Trossan, p. 120, donne aussi l'origine de ce siège
3. Cet épisode, continuation naturelle et indispensable du précédent, est sauté dans 757, mais se retrouve dans tous les autres mss. et dans les imprimés, y compris Trossan.
'i . Ou livre des aventures ajoutent 12599 et les autres.
5. Ce qui suit est d'après 757 ; le texte présenté par 334 et tous les
en a mal usé avec son neveu, le meilleur chevalier du monde, dont il aurait grand besoin en cas de guerre. D'autre part, il a peur que Tristan ne vienne avec Lancelot le priver de la reine et de son royaume. Ayant pensé à cela pendant Le roi Marc en- deux semaines entières, il envoie un valet en Logres demansagerUen Lo- der des nouvelles, mais ce messager n'apprend rien, pas grès. même à la cour d'Arthur, parce que Tristan se dissimule
toujours. Le valet s'en retourne, tombe malade et, un mois plus tard, trouve un chevalier venant du tournoi de Roche dure. Ce chevalier lui raconte que Tristan en a été le vainqueur et fait son éloge; il ajoute que Tristan pourrait bien déshériter le roi Marc, s'il voulait (f° 29). Le valet retourne à Gamaaloth, où tout le monde parle de Tristan. Celui-ci n'est pas encore arrivé à la cour ; mais Lancelot y est, et ceux de sa lignée lui font fête : c'est comme si le bon Dieu était descendu parmi eux. — Lorsque Lancelot fut venu à la cour et qu'il entendit parler des merveilles que faisait Tristan, il se remit en quête, au bout de huit jours, avec Bohort. — Le valet, qui ne tient pas à rencontrer Tristan, retourne en Cornouaille et dit à Marc que son neveu pourrait bien le déshériter : tous les compagnons de la Table Ronde et tous les bons chevaliers du Logres prêteraient secours à Tristan. Le
autres mss. est un peu différent. Le voici : Lorsque le bruit des exploits de Tristan a pénétré jusque chez le roi Marc, il est très effrayé, et il réfléchit jour et nuit. Arrivent la demoiselle d'Iseut (qui paraît oubliée dans 757) et un valet, envoyé par Marc en Logres pour s'informer de Tristan (cet envoi, qui n'est pas autrement mentionné, semble accuser un raccoursissement du texte de 757); ils rentrent en même temps. La demoiselle va rendre compte de son message à Iseut, qui est mécontente de ne recevoir aucune réponse de Tristan et blâme la demoiselle à cet égard ; celle-ci la console un peu, en lui faisant le récit des exploits de Tristan dans le combat avec les trente chevaliers de Morgain et dans le tournoi devant le château aux Pucelles. Marc, de son côté, est renseigné par le valet, qui lui dit que Tristan pourrait bien subjuguer le monde entier. Le roi est désolé à l'idée de perdre son royaume et Iseut qu'il aime comme lui-même ; il se dit que le mieux serait d'aller en tapinage dans le royaume de Logres pour y tuer Tristan en repost. Il prend enfin la résolution de s'y rendre : voilà plus grand hardement que Marc fit de sa vie ; ce fut cependant plutôt une forssenerie et merveilleuse rage. Mes a tant lesse ore li contes a parler de celui fet, et tant que le lieu en viengne du conter, et retourne a nostre matire.
Or dist li contes que quant le roy Marc ot grant pièce penssé a ceste chose..., il fist assembler ses gens; il laisse les soins du gouvernement à Andret, etc., comme 757.
roi Marc est surtout fâché à cause d'Iseut, qu'il aime plus que rien au monde. Il ne voit qu'un parti à prendre : aller en Logres en tapinage et tuer Tristan en repost ; car en apert ne le porroit il fere ; car trop est T. de grant pooir.
208. Il laisse le soin du gouvernement à Andret, se H se décide à déguise en pèlerin et part avec deux chevaliers, Bertelai * et en Logres pour Armant 2, deux demoiselles de la chambre de la reine 3 et deux tuer Tristan, écuyers.
209. Ils rencontrent deux chevaliers, qui leur disent que Tristan est à la cour d'Arthur. Marc, de plus en plus irrité, confie à Bertelai qu'il veut tuer Tristan et qu'il compte sur lui
pour l'aider : Bertelai s'y refusant énergiquement, Marc perd H assassine Berpatience, tire son épée et lui fend la tête. Les deux demoiselles, qui sont, les sœurs de Bertelai, se désolent, et Armant s'indigne. Marc s'en va immédiatement, et li escuier avec lui 4. Les autres courent après le roi et apprennent de deux demoiselles qu'elles l'ont rencontré et qu'il doit être au château de Tirian. Les Gornouaillais sont logés dans la forteresse ; car nus du chas tel n'osoit tenir chevalier en son os tel, ainz con- )enoit que luit s en alassent en la forteresce 5. Et a lendemain, quant le roy M. se cuida départir de laienz, il ne
pot ; car les damoiseles le firent arrester et li 6 distrent Lest demoiselles r , , ii • ï-ii et Armant le
queles l apeloient de traïson : elles exigent qu il se batte défient.