Ici reprend le ms 12599 (cf. p
5. Ainsi 12599, 750, 335. — 334 et les autres seulement : en prison.
6. Fin de la lacune de 757, v. § 194 note. Au lieu de ce combat la Tav. Rit., qui le raconte bien plus loin (p. 442 ss), donne, après la défaite de Garados (v. plus haut) l'épisode de Lasancis [aux armes enchantées. Puis Tr. retourne en Corn., v. § 253, fin, note.
203. (757, f° 26 b, e. 1. a.) Tristan le prend pour Palamède Combat au Peret le défie. Ils s'abattent l'un l'autre. Suit une lutte formi- av™n Lancelot. dable à l'épée; chacun des deux est vivement étonné de la bravoure qu'il trouve chez son adversaire. Ils sont obligés de faire une halte pour se reposer. — Gouvernai n'y comprend rien : ce ne peut être, pense-t-il, un chevalier qui se bat avec Tristan , ainz est ennemi qui c'est mis en guise de chevalier l ; il n'est cependant pas plus émerveillé que les chevaliers euxmêmes. — Lancelot prie Dieu de ne pas le laisser déshonorer a cestui point ; il est déjà fortement blessé, et de T. redi ge que iln'estoit mie {du tout 334) si sainz que il n'eûst a celui point greignor 2 mestier de reposer que de combatre. Et neporquant se nos dit 3, bien Vestoire 4 que Trystram en avoit auques le plus [bel], si comme celui qui le meins avoit perdu de son sanc et qui meins avoit de plaies; et nonpourqua?it, pour la très grant bonté que il avoit trové en Lanc. , avoit il si grant talent 5 de lui conoistre{ï° 27)... qu'il le prie, en lui faisant compliment de sa prouesse, de lui dire son nom 6. Lancelot répond à voix basse, à cause des coups Conversation
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qu'il a reçus : il se dit inférieur à son adversaire et se nomme. saires. Tristan, enchanté de l'avoir trouvé, lui rend son épée; mais Lancelot s'agenouille et se déclare vaincu à son tour. Après une lutte de générosité, ils échangent leurs épées, s'embrassent, vont s'asseoir près du Perron et se regardent longtemps. Enfin Lancelot dit à Tristan : « Que pensez- vous de l'amour? » Tristan est un peu surpris de cette question, après le travaill et la paine qu'ils viennent de souffrir. Lancelot dit que la joie d'avoir trouvé Tristan lui fait oublier tout le travaill et qu'il ne pense qu'à ce qui lui tient plus au cuer, c'est-à-dire l'amour. Et qui en sait plus long que Tristan? « Amour, répond Tristan, est moût diverse {a nous deux 334) ; pour moi, c'est une marrastre 7, pour vous une mère vernie; moi je vis toujours en douleur, et vous en joie. » — Lancelot est iriez 8
1 . 334 : Je cuit que c'est aucuns anemis qui s'est mis en la guise a un chevalier.