‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 204 sur 362 · De m. 12599; les autres : acordement · texte numérisé non relu

De m. 12599; les autres : acordement

3. On voit que 757, qui, à partir du f° 99 (voy. p. 263), suit la version commune, fait ici allusion à l'épisode de l'invasion des Sesnes (voy. S 270), qui parait inconnu à la rédaction plus primitive conservée par la première partie de 757. — Au reste, la mort de cet Helyant fou Helyas) de la main de Tr. est une nouveauté; d'après 334, etc., [voy. S 278), Tr. l'avait au contraire épargné.

i. Début du ms. 24400 au milieu d'une phrase : [ceste bataille] qui en tel manière est perdue; elle est bien perdue, quant ?iul: ne la voit fers nous deus, etc.

Dinadan.

faire du mal, et il y a déjà un an tout entier qu'ils ne se sont vus. Il accepte donc, et s'en va en compagnie des deux autres.

401. Palamède parle des merveilles accomplies pendant cette année même par Galaad, qui a vaincu quatre chevaliers défendant le pont où passent nos trois compagnons. — Un vavasseur leur donne l'hospitalité. Tristan reconnaît Palamède et le menace ; celui-ci répond avec fierté. Tristan, voyant qu'il n'a pas l'air effrayé, sourit et dit qu'il n'a pas lui-même envie de se battre pour le moment : « Entendons a autre chose. — Volontiers, » répond Palamède, et il continue à raconter les exploits de Galaad; il dit comment lui-même, à la poursuite de Brehus, était venu à la Croix de la Fontaine, où il avait trouvé Ivain et Gaheriet; comment Galaad, survenant tout à coup et portant un écu blanc avec une croix rouge, les avait abattus tous trois ; comment enfin il avait été poursuivi par lui-même, qui fut vaincu aussi à l'épée. Plus tard Galaad avait triomphé des quatre défenseurs du pont. — Tristan exprime son admiration pour le grand chevalier.

402. Dinadan arrive cherchant Tristan. Celui-ci lui fait promettre de raconter ce qui lui était arrivé de plus glorieux et de plus honteux depuis qu'ils ne s'étaient vus. Dinadan raconte qu'il chevauchait un jour en Sorelois avec Gaheriet, Gauvain et Sagremor. Ils rencontrèrent Galaad, dont l'écu, couvert d'une housse vermeille, ne put être reconnu par les quatre compagnons ; il était accompagné de Brehus, qui, attaqué par Sagremor, l'abattit. Galaad avait désarçonné Gaheriet et Gauvain ; puis Dinadan avait à son tour renversé Galaad avec son cheval; qui était tombé sous lui. — Un autre jour, et c'est son second récit, Dinadan avait trouvé une demoiselle, près d'une fontaine, en compagnie d'un chevalier qui devait la conduire à la cour d'Arthur et qui venait de la quitter pour savoir ce qu'il en était d'un cri qui s'était fait entendre dans le bois. Dinadan la prit sous sa sauvegarde. Mais il fut abattu deux fois par un chevalier, lequel donna la demoiselle à un autre qui survint et la réclama sans que Dinadan osât engager une nouvelle joute ; plus tard il avait secouru Dinadan, que pressaient vivement deux chevaliers.

403. Ce chevalier qui l'a vaincu puis aidé, Dinadan le reconnaît dans Helys. On part, et, au soir, on se loge chez un

châtelain, parent éloigné du roi Bademagu, à qui Arthur avait l'ail cadeau du château. Leur hôte leur raconte comment un chevalier — on soupçonne que c'est Galaad — a vaincu vingt chevaliers apostés pour jouter avec ceux qui passent ; cette coutume avait été établie par les parents d'une demoiselle, qui îe voulaient accorder sa main qu'au vainqueur des vingt mam pions.

404. Le lendemain, on se remet en marche. Le temps printanier, la verdure de la forêt et le chant des oiseaux rappellent rivement à Tristan le souvenir d'Iseut, en l'honneur de qui il fait un lai * : Grant 2 tens a qe je ne vi celé, etc.

405. A une fontaine, on trouve Galaad, dont l'écu est cou- Combat de Trisvert. 11 abat Palamède, Helys et Dinadan; long combat entre jan^contre Ga- Galaad et Tristan, qui tient bon ; pendant un repos, ils se

disent leurs noms, et la bataille se termine.

406. Palamèdeet Helys s'en vont. Tristan, Galaad et Dinadan se logent chez Blanor. Galaad part, huit jours plus tard, guéri; mais les blessures de Tristan ne lui permettent pas encore de monter à cheval; il reste avec Dinadan, qu'il envoie, au bout d'un mois, à la Joyeuse Garde donner de ses nouvelles à Iseut.

407. Arrivé à la Joyeuse Garde, Dinadan apprend à Iseut que Tristan a juré, comme les autres, de maintenir la quête pendant une année, et qu'il reviendra prochainement; il lui raconte également le combat contre Galaad. Puis il retourne au château où il avait laissé Tristan ; mais celui-ci est déjà parti il y a quatre3 jours pour la Joyeuse Garde, où cependant il n'arrivera pas de si tôt, car une aventure l'entraînera jusqu'à l'extrémité du Sorelois, où il restera en prison pendant longtemps ; ensuite il tombera malade 4.

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