‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 110 sur 362 · Lain(s · texte numérisé non relu

Lain(s

2. De même 776; (335 ; 100, 349 : Osenain-, 94, 99 : Osenan) ; Oselain 97, 102 ; Orenain 12599, Ozenam 103.

Auravain * et Mordret. Ils vont à la cour d'Arthur. Le chevalier leur offre l'hospitalité, mais ils remercient : ils mangeront plus loin, près d'une fontaine. Dinadan, qui les a reconnus, s'avise d'un tour qu'il veut jouer à Marc, sans que celui-ci reçoive un seul coup de lance ni à'épée. L'hôte dit que la fontaine est à une lieue englesche environ de la maison, droit desus le chemin, en une arbroie. Dinadan réveille Marc et lui demande s'il ne veut pas partir; Marc consent. On prend congé de l'hôte, et on arrive à une grande plaine. Dinadan, voyant Varbroie, rappelle à Marc leur convention de secours mutuel; il en parle, parce que « meintes foiz avient que l'en entreprent tele compaignie que l'en ne veult pas maintenir; ançois la lesse l'en par desfaute de cuer et pour la mauvestié du courage. » Marc assure qu'il partagera avec lui tout mal et tout outrage. Dinadan le remercie : « Maintenant, ditil, je me fie beaucoup plus à votre compagnie que tout à l'heure. » Il ajoute que les chevaliers qu'il a vus passer le haïssent de mortel aine; s'ils tombent sur eux, il faudra se battre; et comme ils sont •es bons chevaliers, « je ne pourrai me défendre contre eux, se vos e m'aidiez trop de cuer. » Le roi Marc a bien peur ; mais, comme on ne Poltronnerie de oit point encore les chevaliers, il fait biau semblant et répond vaillam- Marc,

ment qu'il ne quittera le champ que s'il se sent frappé à mort. Arrivés près de Yarbroie, ils voient, suspendus aux arbres, six écus tout neufs, qui brillent au soleil : « Or tost ! dit Dinadan à son écuyer, bailliez moi mon escu et mon glaive. A celé arbroie qui la est m'atendent mes anemis... » Et il prend sa lance et fet semblant que il vueille fer émerveilles ; et, pour ce que il esbahisse plus le roy M., dist il : « Ha ! Diex, vrais aidierres, secourez moi a cestui point, que le besoing en estvenuz; se le vostre secours me faut, doncques sui je mort vraiement. » Il supplie Marc l'aider : « Secondé par vous, je pourrai faire merveille. » Et pour ce ;e il esbahisse encore le roy M. tout de rechief : « Ha ! biau sire Diex ! t lors Dynadam, je ne me fie fors en ce mien compaignon qui ici est. Sont-ils donc si près, vos ennemis ? — Oui, et tant mieux : nous >us vengerons d'autant plus vite; voilà les écus de mes ennemis. A non Dieu ! ils sont donc bien près, » et Marc s'arrête. Dinadan ieau le prier d'avancer ; le roi ne répond pas : le cuer li faut et touz membres ; il n'a pouoir d'aler avant. Il quitterait son propre frère m pareille circonstance, dit-il ; ils doivent, selon lui, s'enfuir tous les deux ; il ne veut pas mourir , « pour vos folies acomplir. — Vous m'avez trahi ! s'écrie Dinadan, c'est parce que j'avais tant de confiance vous que j'ai pris ce chemin, au lieu d'aller à travers la plaine. » — rc s'enfuit au galop.

220. Dinadan rejoint les six compagnons. Il n'est reconnu que par Dinadan et les ain, à qui il dit qu'il vient de chercher Tristan en Sorelois. On s'ac- slxcomPagnons-

3rde à aller ensemble à Camaaloth. Ivain demande à Dinadan qui t le chevalier qui vient de le quitter. Dinadan raconte tout; il ne dit pendant pas le nom du « chevalier de Gornouaille », et ses compa-

10ns ne pouvaient supposer que Marc eût assez de courage pour aller

n Logres, où il est si haï.

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