Cette dernière remarque pas dans
2. Ainsi 335; 750; 103; 100, 97, 102 ; Hunesom 334 ; Humeson 99, 94; Humesom 349; Homesum 776 (lac. dans 104). — Onesun Tav. Rit; (p. 481, Unessu.)
3. Dans la Tav. Rit. il triomphe ensuite du neveu de Lucan le grand, qui le prend pour Lancelot, son ennemi mortel, et qui, envoyé prisonnier à Camaaloth par Trist., se jette à l'eau. Puis Tr. arrive à la Roche dure.
4 . Dans 334 et les autres il y a une conversation entre Tristan et le vavasseur, qui le prie de lui nommer deux ou trois chevaliers plus preux qu'Hector. Tristan nomme Lancelot, Bohort et Blioberis ; il ajoute Gaheriet, quant à l'épée : — Gaheriet vaut « deux Gauvains; » — enfin Lamorat, qu'il a éprouvé n'a pas encore gramment de temps.
5. L'histoire de cette lance, qui se retrouve dans le récit de la mort de Tristan, voy. § 546, figure dans 103 aussi, bien que ce ms. donne la mort d'après' la version des poèmes (Tr. mourant en Pet.- Bret.). — La Tav. Rit. fait apporter la lance à Marc plus loin (voy. § 535 d, note.)
6. Dans 334, 750 et les autres, le récit du tournoi de la Roche dure est abrégé. Après avoir parlé des fueilliees, dont il y a plus de trois cents, et de Guenièvre, qui a arrangé ce tournoi à l'instigation du roi, par dieu et par envoisetire, ces mss. poursuivent ainsi (334, f° 288) : Que vos diroie je ? A celui tournoiement le fist si très bien Trystram que ce fu merveilles a veoir, et tant bien se prouva que se il a l'autre assemblée l'avoit bien fet, encore le fist il assez mielz a ceste. Mes pour ce que ce
sont dans le château ; la reine n'avait du reste entrepris ce tournoi que parce que le roi le lui avait ordonné par jeu et par envoiseûre. Tristan ne veut pas aller au château et refuse de suivre une demoiselle qui arrive et qui offre de l'y conduire pour lui faire faire la connaissance du roi. Il trouve Agloval 1 et reste avec lui dans une des foillies dressées à l'occasion du
1. Adriano = Driant, Tav. Rit., qui représente le tournoi essentiellement comme 757.
seroit trop grant aloingne de deviser tous les fès que T. ftst en celui tournoiement ne vos en deviserai je pas gramment a ceste foiz (a) , car desus une autre matière me couvient a torner; mes totes voies vos deviserai je un pou de celui fet (6), et puis si vos dirai la grant bataille et la grant merveille qui fu entre Tr. et Lanc. du lac la ou il s'entracointierent premièrement. Gelé ne fu mie bataille de moquerie, et pour ce la vos deviserai je en mon livre, car ceste chose si fet moût bien a ramentevoir devant touz preudeshommes (c).
,wj x- 1-ccjl 192 a. Tristan veinqui la vespree du tournoiement: on appelle son Rédaction diffé- ,, , A * . r , , ." n ,"J
rente. ecu * cu frange. Au soir, on en parle au château, et Guenievre com-
prend que cet écu a été fait pour nuire à elle et à Lancelot. Elle ne peut cependant se dispenser d'aller au tournoi le lendemain. Lancelot n'y est pas ; il est toujours en quête de Tristan. Pendant qu'ils admirent les exploits de ce dernier, une demoiselle, envoyée par Morgain, arrive et dit à Arthur que cet écu représente sa honte; puis elle se sauve. Le roi veut savoir la vérité de cestui escu par celui meesmes qui le porte, et il se décide à aller trouver le chevalier quand le tournoi sera fini : lors le savra il par force ou par amours. L'inconnu se distingue toujours ; Arthur ne peut le prendre pour Tristan, qui est, lui a-t-on dit, en Petite-Bretagne avec Iseut aux blanches mains. Il se fait armer et s'en va vers la forêt, accompagné d'Ivain et de deux écuyers, après avoir fait couvrir son écu d'une housse vermeille. La reine s'aperçoit bien de ce départ et exprime ses craintes à Hector, qui est venu au tournoi dans l'espoir d'avoir des nouvelles de Tristan. — Les rois d'Ecosse et d'Irlande sont vaincus, et Tristan part ; il s'avance vers la forêt, etc., comme dans 757, mais, ayant raconté le retour d'Arthur avec Ivain au château, 334, etc. disent (d) : De celui fet ne fist il pas mencion ; et nonpourquant il fu seû; et si lesse ore li contes a parler a tant du roy et retourne a Trystram, qui chevaucha ça et la et trouva meintes aventures, que je ne vos deviserai pas a cestui point [e). Il a beau demander partout des nouvelles de Lancelot : personne ne sait lui en rien dire (/) .
