Confusion dans
2. Il n'a pas encore été raconté que Gauvain cherche Tristan.
3. Pas raconté. Il y a peut-être ici quelque confusion avec ce qui est raconté à l'occasion du passage des amants devant Camaaloth (§338 ss; cf. § 343 note). 42599, f° 112 a, ajoute: Et qui ces tui fait, dont je vos fais orendroit mention, voldra veoir tôt apertement si preigne le livre de monseignor Rob. de B., quar cil le devise tôt clerement, et por ce que il le devise en celui livre, ne le voill ge mie deviser ou mien, quar ce que messire Rob. de B. devise ne voill je pas deviser autre foiz.
k. Et de ce savroient il trop volentiers la vérité 757, mais 334 : Et de ce seront il trop joieus, se ce estoit veritez.
moment la reine arrive. Lancelot présente Tristan, qui est salué avec joie. Arthur lui fait promettre, comme un don, de rester à la cour. Tristan proteste d'abord en disant qu'il a allors trop a fere, mais le roi insiste, et comme la reine joint ses prières à celles de son époux, Tristan consent. Arthur rappelle que le nouveau venu est le fameux chevalier qui a vaincu le tournoi des châteaux des Pucelles et de Roche dure. « A présent, dit Gauvain, notre roi peut se vanter d'une chose bien extraordinaire ; c'est d'avoir chez lui les deux meilleurs chevaliers du monde, Lancelot et Tristan. — Ce n'est pas le premier honneur qu'ait eu mon hôtel, répond Arthur, car, grâce à Lancelot, j'eus jadis avec moi le célèbre Galehout. » Tristan et Lancelot sont soignés ; ils sont fortement blessés, mais leur grant cuer ne leur permet pas d'en faire semblant.
206. Suivant la coutume, lorsqu'un chevalier est élu compagnon de la Table Ronde, si l'on ne trouve pas son nom inscrit au siège qu'on lui a destiné, l'élection n'est pas valable. C'est ainsi que personne n'a pu occuper le siège du Morhout depuis dix ans et deux mois : tant avoit il que Tristan l'avait tué. Personne n'est admis à un siège vide, s'il n'est meilleur chevalier que son prédécesseur. Cette coutume, instituée par Merlin, le sage prophète des Anglais1, dura jusqu'à ce que l'aventure du Siège périlleux 2 fût accomplie par Galaad, ce Le Siège périlbon chevalier que personne ne peut égaler; à partir de ce leux; Galaadmoment, la coutume ne fut qu'une samblance.
Au siège du Morhout on trouve 3 inscrit le nom de Tristan. Tristan reçu che- II prête le serment solennel : accroître l'honneur de la Table ^a1^ Ronde* Ronde et ne jamais combattre contre elle, si ce n'est par gieu et par feste (var. par (jeu ou) envoiseùre). Au troisième jour le roi fait mettre par écrit les exploits de Tristan 4 ; il ne s'agit que de sa chevalerie, et il n'est pas question du fet de la roïne Iseut. — Le roi s'entretient avec Lancelot et Gauvain des hauts faits du nouveau compagnon.