‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 185 sur 362 · Izzurra, Tav. Hit. p · texte numérisé non relu

Izzurra, Tav. Hit. p

pas sa victoire jusqu'au bout, se fait conter l'histoire d'Alixandre par le jeune héros toi-même, se déclare son ami et marie les amants avec le consentement des barons de la belle Pèlerine. 11 leur conseille de se préparer à se venger de Marc Alixandre le prie de venir à Belle Barde dedans in Hagdetaine, « car sans vous, lui dit-il, je ne pourrais rien faire. « Lancelot retourne à Camaaloth.

alixandre, rentré dans son pays avec la belle Pèlerine, rencontre un jour, dans la forêt, Beluat i: roux. Mis de Damel le roux. Combat. Helyas est tué en blessant mortellement Alixandre; douleur de la Pèlerine; les deux amants meurent dans les bras l'un do l'autre (f« 418 b). Puis Tristan a la fontaine, etc., comme 757 et les autres,

Alixandre

épouse la belle

Pèlerine.

Leur mort,

364. Le lendemain Dinadan part, et Tristan le suit pour voir s'il défendra son heaume1. Tristan feint d'avoir peur des chevaliers errants et se met sous la sauvegarde de Dinadan. On rencontre Gaheriet, qui abat Dinadan : Tristan le fait enrager par ses gaberies sur cette mésaventure. Gaheriet propose une bataille à l'épée, mais, sur le refus de Conversation de Dinadan, il l'en dispense : « Sachiez, lui dit-il, que je ne le disoicmiepar DinadanVeC haine (lue 3e a vous eilsse 2- — Certes, fait Din., grant amour y avés vous voirement ; je m'en sui bien apperceù : de la grant joie que vous eùstes de ma venue me portastes vous si durement a terre que encore m'en deulent les os 3 » . Gaheriet ne peut s'empêcher de rire ; il croit reconnaître Dinadan et se nomme ; Dinadan en fait de même. Ils causent; Dinadan lui parle de la dame de la Joyeuse Garde. Gaheriet se doute que c'est Iseut, d'autant plus qu'il avait entendu un mot que Lancelot avait dit à un de ses amis, à savoir que la Joyeuse Garde abritait maintenant le plus grand trésor du monde, tout le prix de la chevalerie et la plus grande beauté terrestre. Gaheriet avait compris qu'il parlait de Tristan et d'Iseut, et pour les voir il était parti de la cour.

Palamède arrive.

365. Un chevalier qui survient les provoque. Il abat Gaheriet et est lui-même abattu par Tristan, à qui il court demander son nom. Tristan lui demande le sien ; c'est Palamède : « Je cherche, dit-il, mon ennemi, Tristan. — Et que feriez-vous de lui, si vous l'aviez en votre Il se réconcilie pouvoir? » Palamède déclare qu'il ne le tuerait pas; il espère d'ailleurs avec Tristan. qUe ses forces grandiront, s'il peut avoir l'occasion de se battre avec son rival, et il demande encore le nom de Tristan, qui le lui dit. Ils se réconcilient, mais la paix ne doit pas être de longue durée.

Tous quatre prennent le chemin de Louvezerp, et vont voir la plaine où le tournoi aura lieu ; Dinadan rappelle celui qui avait été arrangé par Arthur et Galehout, et où Lancelot fut vainqueur 4.

On trouve le corps du roi de la Cité ver.

meille.

Tristan

triomphe de

son hôte.

366. Sur un vaisseau, aux bords de l'Hombre, ils trouvent le corps du roi de la Cité vermeille. Le roi mort tient à la main une lettre que les marins ne permettent de lire qu'à celui qui veut se charger de la vengeance. Palamède la prend, puis la donne à Tristan : « Lisez-la, vous qi mieulz savez lire de nous. » Palamède, quoique païen, avait apris letres latines entre crestiens puis qu'il vint el roiaume de Logrez. Mes ce fu en enfance, Palamède n'ayant que quatre (var. dix) ans quant son père l'amena ou roiaume de Logres avec ces autres enfans. Tristan lit la lettre, dans laquelle le roi lègue ses terres à celui qui vaincra ses assassins. Tristan n'ose tenter cette aventure, craignant d'arriver trop tard au tournoi. Palamède s'en charge et part avec les marins ; il promet de faire tout ce qu'il pourra pour arriver à temps au tournoi.

367. Les trois autres rencontrent un chevalier qui leur offre l'hospitalité et les emmène à son château ; ayant reconnu dans Tristan celui qui avait tué son frère en Cornouaille, ce chevalier le défie, le suit, au

1. La Tav. Rit. altère : On fait mine d'arrêter Dinadan quand il veut partir. Puis on part pour aller au tournoi, avec Iseut; pour la suite, voy. § 369, note. — Malory ne parle pas du casque.

2. Mais 772, 776, 758, 99, 94, 97, 349, 101 remplacent cette remarque par les mots : car je ne vous hé mie, aim le vous di par amors.

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