a. Dans 750, t» 304, le rédacteur dit qu'il veut abréger parce que tout cela se trouve dans la grant histoire si soufisamment qu'il n'est mie mestier que nos en cestui livre le devison; car sor une autre matere, etc.
b. Non porquant, totes voies vos deviserom nos tin poi de cal. f., por ce qu'il apartient a nostre matere, et puis, etc., 750.
c. Dans 103 ces remarques sont très abrégées.
d. Lacune dans 776 depuis la défaite d'Arthur jusqu'au combat de Palamèdc contre les neuf chevaliers (§ 195).
e. Ce sont, à en juger par 757, la défaite de Gauvain et le séjour chez Auguste.
f. Pour ce qui suit dans 334 et les autres, v. § 195.
tournoi, en lui défondant de demander de son estre. Il lui donne des nouvelles de Lamorat, son frère.
Le lendemain, Tristan, ayant entendu la messe dans un ermitage voisin, va sans Agloval, qui veut rester chez lui, se mêler aux joutes des chevaliers nouveaux. Il est accompagné de Gouvernai et d'un autre écuyer. Ayant abattu dix-sept chevaliers Tristan se diset le roi des Cent Chevaliers, Tristan, qu'on appelle le chevalier a Vescu estrange, part suivi de Gauvain, qui le prie de se nommer et d'aller voir Arthur : Tristan refuse l'un et l'autre, et à la cour on ne parvient pas à deviner qui il est ; Mordret croit que c'est Lancelot, ce que nie Gauvain, qui est surtout étonné de l'écu vert, pareil écu n'ayant jamais été vu en Logres. Tristan retourne aux faillies. A Agloval il dit ignorer qui a été le vainqueur du tournoi. Un [valet vient annoncer l'arrivée à la cour de Gaheriet, qui avait raconté qu'il avait rencontré Lamorat et que ce dernier se trouverait au tournoi le lendemain; cette nouvelle fait grand plaisir à Agloval. Le messager aperçoit 1 ecu vert, et apprend à Agloval que celui qui le porte s'est distingué plus qu'aucun autre au tournoi. Agloval reproche à Tristan de se dissimuler à lui, mais Tristan nie tout et persiste à garder l'incognito. Le valet, retourné à la cour, où on parle beaucoup du chevalier à l'écu étrange, apprend au roi ce qu'il sait sur ce chevalier. Une demoiselle envoyée par Morgain vient prédire au roi que sa honte approche ; elle part après lui avoir promis de lui expliquer cela le lendemain. Le roi fait compter ses chevaliers : ils sont au nombre de trois cents, tandis que l'autre parti en compte plus de cinq cents.
