Ms. trois ; faute
ter. Lancelot refuse et se voit traité de poltron par Keu, qui le persifle sur son intention d'aller à la cour d'Arthur. Survient
garder ses villes et ses chatiaus; a Dnort 1 envoia ses amis carnel, et en [en] Tintajol mist il les chevaliers de sa soldée et maint chevaliers de celui pais meïsme, et en Mont aguz mist il la raine Ysolt. Il mande en Irlande au lingnage de la roïne Ysolt que il secorrent Cornoaille, puis envoie en Beris a trestoz ses amis... Quand il a fait ses préparatifs, il annonce au roi Arthur que il viengne quant il voudra; celui-ci attend impatiemment le retour de Lancelot et des autres compagnons de la Table Ronde , et molt li gisl desor li cors l'outrage que li rois Marc li avoit [fait] par .II. foiz 2. De l'autre part, li vallet s'en vont, et de tex i fu que bien trova mon seingnor Tristanz. Mes uns vallet, que Gossadin estoit apellez, le trova ou il seconbatoit au chevaliers que Achadens estoit apellez; Tristan, blessé au côté droit en parfont, est soigné par une belle dame qui était survenue. Gossadin s'en va, emportant la ceinture de Tristan, qu'il a trouvée gissant a la terre; a celle ceinture avoit une amosniere que la roïne Iselt avoit fait , et dedenz'i avoit un[e] anellet a une piere preciuse ou il estoit portrait un chevaliers armez que tenoit entre ses mains un cuer d'orne tôt vermoill. El celui anellet avoit jadis estes dou roi Marc, et la reine Iselt l'avoit emblez et donez a mon seingnor Tristanz. Celui-ci est conduit au château de la dame, qui le guérit après une rechute causée par la douleur qu'il éprouve de la disparition de Vanel. Il laisse Tristan dans le la queste dou saint Graal et passe la mer et se mist en le Morois, vestuz Morois. d'une robe tute noire , a une chape d'esenbrun desus ses armes. Et s'ebergie e[n] une tor, ou il avoit jadis estez avec la roïne Ysolt3; il estoit illec auques coiement. De l'autre part, Gossadin, de retour en Cornouaille, prétend avoir trouvé la ceinture dans le tombeau du chevavalier qui l'avait possédée. Iseut s'évanouit et ne revient à elle qu'au bout de quatre jours. Brangain cherche vainement à la consoler ; elle parle de se faire nonaine et a une nouvelle syncope de deux jours. Ayant repris connaissance : « Roi Marc, s'écrie-t-elle, car me faites porter et conduire en Irlande. » Brangain la guérit à moitié en lui mettant d'un latoaire en la boche et promet d'aller chercher Tristan dans le Morois, aux Pâques fleuries. « Li cuers, dit-elle, me vet devinant que Tristanz sera en li Morois ensint corne il nos comande 4. Marc, de son côté, fait le désolé, mais |il espère vainement faire oublier Tristan à Iseut. Elle lui reproche la malheureuse expédition en Logres : « Si li fellon Palamedes ne m'eùst tri(n)chiez a ceste foiz, répond Marc, Galaad ne m'aurait pas vaincu. » Iseut lui rappelle le lai qu'il avait envoyé, del l'estre de Lancelot, qui pourrait bien se venger. « S'il vient en Gornouaille, dit Marc, je m'enfuirai à Mont aguz. » Brangain est envoyée par Iseut dans le Morois ; et fu tant illec que elle trova Tristan, qui lui dit qu'il vera procheinement son amie. A cette nouvelle, Iseut, déjà très près de la mort, retome a guarison. Le conte parole de Sagremor. Cherchant le Graal, il désarçonne un chevalier qui s'enfuit sans attendre le combat à l'épée. Apprenant ensuite, à l'hôtel de la