‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 100 sur 362 · Apprenant le nom de Palamède, Tristan le défie et · texte numérisé non relu

Apprenant le nom de Palamède, Tristan le défie et

1 . Ici 757 passe tout à coup au combat de Tristan avec Lancelot au Perron Merlin (§ 203) : (f° 26 b) Or dit H contes ci endroit que si comme T. alendoit Pal. por fere la bactaille que il avoient enprise, au point tôt droit que il estoit devant le perron Merlin, a tant ez vous devers Camaa-

lot venir un chevalier c'est Lancelot. (Les dern. mots à partir d'au

point = 334, qui donne de devers au lieu de devers; v. plus loin.) Nous comblerons cette lacune, non indiquée, par les aventures qui, dans 334 et les autres, aboutissent au combat du Perron Merl. ; pour le chevalier inconnu, cf. § 200 note.

2. Ce qui suit jusqu'au combat du Perron Merlin est donc d'après 334 et les autres; pour ce qui précède dans ces mss., v. § 192 a.

veut se battre sur-le-champ ; mais Palamède lui fait observer qu'il est trop blessé pour subir en ce moment un combat pareil et propose de fixer un rendez-vous où leur bataille puisse être jugée par deux ou trois bons chevaliers. Tristan trouve ce moyen excellent et indique le Perron Merlin, près Tristan etPalade Gamaaloth, où ils devront se trouver dans quinze jours ; et Perron Merlin a ce s'acordent enme .11. — Mais Palamède fera défaut, comme rencar on l'emprisonnera, et Tristan trouvera à sa place Lancelot, avec qui il se battra et qui l'amènera chez Arthur1. — Puis Tristan se fait raconter la querelle avec Brehus et ses compagnons. De Lancelot, Palamède ne sait rien ; Tristan lui parle du dernier tournoi : « J'y suis allé , dit-il , pour trouver Lancelot, qui est en queste pour moi et je pour lui. » — Ils partent ensemble : Palamède a l'intention de se rendre à un château pour y être soigné.

197. Dans la forêt, près d'une fontaine, ils trouvent un chevalier qui dort. « Faut-il le réveiller? demande Tristan. — Certes, oui ; nous causerons et aprendrons par aventure aucunes nouvelles de lui. » — Tristan crie alors au dormeur : « Sire chevalier, esv cilliez vos! assez avés dormi a ceste foiz. » Le chevalier s'arme vite, monte à cheval et demande lequel des deux l'a réveillé. « C'est moi, dit Tristan ; cependant je ne le fis pas pour mal de vos ne pour deshonnour, ne nul mal n'i entendi. » Le chevalier, sans répondre, s'élance vers Tristan, ns sont abattus

Qu'il renverse, avec son cheval ; ensuite il désarçonne et blesse Par un cheva-

,,. , P , , . t., , , lier inconnu.

Palamède et s éloigne à fond de train. Palamède dit qu il a

déjà vu, en une autre occasion, cet inconnu accomplir une grande prouesse, qui était bien au niveau de celles de Tristan, mais qu'il n'a jamais pu savoir son nom. Tristan se propose de tout faire pour apprendre qui il est. Palamède veut s'arrêter au premier hôtel venu à cause de ses blessures ; il promet encore une fois d'être au Perron Merlin à point nommé. Tristan lui demande s'il pense pouvoir le vaincre : « Je sais bien, répond Palamède, que vous êtes meilleur chevalier que moi; mais j'espère que mes forces grandiront au point d'égaler les vôtres ; je serai plus fort dans un combat contre vous que contre un autre. »

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