‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 172 sur 362 · Cette promesse n'est pas réalisée · texte numérisé non relu

Cette promesse n'est pas réalisée

celle-ci a obéi, le chant des oiseaux cesse tout à coup ; le

temps s'obscurcit, au point d'empêcher Tristan et les deux

dames de regagner le vaisseau; la pluie tombe à verse; l'orage L'orage causé

est déchaîné ; la tempête fait trembler l'île : on dirait le juge- site dlseut!°~

ment dernier.

327. Enfin le temps redevient beau. Un chevalier sort de la Combat contre )ur, reproche à Tristan de l'avoir effrayé par l'orage qu'il latour^nuTeit

dent de provoquer et le défie. Ils joutent; Tristan tue le che- tué. palier sans le vouloir. Il entend Iseut qui pleure, parce que leur compagne de voyage vient de mourir de la peur que lui a

msée la tempête. Les amants retournent au vaisseau; mais ;elui-ci n'est plus au rivage, et ils le regardent qui s'éloigne ît disparaît. Iseut déplore sa curiosité, qui les a jetés dans cette

icheuse aventure ; Tristan la console avec douceur.

328. Us entrent dans la tour et y trouvent un chevalier qui Keu. lort. C'est Keu. 11 est charmé d'apprendre la mort du déloyal

îevalier de la tour.

329. Cependant la dame de la tour pleure sur son amant La dame de la îort, qui s'appelait Pharant '. Elle s'embarque avec le corps secours^^Ar-

Jt va trouver à Carreor 2 le roi Arthur, pour obtenir son thur. secours contre le meurtrier. Elle découvre tout au roi, sans le connaître d'abord, après lui avoir fait promettre de la venger. Les valets cherchent vainement à retenir Arthur, à qui Pharant a jadis sauvé la vie. Il entreprend la traversée avec un valet; la dame reste pour faire enterrer le chevalier.

330. Le roi Arthur ne résiste pas au désir de connaître les Arthur vaincu merveilles de la fontaine. La tempête passée, Tristan sort, se par Tristan, plaint, comme naguère Pharant, et défie le roi. Le combat est

terrible, car les deux adversaires font preuve d'une valeur égale; Arthur accomplit des prouesses avec Escalibort, cette fameuse épée dont la bonté aparut aucquez celui jor que le roi Artus la fist giter ou lac par Girflez, le fils Do. Mais Iseut sort de la tour, et son apparition renouvelle les forces de Tristan, qui triomphe de son adversaire, mais, à la prière de la reine, ne le tue pas. Tout à coup le vaisseau reparaît, et les amants partent sur-le-champ. Keu et le roi, consolé en appre-

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