Suppression du récit de 757; v
(230. Armant * et les demoiselles se rendent à la cour d'Ar- Armant et les lui-. Le lendemain du départ de Marc, ils rencontrent un arrivent echez levalier qui les adresse à Londres, où est le roi ; pour y aller Arthur, faut trois petites jornees. On arrive, et Armant annonce à rthur que le combat doit avoir lieu le lendemain. 231. Tristan reconnaît les demoiselles, qui lui racontent Tristan apprend 1 a. 113.1 T6 6t 3.
iuut; il parle à Lancelot, qui lui promet de l'aider à rentrer une conféren-
en grâce auprès du roi Marc. ce, avec Lan"
232. Marc arrive; il refuse de prêter le serment qui apartient bactaille de traïson : « Sire, sauve vostre grase, je nel ferai ie, car je ni sui pas tenuz par droit; ceste chose ne fet nul 3valier, se il ne le fet de sa bone volenté. » Et li rois s'en U a tant, car il conoist bien que il li disoit vérité, car a lui tens sanz faille rtestoit il pas en costume que chevaliers
ssent serement es bactailles que il enprenoient.
233. Marc abat Armant et lui coupe la tête. Einsint avint Mort d'Armant. au roi M. de celle bactaille que il fist voiant le roi A. que la
ou il avoit le tort vainqui il, et cil qui por Dieu et por droit se combatoit i fu ocis ; ainssi ala li tort devant le droit en fostel le roi A., en la plus loialcortet en la plus droituriere qui a celui tens fust en tôt le monde.
234. Marc, ayant chargé le roi de châtier les demoiselles convaincues de déloyauté, s'éloigne en refusant de dire son nom.
Lancelot le suit, lui ordonne de se nommer et sur un refus Marc s'en va et Y outre et l'amène prisonnier à la cour. tl\aZ^^Hâ
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Lancelot.
235. On va brûleries deux demoiselles, quand elles sont déli- Délivrance des vrées par Tristan, Gaheriet et Hector : tout le monde se sauve à demoiselles, la vue de ces héros. Arthur se courrouce fort contre Tristan et
demande ses armes. Gauvain, qui, lui douzième, avait gardé le champ pendant la bataille, se charge de la vengeance et
i. 757; voy. § 209. Pour les autres, voy. § 230 a.
Le droil de lui parler en maître, Marc étant à la fois son prisonnier et
son homme lige — de dire s'il a tué Bertelai, et Marc s'avoue cou- Marc s'avoue
pable. Cette aventure avint a Londres en Engleterre '. coupable
1. Dans Tressan, Marc, confesse l'assassinat de Ilerthelay devant Artus, « troublé de la majesté d<' ce prince » (il n'est pas question de Lancelot). — 334, etc., intercaient ici des aventures qui font suite a celles que Marc a subies auparavant en Lugres; v. § 237.
part avec ses compagnons. Il abat Hector, mais est lui-même abattu parGaheriet (f° 33). Lancelot survient et défie quiconque ne laissera pas les demoiselles tranquilles. Elles sont sauvées, et Arthur n'ose protester.
Marc s'avoue 236. Le roi Marc se constitue prisonnier et est obligé de coupa e. ge nommer< j[ avoue avoir tué Bertelai. Arthur ne comprend pas que le bon droit puisse jamais être vaincu l.
1. Pour la suite dans 757, v. plus loin, § 251. — 334, etc. donnent la continuation des aventures intercalées (cf. p. 163 fin) :
la cour.
Arrivée des six 237 4. Arrivent Ivain, Brandelis et les autres compagnons que compagnons à Palamède avait abattus 2. Ils font connaître à la cour la poltronnerie de Marc, qu'ils reconnaissent à ses armes.
238. Les écuyers de Dinadan le rejoignent 3. Palamède lui demande qui est le chevalier qu'il avait secouru contre les six compagnons ; Dinadan dit ne pas le savoir. — Ils s'en vont ensemble. Palamède accompagnera Dinadan vers la cour, mais il ne veut pas y entrer.
Ils arrivent au dernier château que possède encore Morgain en Logres et qu'elle défend contre Arthur par force. Comme elle hait ceux de la maison de son frère, elle a établi une coutume assez vileine : chaque chevalier qui passe doit combattre deux chevaliers; s'il est vainqueur, il faut, pour s'en aller, triompher encore d'un troisième; s'il est abattu par l'un d'eux, on le désarme, et on le fait partir à pied. Dans le cas où Lancelot arriverait, tous les chevaliers du château devront l'assaillir : lorsqu'il sera tué, Morgain fera cesser la coutume.
Palamède et Dinadan rencontrent un chevalier avec sa dame. Il a un frère chez Arthur et aime beaucoup les chevaliers errants ; il avertit donc nos deux compagnons de ce qui les attend, s'ils vont au château. Palamède veut y aller, mais Dinadan refuse. Palamède le blâme et lui
Dinadan et Palamède au château de Morgain.
1. L'imprimé de Tressan (p. 130) présente ici une version différente des deux autres. Après la confession de Marc, le rédacteur retourne à Yseult, restée avec Drangien dans l'abbaye (cf. § 210 note). Un jour qu'elle chante près d'une fontaine, elle est surprise par Bréus sans pitié ; il va l'enlever, quand arrive un chevalier qui l'abat et le chasse. Ce chevalier est Tristan ; en effet, la coutume de la Table Ronde était que, le surlendemain de la réception d'un chevalier, il allât pendant dix jours a la quête des aventures. Il était permis à ses compagnons de le suivre, couverts d'armes inconnues, et de l'appeler à la joute sans toutefois en venir au combat ; la quête de Tristan (cf. Rusticien, voy. § 624) l'avait empêché de se trouver à celui du roi Marc ; plusieurs de ses compagnons l'avaient suivi et presque tous avaient été renversés par lui. Lancelot aussi était parti pour faire la galanterie à Tristan de rompre une lance avec lui. Il arrive près de la fontaine peu de temps après qu'Yseult et Tristan se sont reconnus. Ys. se retire avec Drangien vers l'abbaye. Tristan a reconnu Lancelot, et, après un simulacre de joute, il se fait connaître et présente Lanc. à Yseult; Lancelot les quitte le lendemain. Drangien dit à Tristan que le roi Marc est à la cour, qu'il est temps de l'aller voir pour ne lui point donner de soupçons et qu'après les dix jours expirés il doit aller rendre compte de sa quête, et Tristan se rend à la cour. Artus fait promettre à Marc de pardonner à Trist. et le menace de la plus cruelle vengeance s'il ose jamais attenter à la vie ou à la liberté de son neveu. Guenièvre charge Tr. d'une lettre pour Ys. : elle l'y conjure de se retirer en Logres, si Marc lui fait éprouver de nouvelles persécutions ; Art. dit à peu près la même chose à Tr. Marc et Tr. partent et vont prendre Ys. à l'abbaye. Une vieille religieuse raconte à Marc qu'elle avait vu Tr. aux genoux d'Ys. pendant son premier séjour à l'abbaye. Marc diffère sa vengeance. — On retourne en Cornouailles. — Pour la suite, v. § 282 f.