Le lendemain, la bannière de la Table Ronde — pour les tournois, non mie la baniere des mortex bactailles — est portée par Gaheriet. La reine, avec plus de deux cents dames, est aux loges; elle se désole de l'absence de Lancelot. Lamorat arrive avec le valet à la cotte mal taillée et quatre écuyers. Lamorat arrive Les deux chevaliers, qui portent des armures noires, se font avec Brunorbeaucoup remarquer par leur prouesse ; cependant on les trouve inférieurs au chevalier à l'écu étrange. La reine, qui ne sait pas ce qu'on vent dire, demande et reçoit des détails sur ce personnage ; ce qu'on dit de l'écu vert l'effraye beaucoup. Le roi d'Ecosse abat Lamorat et joute ensuite avec Brunor : ils s'abattent l'un l'autre. Les hommes du roi d'Ecosse s'emparent de Lamorat et de Brunor ; le roi les fait remettre en liberté. Les Ecossais chargent le parti d'Arthur si durement qu'ils le
repoussent, mais bientôt ils doivent se retirer devant le choc des compagnons de la Table Ronde, jusqu'à ce que le roi d'Irlande avec ses hommes, leur venant en aide, arrête les chevaliers d'Arthur. A ce moment arrive Tristan, dont l'écu étonne tout Arthur rensei- le monde. La demoiselle de Morgain reparaît et dit au roi que parunedemoU cet ^cu représente sa honte. Arthur ne comprend pas, et la selle de Mor- demoiselle s'esquive. Guenièvre est très effrayée. Tristan abat
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le roi d'Irlande, et excite l'admiration générale par sa bravoure ; Gauvain et Keu le trouvent aussi preux que Lancelot. Mais le roi Arthur, que les paroles de la demoiselle ont fort inquiété, se fait armer et va avec Ivain et deux écuyers se poster
Arthur et Ivain dans la forest, où il prévoit que Tristan passera ; il a fait couabattus par . , ,, . .11 /-. -, -i» Tristan qui vrir son ecu d une housse vermeille. Guenièvre, qui 1 a vu par-
abandonne \\v^ a fort peur et en parle à Hector. Cependant, le parti d'Irlande est vaincu, et Tristan part furtivement ; il se dirige vers la forêt où Arthur l'attend ; Guenièvre, très inquiète, prévoit une joute et, dit-elle à Hector, « mes cuers me devine bien que corrouz en avendra. » Tristan refuse de se nommer, mais consent à dire qui lui bailla l'écu et raconte comment il a reçu cet écu, qu'il ne portera plus désormais ; il ignore, dit-il, la senefiance des y mages. Le roi lui demande comment il connaît Morgain, et Tristan répond qu'il ne la connaît que pour avoir été logé chez elle une nuit par hasard ; quant à l'écu, il assure ne l'avoir porté que sur la prière de Morgain. Le roi lui ordonne de se nommer ou de soutenir une joute. Tristan, indigné, traite le roi de villain chevalier, déclare qu'il n'est pas aussi fatigué qu'on a l'air de le croire, et choisit la joute, en se faisant, donner par Gouvernai une lance prise au tournoi. Le roi et Ivain sont désarçonnés : « Mon orgueil m'a trop entraîné», dit Arthur à Ivain. qui prétend n'avoir accompagné le roi qu'à contre-cœur et pour ne pas le désobliger. Ils retournent au château; l'on fait fête à Lamorat, qui est à la cour avec Aglovalet tous les autres frères. Le roi, ayant exprimé son regret de l'absence de Lancelot, raconte comment il vient d'être renversé par le chevalier à l'écu étrange. Agloval, engagé par Arthur à dire le nom de ce chevalier, déclare ne pas le connaître : tout ce qu'il sait, c'est que l'inconnu est aussi beau et un peu plus grand que Lancelot, et que c'est par lui qu'il a eu des nouvelles de son frère Lamorat. A ces mots, celui-ci sourit, et, pressé par le roi, il leur apprend que le chevalier à l'écu étrange est Tristan, dont il raconte les exploits dans l'île au pont de fer. Le
roi se désole d'avoir laissé échapper Tristan : « Si Lancelot avait été ici, dit-il, il n'aurait pas manqué de le ramener '. »
193. Tristan se loge chez une dame, qui lui raconte qu'elle hait Gauvain, qui a tué son mari. Tristan remplace son écu par un autre, laissé au château par un chevalier nouveau ; cet écu est plus blanc que noif, a une bande d'azur de travers. La dame décide Tristan à rester deux jours pour se faire soigner. Le lendemain matin, comme il se promène devant la porte avec la dame et Gouvernai, Gauvain vient à
passer. Tristan joute avec lui pour venger son hôtesse, et est Tristan triomsur le point de le mener a outrance, lorsqu'ils sont séparés vain, par Hector, qui survient et qui les ramène à la dame, devant laquelle Gauvain reconnaît ses torts en lui rendant son épée. Elle lui pardonne, et Hector part avec Gauvain, qui se fait soigner dans une abbaye peadant un mois (757, f° 24). Hector le quitte le lendemain ; il cherche son frère Lancelot, sur qui cependant il ne peut avoir aucun renseignement.
