‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 181 sur 362 · Var. remuas t · texte numérisé non relu

Var. remuas t

avait faite récemment. En dernier lieu, Tristan renverse Ternis le grand de la Déserte.

340. Bref, de tous les dix nH ot nul qu'il n'abatist. On it revenir seuls les chevaux, à mesure que leurs maîtres nt désarçonnés. Le roi fait enlever les tables. Gaheriet . part our venger ses frères, sans vouloir écouter Lancelot, qui cherche à l'en détourner. Arthur a grande confiance dans la prouesse de Gaheriet, qui n'en vide pas moins les étriers, mme les autres : Àgravain est très étonné, car il sait que in frère est un des meilleurs chevaliers du monde. Le roi, plus iriez que il n'estoit devant, engage Blioberis à tenter venture à son tour ; si l'inconnu est encore vainqueur, il urra s'en aller quitement.

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341. Blioberis, qui volentiers se detomast de ceste chose, )éit; il est renversé, avec son cheval. Tristan refuse de se itlre à l'épée avec Blioberis, qu'il reconnaît et qu'il amoit

lut. Le vaincu s'en revient donc à pied, se disant en souint que preudom est li chevaliers, qui si bien ce set délivrer ses ennemis. Bohort déclare qu'il irait venger Blioberis, si îlui-ci n'était meilleur chevalier que lui *.

342. Lancelot regarde le roi, qui est tant iriez qe il n'a Tristan et Lanpoër de parler; et la roïne li fet semblant que il prenge ces celot. armez. Et il saut sus tout maintenant et dit : « Mes armez m'aportez erraument / » Gauvain témoigne au roi sa joie de

îtte résolution. Lancelot invite encore une fois Tristan à se jndre aux pavillons et à y amener Iseut. Sur son refus, il se répare à jouter ; mais Tristan affirme que jamais il n'y aura ttre eux d'autre combat que celui qui a déjà été livré 2, et se Sclare prêt à rendre ses armes à Lancelot. Comme ce derier lui demande qui il est, Tristan répond qu'il n'est venu ms le pays que pour avoir la compagnie de Lancelot; il finit ir se nommer : « Je sui, dit-il, le vostre chevalier a qui vous )cz tant valu que vous le delivrastes ja de la prison dolouiuse de Cornoaille, einssi com vous savez et corne je meïsmes recort. » Tristan prie instamment son interlocuteur de ne pas faire connaître encore. On juge de la joie de Lancelot, qui

1. Douze chevaliers ont donc été abattue; la teconde version en iiiiii' quatorze (voj , p. 259).

2. Li- combat au Perron Merlin, v. p, 147; Loseth. — Tristan. 17

s'agenouille devant Iseut, en la priant de l'accepter pour son chevalier : « Commandez moi se que il vous plera. Car ce Diex me conselt, riens que je feïsse por si vaillant dame corne vous estez j ne me porroit torner a nul travaill. »

Aux pavillons, on s'étonne de cette réconciliation subite. « Je suis sûr, dit Gauvain, que Lancelot amènera le chevalier. »

343. Tristan demande conseil à Lancelot : il s'agit avant tout de mettre Iseut en lieu sûr. Lancelot offre un de ses châteaux, qui est si fort qu'il n'est pas besoin d'avoir doutance, mes que la porte seulement fust close. Ils s'y rendent ensemble.

344. Arthur comprend que ceste chose touche si durement a Lanc. qu'il ne veut pas qu'on en sache rien. On va à la fontaine : « Si encore, dit le roi, nous savions le nom de ce chevalier qui a ainsi troublé ma cour ! Mes nos V avons si tost perdu corne ce toute ceste chose feust songe. » Personne n'ose blâmer Lancelot, en présence de la lignée de Ban. Lancelot

Les amants à la amène les amants à la Joyeuse Garde, dont les habitants JoyeuseGarde. furent autant liez de sa venue com il fussent de Dame Dieu. Le château est un des plus forts et des plus beaux que Tristan ait jamais vus. Il y veut rester quelque temps avec Iseut, à cause des rivières, des forêts et des autres déduits ; plus tard il l'y laissera pour aller à la cour d'Arthur. Lancelot ordonne à celar de leenz de garder aussi chierement celé dame et plus encore que son cors 2. Lancelot reste trois jours avec ses hôtes (f° 95), et ançois qu'il s'en partists moustra a mons. T. les

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