska et Sauveur.
( Mfi )
(18) Notice sur la vie et les ouvrages de Joseph Rega (Annuaire de l'Université catholique, 1840, p. 159, et Annuaire de 1847, p. 217).
Eloge de Rega {Bulletins de l'Académie royale de médecine de Belgique, t. II, 1843, p. 823, et Mémoires de V Académie royale de médecine de Belgique, 1. 1 , 1846).
Notice sur Servais Augustin de Villcrs , docteur et prof, en médecine [Annuaire de l'Université catholique , 1841 , p. 125).
Notice sur Jean François Favelet , docteur et prof, en médecine (Ibid., 1841, p. 131).
(19) M.Martcns était :
Membre honoraire de la Société de médecine de Liège (24 mars 1829).
Membre correspondant de la Société de médecine de Louvain [Societas medica Lovaniensis) , 12 juin 1825.
Membre de l'Académie des sciences de Bruxelles, 15 décembre 1835.
Membre honoraire de l'Association des pharmaciens du nord de l'Allemagne , 2t octobre 1839.
Membre de l'Académie de médecine de Belgique, 19 septembre 1841.
Membre correspondant de la Société de médecine d'Anvers, 21 mars 1840.
Membre correspondant de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale à Paris, il novembre 1846.
Membre du Cercle médico-chimique et pharmaceutique de Liège, 15 mai 1853.
Membre de la Société médicale de Verviers, 4 juillet 1845.
Membre de la Société scientifique et littéraire du Limbourg à Tongres, 13 février 1852.
Membre honoraire de la Société vaudoise des sciences naturelles de Lausanne, 22 avril 1846.
Membre correspondant de la Société d'horticulture de St-Pétersbourg, 1860.
Membredela Sociétéde botanique d'Anvers, 9 février 1859.
Nous joignons ici les litres de quelques autres notices :
Réflexions sur l'organisation du jury d'examen pour les grades universitaires (Revue catholique, t. XII, 1854, p. 726).
Note sur l'emploi d'un nouveau dépilatoire dans la teigne {Bulletins de l'Académie royale de médecine, t. III, 1844, p. 60G).
Mémoire sur les médicaments ferrugineux {Mémoires de V Académie royale de médecine, t. II, 1850, p. C31). Le Journal d'agriculture pratique, t. IV, p. 305, contient un extrait de ce mémoire sous le titre : Notice sur un procédé de rendre le pain blanc de froment plus nutritif.
Rapport sur la définition du médicament et du remède secret {Bulletins de l'Académie royale de médecine, t. V, 1846, p. 687).