194. Plus tard, Tristan se loge chez Auguste, un chevalier, Tristan et Auqui veut le faire tomber dans une fosse profonde et pleine de guste. vermine pour venger la mort du Morhout, son cousin; il lui
fait part de son dessein sans se douter qu'il parle à Tristan luimême. Au départ, Tristan le décide à l'accompagner en lui promettant de lui faire trouver son ennemi : il se fait connaître et invite Auguste à jouter, mais celui-ci n'a garde d'accepter : il crie merci à Tristan, qui l'épargne et s'en va.
Auguste, admirant la générosité de Tristan, raconte cet événement à Mordret, qui, allant à la cour, vient se loger chez lui. Le lendemain, Mordret trouve Blioberis : ils joutent sans se connaître, et Mordret est désarçonné. Lorsqu'ils se sont nommés 2, Blioberis demande des nouvelles de Tristan, et Mordret lui fait part de ce qu'Auguste lui a raconté. Blioberis va chez ce dernier pour savoir quel écu Tristan porte. Mordret si; rend à Camaaloth ; il ne peut renseigner le roi sur Lan-
1. Dans la Tav. Rit. Trist. trouve maintenant Arpinel, qui promet de le conduire à la tour de Garados ; ils se logent chez Adonain, qui les suit en s'obstinant à savoir le nom de T. Il est délivré par lui de son ennemi mortel, et Carados est vaincu au Pin; cela est raconté dans nos mss. bien plus loin, v. § 461 ss.
2. « Jamais, dit Blioberis, je ne cachai mon nom à qui me le demanda. »
celot, toujours absent, mais il lui dit ce qui est arrivé à Auguste, et la cour admire la cortoisie de Tristan. Arthur déclare qu'il ne sera jamais content qu'il n'ait et Tristan et Lancelot dans son hôtel l.
Triamède luttant *^" Tristan 2 arrive devant une tour appartenant à Brehus contre Brehus sans Pitié et y voit, luttant contre neuf chevaliers, Palamède, nersUIt cheva" qu'il ne peut reconnaître aussitôt, parce que l'écu de ce chevalier est en pièces. Voici la cause de la bataille : au matin, Palamède avait trouvé près d'une fontaine une demoiselle, assise auprès du cadavre de son chevalier, tué la veille au soir par Brehus. La demoiselle était restée là toute la nuit, si espoventee durement que a pou que ele riestoit morte de paour; elle n'osait bouger, ne sachant pas quel part ele deiïst aler. Pendant qu'elle demenoit le duell de son ami, Palamède était arrivé et avait offert de l'accompagner. On avait passé devant la tour de Brehus, qui 'a celui point estoit devant sa porte touz armez, pour savoir se il pourvoit trouver mal a fere. Ayant désarçonné Palamède, en le surprenant a la traversse, sans dire mot, il avait tué ensuite la demoiselle. Palamède aurait bientôt puni Brehus ; mais les huit chevaliers qui faisaient compagnie au meurtrier dans la tour lui avaient prêté secours. Palamède est sur le point de succomber, quand Tristan intervient ; à la remarque de Brehus que cette affaire ne le regarde pas, il répond que les chevaliers doivent défendre les faibles contre les forts, maintenir la loyauté et empêcher les injustices partout où cela est en leur pouvoir. Mais il a beau
Brehus et ses dire : on assaille Palamède de plus belle. Tristan alors se mêle compagnons .,,..,, . f * . x-. « a -,
battus. a la bataille, et ses coups font fuir Brehus et ses suppôts dans
la tour, dont ils ferment sur eux la porte.